Nos nouveautés

guy-lamy-hotel-du-nord-65cm-81cm-1968
Lamy Guy
(1914-2000)
2400,00 CHF
janebe-paysage-hivernal-38cm-51cm
Janebé
(1907-2000)
750,00 CHF
sachiko-imai-41cm-33cm
Imai Sachiko
(1933)
1800,00 CHF


 Gravures et lithographies

HELVETICA

 

 

BELLELAY

D'après Jules JUILLERAT 

Frédéric-Emile Simon, Strasbourg

Lithographie

30,5 cm x 42 cm

Fr. 350.-

           
 

BIENNE

Bord du lac

Dessin de Pérignon

Gravé par Lienard

 15 cm x 22 cm

Fr. 250.-

           
 

LA BIRSE 

Dessin Franz Innocenz Josef Kobell

Gravé par Johann Joseph Hartmann

Eau-forte

30,4 cm x 45 cm

Fr. 650.-

           
 

LAC DE BRIENZ

Cascade de Giesbach

Dessin de William Henri Bartlett

Gravé par D. Buckle

Eau-forte, 1835 

15,5 cm x 19,5 cm

Fr. 300.-

           
 

LE DOUBS

Château de Doux

Dessin d'Alexis-Victor Joly 

Godefroy Engelmann

Lithographie, 1828

27 cm x 34,5 cm

Fr. 350.-

           
 

LE DOUBS

Saut du Doubs

Dessin Jules Villeneuve 

Gravé par Godefroy Engelmann

Lithographie, 1827

42 cm x 26,8 cm

Fr. 350.-

           
 

LE DOUBS

Vue sur le Doubs

Dessin de Mathias Gabriel Lory

Gravé par F. Hegi sc. (vers 1821)

 9 cm x 13,5 cm

 

Fr.150.-

 

           
 

LE DOUBS

Vallée de la Consolation 

Dessin Jules Villeneuve

Godefroy Engelmann

Lithographie, 1827 

27 cm x 20 cm

Fr. 250.-

 

           
 

CORRANDELIN

Les gorges et vue du Martinet

Dessin de Pérignon

Gravé par M. Denis

22,5 cm x 16 cm

Fr. 250.-

           
 

LUCERNE

Dessin de Pérignon

Gravé par François Denis Née

21 cm x 33 cm

Fr. 350.-

VENDU

           
 

MORAT 

Bord du lac

Dessin «Le Barbier l’Aîné» 

Gravé par François Dequevauviller

21 cm x 33 cm

 

Fr. 250.-

           
 

PIERRE PERTUIS

Dessin de Pérignon

Gravé par Pierre-Jacques Duret

Gravure sur cuivre colorisée

9 cm x 13 cm 

Fr. 250.-

           
 

PORRENTRUY

Dessin de Pérignon (1726-1782)

Gravé par François Denis-Née

Gravure sur cuivre (env. 1780) 

16 cm x 22 cm 

Fr. 250.-

           
 

PORRENTRUY

Dessin d'Henri Juillerat

Gravé par F. Hegi

9 cm x 13,5 cm

 

Fr. 150.-

           
 

PONT ENTRE
MOUTIER & 
COURT

 

Dessin de Jules Villeneuve 

Godefroy Engelmann

Lithographie, 1827

28 cm x 19,5 cm 

Fr. 250.-

           
 

SION (Valais)

Valère et Tourbillon

Dessin de J.J. François Le Barbier

Gravé par J. Née Denis

Edition Zurlauben (1780)

21 cm x 34 cm

 

Fr. 250.-

           
 

LA SUZE

Près de Bienne

Dessin de Pérignon

Gravé par J. Née Denis

Edition Zurlauben (1780)

"Voyage pittoresque"

 

15,5 cm x 22 cm

Fr. 250.-

           
 

LE VORBOURG (JU)

Dessin de Pérignon

Ed. Zurlauben et Laborde (1780)

Gravé par François-Denis Née

15 cm x 21 cm

Fr. 450.-

 

Gravures Helvetica en vente sur notre site

Dans le processus de reproduction graphique classique, on désigne par les termes de gravure ou d'estampe toute image exécutée par un procédé manuel et généralement imprimée sur papier (Imprimerie). La gravure servit d'abord à enseigner ou à édifier, puis aux XIXe et XXe siècle, surtout, à rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres d'art.

Il faut distinguer la gravure originale exécutée par l'artiste et la gravure de reproduction exécutée d'après un dessin ou une peinture. Le concepteur et l'exécutant ne sont pas toujours identiques; pendant longtemps, on a considéré l'inventeur de l'image comme un artiste et l'exécutant comme un artisan.

Au début de la gravure, soit à l'époque des bois gravés (taille d'épargne ou en relief: le graveur détoure le dessin en creusant le bois), les artistes suisses égalèrent leurs collègues européens. A Bâle, où le premier moulin à papier avait vu le jour en 1433, la gravure sur bois servit, vers 1450, à fabriquer des jeux de cartes.

En 1565/1566, le maître Firabet de Rapperswil (SG) imprima la première feuille signée et on lui attribue aussi le premier livre-blocs ou livret xylographique rapportant la légende de saint Meinrad. Au XVIe s., Bâle, où œuvraient des dessinateurs exceptionnels comme Urs Graf le Vieux, Hans Holbein le Jeune et Conrad Schnitt (Dessin), resta un centre majeur de production; des œuvres monumentales comme La bataille de Dornach (vers 1500) de Daniel Schwegler ou la Généalogie des comtes palatins de Johann Basilius Herold (1556) sont des produits bâlois. Dans le domaine du livre illustré (Illustration), les exemples zurichois les plus fameux sont la Chronik der Eidgenossenschaft (1547/1548) de Johannes Stumpf et l'Historia animalium de Konrad Gessner (1551-1558).

La gravure sur bois traditionnelle, au dessin linéaire, utilisée pour une production populaire, subit une éclipse dès le XVIIe s., mais produisit des représentants remarquables, comme Johann Jost Hiltensperger au XVIIIe s. à Zoug ou la famille Loertscher de Vevey au XIXe s. et ses illustrations d'almanachs. La fabrication de cartes à jouer de Schaffhouse, au cours de ce même siècle, marqua la fin de ce développement.

A partir des années 1840 et jusqu'au tournant du XXe siècle, de nombreux ateliers de xylographie s'efforcèrent de couvrir la demande croissante de reproductions avec d'habiles gravures sur bois de bout (taillé perpendiculairement aux fibres).

Au XXe siècle, l'impression en à-plat, que Cuno Amiet avait introduite en Suisse autour de 1906, permit à la gravure sur bois de retrouver une place importante dans le domaine artistique avec les gravures expressionnistes d'Ignaz Epper et d'Albert Müller, les manifestes politico-sociaux d'Emil Burki et d'Emil Zbinden, les feuilles virtuoses d'Aldo Patocchi, les illustrations en couleurs de Felix Hoffmann et les travaux surdimensionnés de Josef Felix Müller et Franz Gertsch.

Dans les techniques de la taille douce ou en creux (burin, eau-forte, aquatinte, pointe sèche), la gravure sur métal se développa en Suisse à partir de la fin du XVIe s. de façon autonome et provinciale. Vers 1570-1580, Jean Perrissin de Genève et Christoph Murer de Zurich pratiquèrent à la fois la gravure sur bois et l'eau-forte. La plupart des eaux-fortes de cette époque furent gravées sur cuivre; les artistes adoptèrent sporadiquement et avec retard les techniques du mezzo-tinto (ou manière noire) à partir de 1730 et l'aquatinte dès 1790. On ne trouve pas en Suisse des artistes aussi importants que Jacques Callot, Rembrandt, Piranèse ou Goya, qui dominèrent l'estampe originale de leur époque.

La gravure helvétique des Temps modernes se caractérise par sa sobriété et, au mieux, par sa précision. Les thèmes patriotiques dominent, de la Naissance de la Confédération (1580) de Christoph Murer au cycle guerrier de Laurent Louis Midart (1779-1788) en passant par la Bataille de Morat (1609) de Martin Martini. Guillaume Tell fut un thème favori pendant des siècles.

A partir de 1740, des œuvres topographiques furent créées dans un esprit patriotique par l'aquafortiste David Herrliberger. Conrad Meyer, le graphiste le plus original du XVIIe siècle, fut l'un des cofondateurs des très moralisantes Neujahrsblätter zurichoises. Salomon Gessner, qui cultiva un rococo modéré comme poète, peintre, graphiste original et éditeur, fut un personnage plus singulier. Le graveur sur cuivre Johann Heinrich Lips atteignit un haut niveau technique dans le style classique de l'époque de Goethe.

Sous l'Ancien Régime, il n'existait pas en Suisse de grandes entreprises produisant des estampes de haute qualité. C'est pourquoi la série de quelque soixante planches baroques des couvents et des collèges suisses fut, à une feuille près, exécutée à Augsbourg (1661-1794). La gravure suisse se caractérise alors par des entreprises groupant un maître et ses élèves ou les membres d'une famille. C'est le cas par exemple de Johann Ulrich Schellenberg et de son fils Johann Rudolf, à Winterthour, des frères Abraham, Alexandre, Abram-Louis et Charles-Samuel Girardet au Locle au XVIIIe s. ou encore, au XIXe siècle, de Gabriel Lory père et Gabriel Lory fils à Berne et Neuchâtel.

Trois éditeurs de livres d'art dirigèrent des entreprises plus importantes. A Bâle, Christian von Mechel employa de nombreux graveurs à partir de 1764. Plusieurs artistes, dirigés par Lory père, travaillèrent de 1792 à 1809 à Hérisau pour Johannes Walser, se spécialisant dans des paysages russes. Johann Heinrich Bleuler et son fils Johann Ludwig animèrent à partir des années 1790 une école de peinture à Feuerthalen, Schaffhouse et Laufen, qui devait subsister jusqu'en 1873. Vers la fin du XVIIIe siècle, quelques artistes expérimentèrent les techniques de demi-tons, comme Jean-Etienne Liotard qui utilisa la manière noire vers 1780, ou Henri Courvoisier (vers 1790) et Ludwig Hess (vers 1800) qui pratiquèrent l'aquatinte. Au XIXe s., cette dernière fut utilisée exclusivement pour des vedute (Vues) dans lesquelles Franz Hegi et Johann Baptist Isenring excellèrent. A partir de 1850, la gravure sur acier servit le même but.

Dans l'histoire de la gravure suisse, il faut citer trois innovations.

Vers 1520, Urs Graf le Vieux découvrit la xylographie à lignes blanches qui reproduisait le clair-obscur du dessin et réalisa les premières gravures sur acier; ces deux techniques ne furent pas développées par la suite. Vers 1600, Dietrich Meyer l'ancien inventa un procédé d'eau-forte, adopté par ses fils Rudolf et Conrad, par son élève Matthaeus Merian et, vers 1800, par Johann Heinrich Füssli à Londres et que Félicien Rops et Pierre-Auguste Renoir utilisèrent sous le nom de vernis mou.

Au début des années 1760, Johann Ludwig Aberli développa à Berne la technique de l'eau-forte au trait aquarellée, méthode qui permettait une division du travail assez poussée (une fois gravées, les estampes étaient coloriées à la main en série par des aides) et donc réduisait les coûts. Cette technique, essentiellement utilisée jusque vers 1830 par les petits maîtres pour des reproductions de paysages, apporta aux éditions d'art helvétiques une période florissante. Les principaux peintres sur gravure furent, outre Aberli, ses collaborateurs et continuateurs Heinrich Rieter, Sigmund Freudenberger, Balthasar Anton Dunker et Johann Jakob Biedermann, dont les quatre vues de la Suisse en format impérial furent, vers 1800, particulièrement remarquables.

Au XIXe s., la lithographie prit la relève de la gravure à l'eau-forte pour la reproduction (l'artiste dessine sur une pierre calcaire à l'aide d'un crayon gras et l'imprimeur se charge des tirages).

Son principal représentant fut l'influent paysagiste Alexandre Calame. Les images historiques critiquant l'époque et les caricatures du dessinateur politique Martin Disteli furent popularisées par son Schweizerischer Bildkalender (1839-1844).

L'écrivain Rodolphe Töpffer fut un précurseur marquant de la bande dessinée (1827-1845). Au début du XXe s., les pionniers de l'affiche, Henry-Claudius Forestier, Emile Cardinaux, Burkhard Mangold et Otto Braumberger, élevèrent à un haut degré la lithographie en couleurs. Plus tard, des artistes comme Augusto Giacometti, Otto Morach, Niklaus Stoecklin, Hans Erni et Hans Falk maintinrent ce niveau.

L'estampe artistique du XXe siècle reprit les anciennes techniques, notamment la taille-douce, que les artistes utilisèrent avec une grande liberté d'invention. On citera surtout les eaux-fortes expressives de Fritz Pauli, les lithographies bouffonnes de Hans Fischer, les aquatintes sur zinc sacralisantes de Max Hunziker, les tailles-douces éruptives de Bernhard Luginbühl, les eaux-fortes de formes sévères de Johannes Gachnang, les gravures sur cuivre en couleurs singulières d'Albert-Edgar Yersin, les techniques mixtes de Dieter Roth, d'André Thomkins, de Markus Raetz et de Martin Disler, sans oublier les sérigraphies constructivistes de Camille Graeser.

Dans le domaine de la cartographie, la Suisse a produit des œuvres de classe européenne. Citons les plans de Zurich (1576), de Fribourg (1606) et de Lucerne (1790-1791), les vues à vol d'oiseau des territoires de Berne (1577-1578) et de la Suisse centrale (1830-1835) et la carte Dufour (1845-1864) qui valut à la cartographie suisse une renommée mondiale. Une autre spécialité est le panorama alpin qui fut inauguré en 1788 par la Chaîne des Alpes de Sigmund Gottlieb Studer. Jean-Frédéric d'Ostervald et Jakob Samuel Weibel créèrent la Vue générale de la Chaîne des Alpes (1806). L'ivresse des vues prises du sommet débuta par le Panorama vom Rigi Berg de Heinrich Keller (1815) et culmina dans le Tödi-Panorama inachevé d'Albert Bosshard (1912-1916).

Les artistes suisses qui s'expatrièrent donnèrent des élans marquants à la gravure européenne.

Au XVIe siècle, Jost Amman exerça ses multiples talents à Nuremberg, tandis que Tobias Stimmer donnait libre cours à son esprit satirique à Strasbourg. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, Matthaeus Merian, le plus grand éditeur de livres illustrés du baroque allemand, travailla à Francfort-sur-le-Main, l'aquafortiste Johann Jakob Thurneysen à Lyon, Vienne et Augsbourg, Jakob Frey à Rome, Adrian Zingg à Dresde, Bénédict-Alphonse Nicollet et son élève Abraham Girardet à Paris, Louis Ducros (qui collabora avec Giovanni Volpato) à Rome. Johann Jakob Weber publia à Leipzig avec son Pfennig-Magazin (à partir de 1833) et son Illustrirte Zeitung (dès 1843) les premiers hebdomadaires à grand public d'Allemagne illustrés de xylographies.

Dans les années 1880 et 1890, Théophile Alexandre Steinlen et Félix Vallotton s'imposèrent à Paris, l'un par ses affiches de critique sociale, l'autre comme pionnier de la xylogravure moderne à larges plages noires et blanches. Des graveurs de premier plan comme Otto Gampert, Carl Theodor Meyer et Albert Welti s'épanouirent à Munich, Karl Stauffer-Bern à Berlin et Alexis Forel à Paris.

Au XXe siècle enfin, Paul Klee (Weimar 1921-1925) et Alberto Giacometti (Paris à partir de 1933) créèrent des eaux-fortes et des lithographies qui comptent parmi les plus belles gravures de tous les temps.

Les portraits sont la pierre de touche du savoir-faire et de l'expressivité de la gravure. En témoignent le mieux les images de grandes personnalités intellectuelles. La gravité du modèle et le réalisme du graveur sont caractéristiques de la gravure suisse. On ne citera qu'Erasme de Hans Holbein le Jeune et Veit Speckle (1538-1539), le naturaliste Konrad Gessner sur le bois gravé de Grosshans Thomman et Ludwig Fryg (1564-1565), l'archéologue Johann Joachim Winckelmann portraituré par Angelica Kauffmann (1764), le regard mélancolique du philanthrope Hans Caspar Hirzel vu par Felix Maria Diogg (1794), Hans Conrad Escher de la Linth sur l'eau-forte de Hans Jakob Oeri et Hans Jakob Lips (1823) et le Gottfried Keller de Karl Stauffer-Bern (1887).

Source: https://hls-dhs-dss.ch/

 

Gravures Helvetica en vente sur notre site

 

 

SERGE VOISARD

(1913 - 1996)

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En 1932 il obtient son brevet d'enseignant et devient instituteur.

Exposition à Moutier en 1938, 1939 et en 1946.

En 1957 il est nommé maître de dessin à l'école normale de Delémont.                  

SERGE-VOISARD-Eschert-vignette

Peintre prévôtois

Il n'est évidemment pas le seul artiste-peintre à qui l'on pourrait attribuer ce titre de «peintre prévôtois». Mais il est assurément celui à qui cette« appellation contrôlée » convient le mieux. Pourtant, Serge Voisard n'est pas né à Moutier. Il y est venu d'Ajoie son pays d'origine et de naissance en mars 1935. Il venait, en effet, d'être nommé en qualité de maître de dessin - et d'autres branches - à notre école secondaire. Enthousiaste, plein d'entrain, pétri de talent, il a su emballer ses élèves et provoquer chez certains cette volonté qui conduit au professionnalisme en art.

Mais ce n'est pas tout. Dès son arrivée à Moutier, Serge Voisard entra en contact et tout de suite en amitié avec un autre «cinglé» de peinture mon regretté frère Charles, hélas décédé en 1948. Ensemble, Voisard et Robert groupèrent autour d'eux tout ce qui, à Moutier, aimait dessiner et peindre. Ce fut, en 1938, la création de la Société des peintres et sculpteurs prévôtois, avec la première exposition. Treize artistes y présentèrent leurs oeuvres. Voici leurs noms, par ordre alphabétique Walter Aebischer, Fritz Boegli, Ernest Boesiger, César Créa, Walter Fürst, Henri Germiquet, Jacques Kienzle, Frédy Laufer, Hélène Moser, André Nicolet, Charles Robert, Mariette Sauvain et Serge Voisard. Ce n'était pas, on s'en doute, une exposition de première qualité. Certains des artistes étaient vraiment des amateurs. Mais l'enthousiasme, la joie de créer et aussi de se rencontrer entre amis fit merveille. Ces expositions - car il y en eut d'autres après celle de 1938 - attiraient à l'Hôtel de la Gare, puis au Foyer, tout ce qui, à Moutier, s'intéressait aux arts. Pour cela aussi Serge Voisard mérite notre reconnaissance.

Un style personnel

C'est ce bouillonnement qui a permis, quelques années plus tard, la création du Club Jurassien des Arts puis de son Musée Jurassien des Beaux-Arts. Je ne saurais l'oublier. Mais tout cela ne nous dit rien du talent de Voisard. Qui est-il en peinture et que veut-il ? C'est tout d'abord un parfait individualiste, peu sujet aux emballements en matière de style. Elève de Nicolet, en son temps professeur de dessin et de peinture à Porrentruy. Voisard s'est fabriqué un style personnel.

Entre mille oeuvres, nous saurions reconnaître un Voisard. Ses sujets, il ne va pas les chercher très loin. Il les trouve tout naturellement à Moutier et dans le Jura. Comme un bon artisan, il travaille ses huiles, ses aquarelles et ses dessins, honnêtement, sans chercher de midi à quatorze heures. Je ne dis pas que cette manière d'approcher la peinture soit la seule, ni même qu'elle soit la meilleure. Mais c'est là le style de Serge Voisard. Et il y excelle.

De nombreuses familles prévôtoises ont accroché dans leur appartement une ou plusieurs oeuvres de notre «peintre prévôtois». Moutier, vue d'une des fenêtres de l'ancienne école secondaire - aujourd'hui Hôtel de Ville - La ville croquée de la nouvelle école secondaire ou d'un des points de vue nombreux entourant Moutier. On ferait, de tous ces tableaux et tableautins, une grande exposition de la gloire de notre ville. Et l'on en ferait autant des villages voisins ou des Franches-Montagnes.

Il a également illustré des livres d'école et des palettes de poésie. Signalons, dans ce domaine, «Hiver Gaillard», une réussite toute particulière. Serge Voisard y a illustré des poèmes d'Henry Devain et rarement, sans doute, l'illustration colle au texte de façon aussi parfaite. Il y aurait beaucoup à dire encore sur notre peintre et dessinateur prévôtois. Curieusement, Serge Voisard, dont l'influence sur la jeunesse était - et est sans doute encore importante, même si le maître d'école a pris sa retraite - un personnage peu influençable en art. Il reste fidèle à lui-même, peu soucieux de savoir si cela plait à certains de ses amis ayant subi fortement l'attrait de l'art abstrait. A chacun de nous de dire ou de penser s'il a tort ou raison.

Max Robert, 25 février 1982 

Divers articles de presse (.pdf)

 

Les hauts des Montbovats - aquarelle 1986 (31cm x 47cm)

Oeuvres de Serge Voisard en vente sur notre site

 

 

 

 

Grand salon de la galerie des Annonciades

EXPOSITION

Exposition prolongée jusqu'au 19 avril 2026 

 

ROGER TISSOT 

(1939-2009) 

portrait-roger-tissotRGER-TISSOT-2007Roger Tissot (1939-2009)

peintre jurassien

Né en 1939 à Moutier, décédé à Moutier en 2009. Le décès prématuré de son père l'ayant empêché d'entreprendre des études à la Gewerbeschule à Bâle, il effectue un apprentissage de peintre en bâtiment (1954-1958), tout en se spécialisant dans la décoration. 

1956 : Harmoniciste soliste au sein d'un quartette d'harmonicas (titre de "champion du monde" en 1967)
1961 : S'adonne à la peinture artistique en autodidacte
1967 : Roger Tissot délaisse la musique au profit de la peinture
Dès 1970 : Différents voyages d'études en Italie, France (atelier de Jeff Friboulet)
1976 : Enseigne à Moutier le dessin et la sensibilisation à l'Art, Ecole Degré Diplôme (EDD)
2005 : Lauréat du Prix culturel de la ville de Moutier

roger-tissot-paix-hivernale-70-120cm-1998

Expositions

1967 : Première exposition personnelle, Bévilard (BE)
1974 : Obtention de la "Mention Spéciale" au Grand Prix de l'Art Contemporain à Monaco
1974 : Première exposition (annuelle jusqu'en 2008) à la Colonie de Fornet-Dessus (JU) 
2008 : 35ème exposition à la Colonie de Fornet-Dessus (JU)
2012 : Exposition à « La Cave » à Soyhières (JU)
Roger Tissot a participé à des expositions personnelles et collectives à Belfort, Zürich, Lucerne, Berne, Bienne, Genève, Moutier, Bâle, Bolène (liste non exhaustive)

ROGER-TISSOT-Composition2-2003roger-tissot-crepuscule-70cm-120cm-2002

Les toiles proposées par Roger Tissot retracent le chemin de sa vie. Une vie consacrée à la peinture, au goût, à l’émotion, à la création, à l’imaginaire, à l’Art donc, juste à l’Art, et donc à l’Eternité…

Et d’Art, nous en sommes friands, tant nos murs enorgueillis de quelques toiles nous racontent encore un peu mieux le monde que nous rêvons, celui que nous faisons naître pour palier à celui que nous vivons.

Peindre pour vivre, peindre par essence de Vie, peindre pour ceux qui vivent, c’est ce que Roger a toujours fait.

D’un côté la passion, comme une source de jouvence à laquelle il faut pouvoir boire chaque jour.

De l’autre la découverte, tel l’aveu d’un monde que l’artiste nous propose, qu’il soumet à la résonnance de nos sens.

D’un côté comme de l’autre, tout est fait pour le bien, pour le mieux.

Certains artistes dénoncent, critiquent, soulignent, surlignent, s’opposent, innovent, brisent, provoquent…

D’autres proposent, invitent, accompagnent, ouvrent, imaginent, rêvent. Probablement Roger appartient-il à ceux-là, définitivement. Il montre ce qu’il aime et nous propose d’aimer ce qu’il montre. Nul besoin de longues explications pour entrer dans ses toiles, les portes en sont grandes ouvertes et nous amènent à découvrir un univers de fantasmes aussi infini qu’il peut l’être en notre for intérieur.

Laissons simplement les toiles résonner en nous, elles nous dévoileront celle ou celui que nous sommes.

Utilisons sa peinture comme une proposition, comme un vecteur vers des mondes qui nous appartiennent mais dont nous ignorions peut-être l’existence jusqu’alors. La peinture de Roger a toujours été faite pour les yeux qui la regardent, les siens d’abord, les nôtres ensuite.

Profitons-en sans modération, au regard des belles choses l’âme ne peut que s’embellir à son tour.

Alain Tissot

 roger-tissot-nature-morte-24-65cm-1969ROGER-TISSOT-122-57cm-1969

 

Vendredi samedi et dimanche 

de 14h à 18h

et sur rendez-vous 

+ 41 79 153 91 91 (WhatsApp) 

 

Oeuvres de Roger Tissot en vente

 

 

 

Laurent Boillat (1911-1985)

sculpteur - graveur

LAURENT-BOILLAT-1983-Atelier LAURENT-BOILLAT-lithogravure-1963

Né à Tramelan le 17 avril 1911. Décédé à Delémont le 11 mars 1985. Sculpteur et graveur, il laisse plus de 1000 oeuvres (quelque 700 gravures et 300 sculptures).

Ecoles primaire et secondaire à Tramelan puis école normale à Porrentruy (dès 1927). Instituteur à Tramelan de 1934 à 1963 puis professeur de dessin au Collège de Delémont.

Formation pour le dessin et la peinture avec Willi Nicolet, à Porrentruy, pour la sculpture avec Zadkine et Elia, à Paris.

Exposition dans le Jura, en Suisse et à l'étranger. Plusieurs premiers prix de sculpture : à San Remo (1970), à Lyon (1973) et à Nice. Prix Fondation Bertrand Russell, Londres.

Auteur de plusieurs suites de gravures sur les coutumes, cités et paysages jurassiens. A illustré, notamment en gravures sur bois, de nombreux livres dont :

- Prométhée et Epiméthée de Spitteler, 2e prix au concours d'illustration du Livre, 1943
- Les cahiers de Malte Laurids Brigge de Rilke
- La Légende de St-Julien l'Hospitalier de Flaubert
- des livres scolaires
- des publications de Pro Jura

Sculptures et décorations murales dans des églises, des écoles et chez des particuliers dont, à Tramelan :

- graffites à l'école secondaire, 1951
- graffites à l'usine Kohli et à la Brasserie Centrale, 1952
- fontaine des Martinets, 1948
- monument de l'horlogerie, 1951
- fontaine de l'Ecole secondaire, 1952
- autel, chemin de croix et fonts baptismaux de l'église catholique

Il fut l'un des fondateurs de la Société des peintres et sculpteurs jurassiens (SPSJ).

Engagé au sein de la Société littéraire et artistique de Tramelan dont il fut l'un des présidents. Il y fonde la sous-section artistique qui sera à l'origine de la création des «Salons jurassiens des beaux-arts» à Tramelan dès 1934.

En 1938, il est l'un des fondateurs de la «Revue Transjurane».

En 2011, lors de l'anniversaire de sa naissance, la Société jurassienne d'Emulation lui consacre une monographie (dans la collection L'Art en oeuvre, sortie en septembre 2011) alors que le Musée de l'Hôtel-Dieu à Porrentruy lui consacre une rétrospective.

Laurent Boillat disait: "Je suis un faiseur d'images"

Sources: Dictionnaire du Jura  &  Portrait du graveur et sculpteur Laurent Boillat  (une interview d' Anne Schild, conservatrice du Musée de l'Hôtel-Dieu à Porrentruy par la radio Fréquence Jura, RFJ, avril 2014)

Laurent-Boillat-par-Henri-Guillemin 

Autres textes concernant Laurent Boillat:

Laurent Boillat - "L'art en oeuvre"; préface de Michel Girardin (Société jurassienne d'émulation - 2011)

Biographie et liste des oeuvres exposées dans l'espace public (Société jurassienne d'émulation - 2011)

Liste d'une centaine de bois gravés de Laurent Boillat conservés à mémoires d'ici, à Saint-imier (non rayés)

 

Oeuvres de Laurent-Boillat en vente sur notre site

 

 

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