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Sculpture africaine
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Auguste BACHELIN

(1903-1969)

Peintre neuchâtelois 

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Auguste Bachelin, peintre du Bas-Lac de Neuchâtel

«Ne dessinez jamais Rien sans avoir la nature sous les yeux : il ne faut pas faire une main, un doigt de mémoire, de peur de tomber dons la manière, le relâchement ou la banalité ; il faut pour avoir le dernier mot de la nature, la respecter et l'adorer».

Ce précepte de Monsieur Ingres que Bachelin a relevé dans ses notes situe d'emblée la démarche picturale du siècle passé, montrant à juste titre l’importance attachée à l'exactitude et à la bienfacture.

Toutefois, respecter la nature n'implique pas la copier purement et simplement.

La peinture dite réaliste ne reproduit pas une scène ou un paysage comme une simple photographie d'amateur le fait. Au contraire, elle traduit l'image telle que l'artiste désire la transmettre, ajoutant ou enlevant, au gré de son inspiration et de son état d'esprit, tel détail, telle forme, telle ombre, modelant un tout constant d'une multitude d'images dûment étudiées. Dominer la nature dont on veut faire un tableau demande avant tout un sens aigu de la composition. Celle-ci, du reste, a évolué au cours du siècle en fonction de la mode et des écoles.

Au début du XIXe siècle, les peintres romantiques utilisent fort souvent les arbres repoussoirs ou des pans de murs de ruines pour délimiter les premiers plans, permettant ensuite l'étagement des divers champs de profondeurs. Dès la seconde moitié du XIXe siècle, les peintres ont créé des paysages beaucoup plus ouverts, présentant de vastes étendues ou horizons, abandonnant les détails exagérés des premiers plans, confinant à la nature une plus grande liberté.

Le recours à la minutie, apanage des artistes issus des cours de David puis d'Ingres, ne signifie pas pour leurs cadets, l'abandon des détails, même si leur traitement fait davantage appel à l'impression plutôt qu'à la bienfacture, offrant aux spectateurs modernes que nous sommes un sentiment de spontanéité qui correspond à nos critères picturaux contemporains.

Au XIXe siècle encore, les peintres étaient classés en catégories : peinture d'histoire, de portraits, de natures mortes, de genres, de paysages. Les peintres d'histoire étaient les plus cotés dans cette échelle de valeurs. Grâce à leurs œuvres, ils glorifiaient et magnifiaient le passé. En réalité, Ils le mettaient en scène, à l'instar des cinéastes d'aujourd'hui qui reconstituent des batailles ou autres moments marquants. Se voulant les chantres du passé, ces peintres du XIXe siècle ont réalisé des œuvres monumentales où le réalisme primait sur l'idéalisme dans la représentation directe du monde auquel ils s'attachaient.

Ils jouaient donc tant avec les couleurs qu’avec le pathétique de l'événement dont ils se voulaient les héraults. L’importance des détails vrais les confortaient dans leur reconstitution imaginaire d'une pseudo-réalité si bien que leurs tableaux apparaissent maintenant comme des amalgames que seul le génie de l'artiste peut sauver de l'ennui, si bien que peu d'œuvres ont conservé au cours du temps les statuts de chefs-d’oeuvre qui leur avaient été attribués dans les éloges des Salons parisiens. Que d'artistes adulés alors sont aujourd'hui tombés dans l'oubli !

À Neuchâtel

Si ces considérations sur la peinture meublaient les discussions de salon de la Monarchie de Juillet, où les détracteurs d'Ingres portaient aux nues Delacroix et réciproquement, à Neuchatel, en 1880, lorsque Bachelin naquit, rares étaient ceux qui se préoccupaient d'affaires culturelles et de peintures en particulier. Seuls quelques privilégiés formant cénacle autour de la personnalité de Maximilien de Meuron s'intéressaient à une telle futilité. Il est certain que Maximilien de Meuron fut le moteur de ce mouvement qui prit cependant quelque importance grâce à des esprits éclairés qui admirent qu'au-delà des cercles littéraires, il était juste que les beaux-arts aient droit de cité en sus des portraits de famille dus avant tout à des artistes de passage, voire de Prudhomme puis de Reinhart ou des rares tableaux des écoles françaises, hollandaises et italiennes qui étaient accrochés aux murs de quelques salons de l'aristocratie.

Si le Pays de Neuchâtel s'est ouvert à la peinture, tout le mérite en revient à Maximilien de Meuron qui, après avoir donné deux de ses toiles à la Ville, a organisé en 1826 la première manifestation artistique dans le magasin de gravures et lithographies de MM. Jeanneret et Baumann. Rappelons aussi qu'il avait usé de toute son influence pour que Monsieur Roulet de Mézerac octroie une bourse au jeune Léopold Robert qui s'était vu privé de son prix de Rome suite à la chute de Napoléon et le retour de Neuchâtel à la Prusse.

En 1828, une deuxième exposition eut lieu, suivie d'une autre en 1830 où des collectionneurs présentèrent leurs trésors. En 1835 fut mise sur pied la première rétrospective Léopold Robert. Septante-deux tableaux et études furent exposés dans les salles de l'ancien Hôtel-de-Ville. Ces manifestations connurent un succès indiscutable montrant bien qu'un esprit de l'art commençait à souffler sur ce petit pays. Le travail de Meuron fut concrétisé en 1842 par la création de la Société des Amis des Arts.

La présence en ville d'artistes comme Moritz, Lory, GrosClaude, des Girardet et de différents ateliers de gravures et lithographies, stimula aussi le développement culturel local si bien que Bachelin put s'adonner fort jeune à sa passion de collectionneur, entassant dans les vastes greniers de la maison paternelle de la rue des Terreaux où son père avait son commerce de menuiserie, d'innombrables trésors allant des collections naturalistes, d'objets historiques à des séries de gravures et d'estampes.

Les années de formation

Auguste Bachelin passa les vingt premières années de sa vie à Neuchâtel. Ses années d'adolescence nous sont connues grâce à Albert Anker qui fut son condisciple sur les bancs de l'école. Elève studieux, passionné d'histoire, crayonnant toutes les marges de ses cahiers, il suivait avec une attention toute particulière les leçons de dessin données par Moritz et celles que lui prodiguait un certain Wallinger.

Avec Anker, il parlait sans cesse de peinture, tant des artistes du pays tels Calame, Edouard et Karl Girardet que de l'art en général, affirmant qu'«au lieu de s'encroûter dans les ténèbres d'un atelier, le peintre devrait se retremper au milieu des champs... C'est ce que je compte faire».

Après deux ans passés à l'Académie, à suivre, entre autres, les cours de Charles Berthoud, comme son désir de devenir peintre s'affirmait de jour en jour, il partit finalement pour Paris en 1850.

Dans une conférence intitulée «Comment se font les tableaux», Bachelin explique quel fut son apprentissage de la peinture. L'étude de la peinture commence ordinairement depuis l'âge de 16 à 20 ans, souvent même beaucoup plus tard. L'élève doit posséder un bagage suffisant de connaissances litté-raires, historiques.

Ces études ont développé en lui le goût du beau. Il dessine plus qu'il n'écrit et crayonne sur ses cahiers et ses livres - c'est l'histoire de tous les artistes, du premier jusqu'au dernier - mais le dessin apparaît comme vite froid en comparaison de la couleur dont les mirages fascinent l'imagination. Se saisissant d'une boîte de couleurs et d'une toile, le candidat peintre va se lancer dans la copie, or, dit-il : «la copie d'un tableau à l'huile faite par le même procédé est une chose relativement facile et qui donne presque toujours un résultat approximatif». La couleur se prête à tous les maniements possibles. Le débutant peut s'en servir même à rebours du bon sens, amalgame de tons qui n'ont aucune solidité ni aucune durée. C'est égal ! Avec un peu de bonne volonté, il arrive à faire quelque chose de passable. A partir de ce moment, affirme Bachelin, il est perdu, c'est-à-dire qu'il est artiste ou qu'il veut le devenir. Le mot du Corrèges lui revient en mémoire «et moi aussi, je suis peintre» s'écrie-t-il !

Toutes ces étapes décrites ci-dessus ont été vécues par Bachelin à Neuchâtel, alors qu'il signait les lettres qu'il envoyait à Berne à Anker : «Ton vieux Bachelin, croûtiste».

Au désir de devenir peintre et d'entamer de telles études s'opposait fort souvent la famille qui considérait que la peinture n'est pas un vrai métier. Soutenu dans ses démarches par Moritz, Bachelin put rapidement convaincre ses proches de le laisser partir même s'il lui fut pénible de franchir le pas de la séparation en allant à Paris.

Cette première barrière surmontée, l'apprenti peintre va se trouver confronté avec une multitude d'obstacles et de combats à soutenir. Bien des découragements l'attendent. Bachelin était conscient des difficultés qu'il aurait à vaincre, conscient aussi du coût élevé de telles études, du sacrifice consenti par sa famille, mais convaincu qu'il n'abordait pas une telle carrière sur un simple caprice.

Grâce aux lettres qu'il adresse à ses parents dès son installation à Paris en avril 1850, il est possible de le suivre presque au jour le jour tant dans son travail à l'atelier que dans ses autres occupations.

A cette époque, les études artistiques s'effectuaient presque toutes sur le même mode dans les différentes écoles et académies de l'Europe, que ce soit à Paris, Munich, Düsseldorf, Anvers, Milan ou. Florence.

C'étaient des classes de 20 à 50 élèves. Le travail commençait le matin de bonne heure et durait quatre à cinq heures. Le lundi arrivait un modèle homme ou femme qui prenait une pose déterminée qui devait être conservée tout au long de la semaine. L'élève faisait connaissance avec la nature et c'était alors que les illusions commençaient à chanceler. Après une semaine, rares étaient ceux qui achevaient leur académie, soit une figure en entier. Les élèves dessinaient ainsi pendant deux, trois voire cinq ans avant d'oser toucher la palette sous la direction du maître qui passait une à deux fois par semaine pour corriger, encourager et critiquer le travail.

Parallèlement, les étudiants s'initiaient à la perspective, l'anatomie, l'ostéologie, la myologie, fréquentant des salles de dissection, lieux que les artistes en herbe ne goûtaient que fort peu. Ils étudiaient ensuite le statuaire antique, puis les maîtres de la Renaissance afin de saisir l'harmonie, le mouvement, le beau, la composition. L'étude des costumes et des leçons de modelage complétaient leur formation sans oublier les nombreuses heures passées dans les musées à admirer les chefs-d'oeuvre. L'étude de la peinture à proprement parler exigeait encore plusieurs années !

Installé dans la capitale française, Bachelin prit le chemin de l'atelier de Gleyre. Pendant deux ans, il s'initia au dessin chaque matin. Il passait ses après-midi au Louvre à copier les maîtres et ses soirées à modeler.

Peu à peu, Bachelin s'ouvrit à la vie parisienne, découvrant le théâtre et l'opéra, rendant visite à des artistes et des personnalités littéraires. Le temps passant, il se fit aussi des amis tel Louis Schuller avec qui il partagea un appartement rue Vaugirard. Après deux ans d'une telle vie, il revint en Suisse passer l'été 1851.

De retour à Paris en novembre, il rencontra Maximilien de Meuron au Louvre où il côtoyait souvent d'autres artistes neuchâtelois tel Léon Berthoud. Tous ses concitoyens l'encourageaient à persévérer.

Peintre d'histoire

Témoin occulaire du coup d'Etat du 2 décembre 1851, Bachelin fut transformé par ce qu'il put observer, relatant avec précision à ses parents événements et sentiments, laissant alors transparaître son goût pour la littérature. Sa nature romanesque s'enflamma à la vision de l'histoire en marche dont il se sentait devenir le chroniqueur. Cette révolution fut sans doute le catalyseur de son désir d'être peintre d'histoire. Cette sensation de vivre une nouvelle époque lui permit de s'enhardir et d'entre-prendre une autre orientation dans sa carrière, soit passer de l'école du dessin à celle de la couleur et du pittoresque comme il l'écrivit en date du 3 avril 1852, jour où il prit la décision de quitter l'atelier de Gleyre pour celui de Couture.

Après deux ans de dessin, il voulait aller vite. Sa soif inextinguible d'apprendre, sa curiosité insatiable le poussaient à la concrétisation d'une expression plutôt que d'en peaufiner la forme. Même si Bachelin reconnut plus tard qu'il lui aurait fallu trois, voire cinq ans de dessin avant d'oser toucher une palette, l'appel de la couleur fut si fort qu'il préféra se lancer de tout son soûl dans une conception picturale dont la modernité sans doute l'attirait. Le réalisme dont on se targuait à l'époque ne lui convenait pas car il avait de la difficulté à s'attarder trop longtemps sur un objet pour le terminer. Cela l'ennuyait.

Combien de peintres alors se sont-ils perdus dans une impossibilité de conclure et signer leurs oeuvres, empâtant leurs toiles, les surchargeant, les tuant en n'arrivant jamais à placer la dernière touche.

Bachelin, au contraire, aux yeux de l'époque, fut taxé, sans que personne n'ose le dire ouvertement, de bâcleur, laissant la liberté du geste l'emporter sur la rigueur et le fini du détail.

Avec Couture, il rencontra une personnalité avec laquelle il eut immédiatement des accointances qui se transformèrent rapidement en amitié. En même temps, il découvrit une vie parisienne où le dandysme prédominait à tel point qu'il dut s'y conformer. Il devint très parisien, presque oublieux de la Suisse qu'il chérissait pourtant. Cependant, quelques-unes de ses lettres d'alors laissent transparaître l'amour qu'il portait au lac de Neuchâtel et au village de Saint-Blaise.

On pensait à l'époque qu'à moins d'être une nature hors ligne, il était impossible à un jeune artiste d'exécuter un tableau convenable avant huit ou dix ans d'études. Léopold Robert était entré en 1810 dans l'atelier de David et ses premiers tableaux sont datés de 1819, 1820. Karl Girardet mit dix ans avant de signer une toile ; Édouard, son frère, douze ans !

Bachelin pourtant estimait que la peinture est une chose toute pratique et qu'on ne peut l'apprendre qu'en travaillant et ne la comprendre qu'en voyant peindre. Chez Couture, les élèves devaient travailler la couleur, copier Rubens pour égayer la palette, Rembrandt, pour affiner les clairs-obscurs, Raphaël, pour améliorer le dessin. Toutefois, explique Bachelin, ce qu'il y a de plus difficile pour le débutant, c'est le mélange des couleurs afin de rendre tous les tons de la nature, les plus foncés, les plus clairs, les plus brillants, les plus neutres. Le peintre doit donc apprendre à manier les tons. Il dit à ce propos : «N'importe quel ton de la nature se compose à trois tons colorants, trois, pas davantage. S'il en entre un quatrième comme par exemple dans l'ombre des chairs, il faut l'employer à part, le superposer. Si ces quatre tons étaient mélangés, la peinture deviendrait malsaine. Si on en mélangeait cinq, elle serait fausse ; avec le chiffre six, la peinture n'a plus d'élasticité, elle n'est plus solide, elle noircit et se détruit avec le temps».

En 1851, à l'exposition des Amis des Arts de Neuchâtel, Bachelin avait présenté un dessin d'après un tableau d'Ary Scheffer. Lorsqu'il reçoit en 1853 l'avis de la nouvelle exposition, malgré son parisianisme exacerbé, il consent à envoyer deux paysages et un dessin, montrant qu'il s'essayait déjà à la couleur et aux toiles.

Dès 1853, Bachelin revint chaque été en Suisse et plus particulièrement à Marin où son père lui fit construire une maison, avec un vaste atelier, qui fut achevée en 1854.

Dès cette année, l'écriture va tenir presque autant de place dans la vie de Bachelin que la peinture pour laquelle il puisait ses sujets dans la nature environnante.

Il s'adonnait presque exclusivement au paysage n'ayant pas les moyens de payer des modèles et surtout, à ses yeux, insuffisamment de maturité pour s'attaquer à un sujet plus ambitieux. Son faire d'alors choquait le goût des amateurs habitués aux compositions romantiques construites autour de premiers plans détaillés cernés d'arbres repoussoirs et s'ouvrant ensuite sur des étendues plus vastes, le tout dans des nuances douces et équilibrées. Bachelin avait recours à des couleurs vives et gaies et composait ses sujets en donnant de l'importance à des détails jugés jusque-là insignifiants.

Malgré l'incompréhension du public, Bachelin continua à travailler avec acharnement, alternant séances de peinture et rédactions, lectures et promenades. Tant à la Tène, la Poissine que dans le vallon de la Goulette ou sur les rives du lac, Bachelin s'emplissait des beautés de la nature, reprenant à son compte la maxime de Couture : «Ayez de bonne heure un grenier d'abondance».

Un grand tableau

De retour à Paris, il reprenait ses études à l'atelier, aidé par Couture qui se chargeait de lui vendre ses paysages et de lui trouver des commandes telles ce portrait posthume du maréchal de Saint-Arnaud qui lui amena d'autres clients. Le maître poussait aussi l'élève à entreprendre une grande composition. Bien qu'ayant en tête un sujet, Bachelin n'osait pas se mettre au travail.

La couverture des frontières suite à l'affaire de Neuchâtel en 1856 par l'armée fédérale avait donné à Bachelin le sujet de ce qui allait être sa première grande composition historique. Il définit ainsi gon sujet : «La Suisse au bord du Rhin sera représentée par un carabinier et un canon; ce sera une peinture symbolique; la toile est prête; elle est immense. Mais entre une toile blanche et un tableau il y a la distance de la coupe aux lèvres. Je voudrais dans cet homme incarner l'âme d'un peuple».

Victime des facéties de ses amis qui couvraient régulièrement la toile de slogans antimilitaristes, Bachelin dut achever son travail ailleurs que chez lui.

Présentée en 1858, cette oeuvre connut un succès mitigé. Elle marquait cependant les débuts de Bachelin en tant que peintre militaire.

Faire un tableau à cette époque demandait que le peintre entreprenne tout d'abord une esquisse très petite sur papier afin de dégager l'idée du vague, d'indiquer la place des personnages, leurs attributs et les lignes de l'environnement dans lequel se joue la scène. Ensuite, l'artiste partait en quête des modèles dont il effectuait d'innombrables études; tant dessinées que peintes par lesquelles il cherche à rendre les nuances que les personnages expriment ou doivent exprimer. L'accumulation de dessins très simples voire naïfs lui permet d'opérer une sélection des attitudes, poses, expressions voulues. Il en va de même pour les détails, objets ou autres accessoires faisant partie du décor. Ensuite, le peintre dresse une nouvelle esquisse plus grande que la première en dessinant chaque figure d'après ses études; il en indique l'effet à la sépia - le tableau y est entièrement formulé -.

Pour le transposer sur la toile, il use de la mise aux carreaux. Ce travail achevé, il commence une nouvelle série de dessins pour les têtes et les mains puis il attaque le tableau à proprement parler d'après ses études et, en refaisant même appel aux modèles. Le tableau est donc fait d'une multitude de poses et détails pris dans la nature mais transposés intellectuellement sur la toile. Le résultat final dépend ainsi du génie esthétique de l'artiste, de son savoir-faire et de la question du beau. Ce dernier critère est toujours difficile à évaluer car les goûts ont changé au cours du temps et des modes.

Avec «La Suisse au bord du Rhin», Bachelin avait fourni un grand effort qui lui avait amené quelques commandes mais surtout il s'était découvert une vocation de peintre militaire dont il tempérait l'ardeur par des ballades et des séances de peinture dans les marais, le bord du lac et aux lieux qu'il chérissait, mettant en place l'ambivalence de sa démarche picturale.

Bachelin avec ses peintures militaires s'était trouvé un idéal qu'il voulut poursuivre sur le terrain même d'opérations afin de saisir sur le vif les expressions et les attitudes de soldats et non de modèles costumés. A cet effet, il se rendit en 1859 en Italie suivre les manoeuvres sur les champs de bataille de Solférino et de Magenta.

A pied d'oeuvre sur le terrain, Bachelin fit de fort nombreuses études, croquant le soldat en marche, les détails de l'armement, bref des milliers d'observations pittoresques qu'il engrangea en vue de futurs tableaux qu'il exposa au cours des années suivantes et qui connurent indubitablement un certain succès. Les couleurs chatoyantes des uniformes attisaient son tempérament inné de coloriste et grisaient son imagination éprise d'héroïsme.

Ces toiles-là lui permettaient d'associer sans critique les bleus et les verts qu'il affectionnait et dont on lui reprochait la crudité dans ses paysages. L'éveil des nationalités incitait le public à préférer ses peintures historiques, faisant peu à peu croire à Bachelin qu'il devenait un peintre reconnu pour la qualité morale et édificatrice de ses oeuvres: l'Histoire magnifiée par la peinture.

Le peintre national et l'homme providentiel

Dès les années 1860, Bachelin commença à se lasser de la vie parisienne, retrouvant ses racines neuchâteloises, son attachement à la Suisse. En 1864, sa voie est définitivement tracée quand il écrit : «Je me suis mis en tête de faire de la peinture qui ait une raison d'être, c'est-à-dire de peindre des scènes qui rendent des sentiments grands, généreux, profitables à l'esprit patriotique et à la morale».

La peinture qui se veut moralisante et édificatrice n'est que rarement esthétique mais tend à la vaste fresque ennuyeuse. Les oeuvres que Bachelin a commises en suivant ce mode de penser nous apparaissent aujourd'hui comme d'effroyables tartines dont les titres seuls font déjà frémir: «L'Allemagne et l'Italie apportent aux libres tireurs de la Suisse, réunis au tir fédéral de La Chaux-de-Fonds, les bannières de leurs pays, gages de leur amitié», «Les Faucheurs des Alpes», «La Mort du lieutenant Montmollin à la journée du 10 août 1792», «Enfants des Petits Cantons chargeant les armes de leurs pères», etc... Bachelin se voulait alors peintre national !

Cette prise de conscience de devoir mettre son talent au service de la Nation s'est encore renforcée avec la création en 1864 du Musée Neuchâtelois et de la Société d'histoire et d'archéologie. Bachelin, comme l'écrit Philippe Godet, a été l'âme de la revue «pour laquelle il a travaillé jusqu'à son dernier jour : souvenirs militaires, archéologie, histoire du costume, iconographie, sites pittoresques, biographies d'artistes, littératures nationales, histoire industrielle, il n'est aucun sujet qui n'ait éveillé l'attention de l'infatigable chercheur; il a touché à tout d'une main sûre, donnant à la moindre notice un tour agréable et personnel et l'illustrant presque toujours de quelque dessin autographique».

Le voilà donc, à côté de la peinture, s'adonnant à l'histoire mais aussi à la littérature. Il devient dès lors l'homme providentiel de toutes les manifestations patriotiques locales. De cette époque datent les albums-souvenirs de voyages et d'excursions qu'il entreprit en compagnie d'une cohorte de professeurs, tel celui intitulé «Un jour au Creux du Vent».

Ces recueils illustrés, même s'ils ont conservé un charme désuet indéniable, doivent être compris comme des supports didactiques pour glorifier le rôle éducateur de l'histoire et de la nature locale. Il est certain que le changement de régime politique survenu dans le canton de Neuchâtel en 1848 a favorisé l'éclosion de nombreuses sociétés et de manifestations dont le but était de réunir de manière apolitique des esprits souvent divisés pour qu'ils oeuvrent en commun à la connaissance et l'édification du pays. Sans aucun doute, Bachelin a senti ce courant et y a adhéré de toutes ses forces, mettant en pratique son idéal de l'Art, soit que les artistes prêtent leur concours à toutes les branches de l'industrie. Il précise encore : «si ouvriers et artistes se confondent unis dans la recherche de l'utile et du beau, ils auront donné à notre chère patrie, une nouvelle source de prospérité».

En 1865, à trente-cinq ans, Bachelin entreprit son pèlerinage d'Italie, suivant une tradition à laquelle ni Léopold Robert, ni Maximilien de Meuron et ses épigones n'avaient failli. Si ses aînés y avaient trouvé la lumière, la couleur et d'innombrables sujets, Bachelin n'en conserva qu'une masse de renseignements, d'études et de copies qui vinrent enrichir son cabinet de curiosité, son grenier d'abondance.

De 1865 à 1870, Bachelin passa régulièrement l'hiver à Paris où il retourna à l'atelier pour réapprendre des gestes oubliés. A Marin, il entreprit de grands projets comme son grand tableau intitulé «La bataille de Morat», grande composition qui fait davantage ressortir ses qualités de coloriste que celles de la composition.

Pris dans un tourbillon d'officialité, Bachelin s'échappait de temps en temps pour courir les grèves, les marais, les bois et vallons. Là, il oubliait qu'il se voulait peintre d'histoire pour se laisser aller à la rêverie et à la poésie. Il devenait alors authentiquement artiste, coloriste de talent. Epris de liberté, il composait sans contrainte, sans arrière-pensée.

Toutefois, ces moments d'évasion étaient rares car la multiplicité de ses occupations, son incapacité à dire non, sa soif d'érudition l'empêchaient de se consacrer pleinement à un seul art. La notoriété acquise au gré des ans lui avait fait affluer bon nombre de commandes pour des sujets militaires. Les événements de la guerre franco-prussienne de 1870/1871 lui apportèrent des sujets tragiques par lesquels il obtint ses plus grands succès picturaux. L'internement aux Verrières de l'armée du général Bourbaki lui permit de peindre vingt grandes toiles comme «Entrée de l'Armée de l'Est», «Les deux Croix», «Halte d'un détachement d'infanterie», «La générale à Fahy» et «Les cuirassiers». En complément de ces toiles qu'il peignit totalement bouleversé, il conçut deux albums autographes «Aux frontières» et «L'armée de l'Est», qui contribuèrent à le sacrer pleinement peintre de la neutralité armée.

Dès lors, jusqu'à sa mort en 1890, Bachelin s'enfonça de plus en plus dans d'innombrables travaux, se réfugiant pourtant chaque année quelque temps sur les rives du lac de Thoune d'où il ramena des quantités de tableaux et études où les bleus et les verts du lac et des montagnes s'entremêlent autour d'arbres et de chalets.

A Marin, il rédigeait son Iconographie neuchâteloise, ses romans «Jean-Louis», «Sarah Wemyss»; il prépara en 1876 le cortège commémoratif de la bataille de Morat. Il s'intéressait ardemment à la créa- tion du Musée historique. Apportant régulièrement des articles pour le Musée Neuchâtelois - plus de 220 -, il donnait en sus des cycles de conférences et en organisait. Cette prodigieuse capacité de travail dans des domaines opposés l'éloignait de la peinture à proprement parler et les toiles de commandes qu'il commettait alors montrent bien qu'il etait pressé de les achever.

Ces multiples occupations l'accaparaient totalement, lui laissant rarement le temps d'aller flâner dans les lieux qu'il chérissait et où il prenait son « dessert ». Sans cesse, it continuait de peindre de grandes compositions militaires, cherchant à montrer que la neutralite suisse ne devait pas seulement être une couverture des frontières mais une aide et un secours envers tous les bélligérants à l'instar de son tableau intitulé «Fraternité militaire». Pour persévérer dans ce chemin pictural, il se rendit en 1885 à Coblence où le géneral de Gélieu, un Neuchâtelois, l'avait autorisé à prendre des modèles au sein même de la garnison qu'il commandait. Là, Bachelin a pu continuer d'engranger dans son grenier d'abondance selon son expression favorite.

Finalement, suite à des maux de gorges qui l'accablèrent durant l'hiver 1889/1890, Bachelin dut se résoudre à se faire opérer à Berne. En partant pour l'oôpital, il prit avec lui le manuscrit de «Sarah Wemyss», dont il avait chargé Philippe Godet de s'occuper au cas où... En ces jours de juillet qui précédaient l'opération, Bachelin, anxieux malgré tout, relisait et apportait les dernières corrections à son roman.

L'opération eut lieu le 30 juillet. Il semble qu'elle ait bien réussi mais le 3 août, Bachelin fut emporté par une pneumonie foudroyante selon le diagnostic de l'époque. Il aurait eu soixante ans le 30 septembre.

Bachelin aujourd'hui

Un siècle après son décès, les critères déterminant la qualité d'un tableau n'ont plus rien à voir avec ceux en vigueur au XIXe siècle. Parmi la multitude de personnes qui s'adonnent aujourd'hui à la peinture, d'innombrables se qualifient d'autodidactes qui, après une année ou deux d'essais se lancent dans le circuit de certaines galeries. Comme ils vendent quelques oeuvres généralement à des amis qui se sentent obligés de faire plaisir, ils s'imaginent lancés. Personne n'aurait l'idée d'interprêter un concerto pour violon sans connaître les gammes et l'harmonie. Le pêle-mêle des goûts actuels les autorisent à manier pinceaux et couleurs. Le snobisme fait le reste.

Et pourtant, notre époque a de vrais artistes qui, maîtres des techniques et des matières, créent des oeuvres où la peinture se met au service de l'esprit, inféodation complète de la matière à la puissance intellectuelle. Mais pour que l'acte spirituel tienne, il faut que le support plastique soit solide et rigoureux, c'est-à-dire que le hasard ne soit pas conceptuel même s'il peut jouer dans quelques cas un certain rôle. Tous les artistes contemporains dignes de ce nom ont une solide formation classique même s'ils ne s'adonnent plus à la peinture d'histoire !

Dans le contexte actuel où tous les genres sont permis, la peinture du XIXe siècle n'est pas à priori démodée. Cependant les sensibilités ont changé et le regard que le public porte sur les tableaux n'est plus le même. Il faut aussi admettre que le nombre des amateurs a fortement crû et qu'une démocratisation de l'art s'est faite. Les sentiments «j'aime» ou «je n'aime pas» paraissent plus spontanés et non exclusivement basés sur la connaissance, bien que les cotes de certain peintres faussent tous débats, et que des signatures seules contribuent a l'appréciation d'oeuvres. La valeur commerciale d'un artiste influe sans aucun doute sur l'intérêt qu'on peut lui porter. Bachelin, pour l'instant, a échappé à la spéculation dont font l'objet quelques-uns de ses camarades. Il est donc encore possible d'essayer de porter un jugement impartial sur la qualité et l'intérêt de son oeuvre peinte.

Quatre Bachelin s'offrent alors au regard: le peintre d'histoire, celui des natures mortes, le portraitiste et le paysagiste.

Fidèle a son temps, Bachelin tenait en la plus haute estime la peinture d'histoire, la seule selon l'époque qui méritait les éloges. Pour faire partie du cénacle de ces peintres privilegiés, Bachelin s'est orienté vers la peinture militaire. Le prestige des uniformes dont les couleurs chatoyantes fascinaient de nombreuses personnes, la gloire dont il était possible de se couvrir, à quoi il faut adjoindre la poussée des nationalismes, la Suisse d'après 1848 et sa politique de neutralité armée, tous ces facteurs pouvaient enflammer une âme éprise d'histoire, d'héroisme et d'idéal. Réunir en une toile, le beau, l'art et la patrie, telle fut sa démarche. Victime d'un certain succès mais surtout de son propre caractère de poète et d'enthousiaste, Bachelin s'est lancé dans de vastes compositions où la complexité du sujet finalement l'ennuyait si bien que ce n'était plus l'artiste qui travaillait mais une main habile au service d'une idée. La puissance inspiratrice disparaissait au profit de l'image à rendre. Ces raisons jointes au désintérêt actuel pour ces sujets font que ses tableaux militaires ont perdu toute attractivité auprès du public. Seuls quelques historiens et historiens de l'art y trouvent encore motifs à études et réflexions. Même si certaines de ces toiles ont sans aucun doute une valeur artistique, elles font davantage figure de documents.

Les quelques natures mortes qu'il nous a laissées n'emportent plus la faveur du public. Quoique bien peintes et équilibrées, elles presentent des empâtements et des clairs-obscurs trop académiques. Une certaine gêne semble s'y manifester même si techniquement il y a de quoi rendre envieux beaucoup de peintres d'aujourd'hui.

Bachelin n'était pas davantage portraitiste même si nous lui connaissons quelques toiles fort intéressantes. A chaque fois pourtant, il donne l'impression de remplir une obligation comme s'il accomplissait un devoir. Est-ce son attrait pour les rouges qui donne à chacune de ses figures des visages empourprés voire sanguins ? A l'époque où le réalisme l'emporte, ses portraits témoignent d'un faire libre non dénué de qualité, mais sonnant faux pour l'époque et pas assez osé pour satisfaire notre notion de la liberté par une touche plus hardie et spontanée. Quant aux visages de ses grandes compositions, ils sentent le modèle, voire le mannequin.

Après ces quelques lignes, il semblerait que l'ceuvre picturale de Bachelin fait piètre impression de nos jours. Croire cela serait faire fi de ses paysages. Et pourtant, l'artiste de son vivant était déjà vexé de voir les amateurs les préférer. Entre l'édification et la poésie, le temps a retenu de son oeuvre les pièces où il oubliait qu'il voulait être le peintre national. Loin de toutes contraintes, sur les rives du lac, dans les ruelles de Saint-Blaise, dans le vallon de la Goulette, Bachelin se sentait heureux. Il s'y délassait et laissait libre cours à son imagination, à son âme de poète et a son talent. Ces trois facteurs conjugués lui permettaient de saisir sur la toile cette nature qu'il chérissait par-dessus tout. Ne peignant point pour le public, il faisait de la vraie peinture, celle qui ne doit réjouir que l'artiste et non son public.

Son plaisir servi par une technique parfaite perdure dans ces oeuvres-là et le temps n'a pas pu l'effacer, montrant à l'envi que la sincérite soutenue par le talent ne s'altère pas, ni les émotions, lorsque celles-ci sont vraies.

L'amateur d'aujourd'hui perçoit toujours cette sérénite qui irradie de ces tableaux où l'artiste était libéré de toutes missions sociales, de tous soucis patriotiques et de volontés d'evangélisation, étant authentiquement et exclusivement peintre.

Avec des bleus et des verts qui lui sont propres, Bachelin a pu saisir des instants de nature, en la respectant, l'adorant, tout en la déformant au gré de son esprit, faisant acte de pure peinture.

Patrice Allanfranchini

 


 

Biographie

 

30 septembre 1830 : Naissance d'Auguste Bachelin à Neuchâtel. Il est l'aîné de six enfants. 

1843-1845 : Remplit ses albums de dessins; suit les cours de Moritz et prend des leçons particulières chez Wallinger. Est en classe avec Albert Anker. 

1847 : Fait son instruction religieuse. Est impressionné par les soldats du Sonderbund.

1848 -1849 : Entre et suit des cours à l'Académie. Fait partie de Belles-Lettres puis de Zofingue. 

Avril 1850 : Part pour Paris pour entrer dans l'atelier de Gleyre le 23 mai. 

Novembre 1850 : Partage un appartement avec Schuller. 

Été 1851 : Sejourne en Suisse après avoir exposé aux Amis des Arts un dessin d'après un tableau d'Ary Scheffer. 

Novembre 1851 : Rencontre Maximilien de Meuron au Louvre. 

2 decembre 1851 : Est témoin du coup d'Etat de Bonaparte. 

Mars 1852 : Rend visite à Ingres pour découvrir le portrait de Madame Moitessier. 

25 avril 1852 : Quitte l'atelier de Gleyre pour celui de Couture.

Été 1852 : Visite les Iles anglo-normandes.

Hiver 1852 -1853 : Devient dandy.

1853 : Expose à Neuchâtel deux paysages et un dessin et passe l'été en Suisse où revient désormais chaque été.

Novembre 1853 : Étudie les plans de sa future maison de Marin

1854 : Entre dans sa maison-atelier de Marin. 

1855 : Passe quelques mois d'hiver à Paris et expose a Neuchâtel «Les passe-roses» qui font scandale.

19 octobre 1856 : Perd sa sceur préférée. 

Hiver 1857 : Couture lui trouve des commandes, lui vend quelques toiles et le pousse a entreprendre un grand tableau. 

Printemps 1857 : Voyage au Luxembourg et jusqu'en Prusse.

1857 : Expose au Salon a Paris. 

Hiver 1858 : Peint le portrait posthume du maréchal de Saint-Arnaud.

1858 : Entreprend «La Suisse au bord du Rhin» et l'expose en obtenant un certain succès. 

           Attaque ensuite le «Bataillon en marche sous la pluie». 

1859 : Suit la campagne d'Italie. 

Janvier 1860 :  Visite les Iles d'Hyères. 

1860 - 1861 : Peint et expose «L'attaque du cimetière de Magenta», «La consigne», «A la régalade», «Vedette».

1862 -1863 : «Les Faucheurs des Alpes», «La Convalescence». 

1862 : Organise la fête des Armourins lors de la fête fédérale de gymnastique. 

1862 : Expose 9 tableaux à Neuchâtel.

1863 : S'occupe du tir fédéral de La Chaux-de-Fonds et peint «L'Allemagne et et l'Italie apportent aux libres tireurs de la Suisse, réunis au tir fédéral de La Chaux-de-Fonds, les bannières de leur pays, gages de leur amitiés».

1863 : Publie son étude sur le Prince Berthier.

1864 : Entreprend son «Iconographie neuchâteloise» qui a paru en 1878.

1864 : Fondation du Musée Neuchâtelois et de la Société d'histoire et d'archéologie.

1864 : Cours public sur l'histoire du costume.

1864 : Expose à Paris «Mort du lieutenant de Montmollin à la journée du 10 août 1792».

1864 : Publie les albums autographes :

         «Trois jours de vacances»,

         «Autour de deux lacs»,

         «Un jour au Creux du Vent»,

         «À travers le Jura» jusqu'en 1867.

1864 : Participe au Rameau de Sapin.

1865 : Voyage en Italie.

Printemps 1866 : Retourne à Paris.

1866 : Expose à Neuchâtel les «Enfants des Petits Cantons chargeant les armes de leurs pères (1799)».

1867 : Entre à Paris dans l'atelier de Bardas.

1868 : «Daniel Jean-Richard».

1868 : Dès lors, passe souvent ses étés au bord du lac de Thoune.

1869 : Écrit le «Tableau de l'histoire suisse, d'après les compositions originales d'artistes internationaux».

1869 : Présente à Paris «Triomphe et deuil».

1870 : Expose à Neuchâtel «Prière avant la bataille de Morat».

1870 : Travaille pendant l'hiver à Paris à «Tirage au sort».

1870 :  Accueille, pendant l'été, à Marin, des réfugiés.

Hiver 1870-1871 : Est impressionné par la reddition aux Verrières de l'armée de l'Est du général Bourbaki. Il peint suite à ces événements vingt tableaux importants et dessine deux albums «Aux frontières» et «L'armée de l'Est».

Eté 1871 : Séjourne dans les Alpes.

1873 : Préside la Société d'histoire.

1874 : Se marie.

1874 : «La Conversion difficile».

1876 : S'occupe du cortège commémoratif de la bataille de Morat; inaugure la statue de Farel à Neuchâtel.

1878 : «Iconographie de Rousseau» et «Iconographie neuchâteloise».

1878 : Articles sur les artistes neuchâtelois ; la nouvelle intitulée «La Marquise».

1878 :  Cycle de conférences à Saint-Blaise. 

1881 : «Iconographie de Marat».

Novembre 1881 : Parution de «Jean-Louis» suivie d'autres nouvelles telles :

         «L'Idiot»,

         «Toujours tout droit»,

         «La Maison d'Erasme».

1882 : Organise le cortège historique du tir fédéral à Neuchâtel.

1882 : Commence la rédaction de «Sarah IVemyss» (parution posthume).

1885 : Organise le Musée historique.

1885 : Publie «Paul de Pury 1844-1874».

1885 : Se rend à Coblence pour étudier la garnison du général de Gélieu.  

1887 : Cortège historique de Neuchâtel.

1888 : Volume sur «L'Horlogerie neuchâteloise». 

1864-1890 : Publie 220 articles dans le Musée Neuchâtelois. 

Hiver 1889-1890 : Souffre de la gorge. 

23 juillet 1890 : Entre à l'hôpital à Berne. 

30 juillet : Est opéré par le professeur Kocher. 

3 août : Meurt.

 


 

Bibliographie

 

Godet Philippe, «Auguste Bachelin» in Musée Neuchâtelois 1892.

Godet Philippe, «Art et Patrie: Auguste Bachelin d'après son oeuvre et sa correspondance» Neuchâtel, 1893.

Thévenaz Louis, «Bachelin historien», in Musée Neuchâtelois 1932.

Berthoud Dorette, «Bachelin romancier», in Musée Neuchâtelois, 1932.

Jeanneret Maurice, «Bachelin peintre», in Musée Neuchâtelois, 1932.

Jeanneret Maurice, «Un siècle d'art à Neuchâtel», Neuchâtel 1942.

Godet Pierre et Jeanneret Maurice, «Le Pays de Neuchâtel: Beaux-Arts», collection du centenaire de la République, 1848.

Allanfranchini Patrice, «Auguste Bachelin (1830-1890) peintre de nos paysages» in Le Gouvernail, février 1990.

Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel, «Le fonds Bachelin» en particulier Ms 1759.

 

 

Oeuvres d'Auguste Bachelin en vente sur notre site

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Claude Kunz

JEAN-CLAUDE-KUNZ-portrait-mai-2014 

Jean-Claude Kunz - Bienne/Biel, juin 2014  © Jean-Luc Barbier

Une Vie - Une Passion

né en 1942 à Bienne
Etudes à l'Ecole des art décoratifs de Genève
Membre d'honneur de la Société des artistes visuels VISARTE
Nombreuses expositions en Suisse et à l'étranger
Illustrations de différents ouvrages littéraires
et diverses publications personnelles
Tableaux dans des collections privées et publiques
Dictionnaire des Artistes suisses contemporains
Répertoire des Artistes suisse
Institut suisse pour l'étude de l'Art à Zürich

 

Ein Leben - Eine Leidenschaft

geboren 1942 in Biel
Studium an der Ecole des Art décoratifs in Genf
Ehrenmitglied der VISARTE Schweiz
Illustrationen verschiedener Werke
und Herausgabe persönlicher Publikationen
Zahlreiche Ausstellungen im In- und Ausland
Werke in privaten und öffentlichen Sammlungen 

 

Biographie de Jean-Claude Kunz

Séjours à Paris "la Grande Chaumière" dans les cours de peinture d'Yves Brahier
Plusieurs séjours dans l'atelier du peintre Albert Chavaz, à Savièse
Participation régulière au Salon d'Automne de Lyon 1969 à 1976
Invité comme artiste suisse à la Fondation Plateau d'Assy/France 1973
Participation à l'Emulation jurassienne 1974
Salon d'Aix-en-Provence 1978
Expose avec 6 peintres jurassiens à l'UBS de Genève en 1978 et au Pavillon Werd à Zürich en 1979
Exposition collective des peintres biennois de Provence, 1984, 1989 et 1995, Evilard
Le Musée de Granges lui consacre une exposition
Une "monographie" a été éditée pour cet événement

Son retour en Suisse apportera une dimension différente à sa démarche picturale, qualifiée de "réalisme imaginaire". Ces dernières années, il découvre une nouvelle ressource d'imagination en travaillant le bois flottant en petites sculptures, des collages avec de vieux matériaux et reste en perpétuelle recherche picturale, ce qui représente de nouvelles démarches qui exigent une prise de conscience dans son travail.


Studien

bei Yves Brahier, Académie de la Grande Chaumière, Paris
und bei Albert Chavaz, Savièse
1967 erste eigene Ausstellung in Grenoble
1969 - 1976 regelmäßige Ausstellungen beim „Salon d'Automne“, Lyon
1973 vertritt Kunz die Schweiz mit seinen Arbeiten bei der Fondation Plateau d´Assy
1974 Teilnahme an der Emulation jurassienne
1978 Ausstellungen beim Salon d´Aix-en-Provence und bei der UBS, Genf
1979 Ausstellung beim Pavillon Werd, Zürich
1984, 1989 und 1995 Gemeinschaftsausstellung Bieler Maler in der Provence, Evilard
1992 Ausstellung Kunsthaus Grenchen anläßlich der Publikation einer „Monographie“ über den Künstler

Nach 25 schaffensreichen Jahren in der Provence, die der Künstler vor allem der Landschaftsmalerei, ab 1976 auch der Lithographie und der Gravierkunst gewidmet hatte, beginnt die Rückorientierung in die Schweiz

Der malerische Aufbau seines Werks gewinnt eine andere Bedeutung, die er als „Réalisme Imaginaire“ bezeichnet
Es entwickelt sich ein umfangreiches Werk an farben-starken Stillleben
Kunz entdeckt auf der immerwährenden Suche nach weiterm Ausdruck seines sich wandelnden malerischen Empfindens immer neue Quellen für seine Arbeit
seit 2010-2012 entstehen Skulpturen und Collagen aus Treibholz.

Publications

Kunz, Une Vie, Une Passion, Ein Leben - Eine Leidenschaft, bilingue, 2012
Kunz, une monographie1992, Ed. Verlag W. Gassmann AG, Biel
Désirs, poèmes et peintures 1968
Peintures - Réflexions 1977
Passion 1987
Mes voyages intérieurs, 1997
Mes Souffrances, mes colères, mes passions, 2005

Illustrations

La Femme et l'Enfant de Paul Thierrin, 1976
A Tain perdu, d'André Imer, 1982
Le singulier destin d'un soulier solitaire, Éditions OSL, 1984
Interludes d'André Imer, 1996

 

Articles de presse

Le réalisme imaginaire et ses valeurs (revue accrochage  - septembre 2002) format pdf

Un monde allégorique et émotionnel (article de Céline Latscha - septembre 2002) format pdf

 

 

 

 

Gérard Bregnard, peintre jurassien

GERARD-BREGNARD-abstrait-1990       BREGNARD-portrait-jardinier-1988

Oeuvres de Gérard Bregnard en vente

Gérard Bregnard, peintre et sculpteur jurassien (1920 – 2003)  

Le temps est venu de replacer en pleine lumière une oeuvre forte et singulière. 

Fils unique, Gérard Bregnard naît le 8 décembre 1920, à Fontenais. Son père, qu'il admire, est guérisseur, musicien, intéressé par les forces cosmiques l'univers. Sa mère, timorée, limite ses contacts avec l'extérieur. Cette atmosphère familiale particulière contribuera à forger une personnalité hors norme.

Artiste autodidacte

Le jeune Gérard commence à gagner sa vie dès l'âge de 14 ans: il sera successivement commis de pharmacie, aide jardinier, ouvrier dans une fabrique de chaussures, dans une fabrique d’huile, de vinaigre et de moutarde et enfin, durant dix-huit ans, à l'étampage d'une fabrique de boîtes de montres.

Mais en fait, il mène une double vie, consacrant passionnément tous ses loisirs à la lecture et au dessin. En 1948, il décide d'être peintre professionnel. Il lui faudra quatorze ans pour y parvenir. Le premier prix d'un concours national de sculpture, en 1962, donnera l'impulsion décisive pour qu'il puisse s'adonner complètement à sa passion.

Grâce à une bourse, il séjourne six mois en Amérique du Nord durant l'année 1966. Dès lors s'ouvre à lui une vie entièrement dédiée à l'art.

Il s'installe en 1974 à Bressaucourt où il demeurera jusqu'à la fin de sa vie.

Membre de l'Institut jurassien des sciences, des lettres et des arts, il fut aussi membre fondateur de la Société des peintres et sculpteurs jurassiens. 

GERARD-BREGNARD-le-journal-50-60cm-1981 bregnard-personnage-au-cafe-1958

L'art sous toutes ses formes

Trois courants majeurs traversent l'oeuvre de cette grande figure de l'art jurassien:

- inspiration surréaliste
- inspiration constructiviste
- inspiration baroque d'esprit surréaliste.

Parallèlement à son oeuvre pictural, il crée des sculptures, notamment pour l'École professionnelle de Delémont et pour l'École normale de Porrentruy. De grandes peintures murales sont imaginées pour la Télévision suisse romande et le Lycée cantonal.

En 1989, il peint un de ses chefs-d'oeuvre: un polyptique constitué de onze tableaux pour le choeur de la chapelle Saint-Charles. 

Illustrateur, il collabore avec Alexandre Voisard, Weber-Perret, Jean Osiris, Pierre-André Marchand. Il aimait aussi s'exprimer par l'écriture, utilisant les mots pour donner libre cours à son imagination, à son esprit inventif et à son sens poétique. Son Livre de bord, édité en fac-similé par les Éditions du Faubourg, en témoigne avec talent. 

Son ami, le poète Alexandre Voisard, a dit de lui: «Homme des profondeurs - il s'y connaissait en matière de secrets de pénombre - il aurait pu faire sien cet axiome: c'est dans les profondeurs que gît la lumière. » 

Chantal Calpe
Migros Magazine (22 février 2010) 

 

Une création à coeur ouvert

Avec Gérard Bregnard, nous sommes jetés au centre vif d'une création à coeur ouvert dont l'authenticité se situe à un niveau supérieur: sans se soucier des formules en vogue ou des contingences d'une «carrière» à assurer de manière mondaine, l'artiste se laisse porter par les uniques injonctions de son imagination et de sa sensibilité. Il lance son chant avec la fougue heureuse, et en même temps inquiète, d'un oiseau solitaire. Précis comme un artisan, il atteint sans cesse, porté par une imagination aux larges envols, la haute liberté lyrique et déflagrante qui est le signe auquel nous pouvons reconnaître les vrais poètes. Sa vie, bien entendu, ne peut pas être dissociée de l'éclosion de son oeuvre; elle la nourrit et s'y accomplit.

Gérard Bregnard est né le 8 décembre 1920 à Fontenais où il a suivi l'école primaire. Très tôt il a dessiné, sans rien connaître de l'histoire de l'art. Très tôt aussi il a dû travailler, ce qui ne l'a jamais empêché de méditer devant la nature et les hommes en explorant, simultanément, la nuit constellée d'émois de sa propre subjectivité. Employé dans une pharmacie, ouvrier chez un horticulteur il est ensuite, pendant seize années étampeur de boîtes de montres dans une usine. Ce labeur ne l'empêche pas de s'épanouir. Il dessine, il peint, il rêve de réaliser des sculptures, mais il ne possède pas d'outillage.

En 1961, sans rien dire à personne, il participe à un concours pour l'édification d'une oeuvre monumentale devant un nouvel immeuble à Wangen près d'Olten. Sa maquette anonyme, obtient le premier prix. Stupeur du jury en trouvant le nom de cet inconnu dans l'enveloppe ! Du coup Bregnard sort de l'ombre. Il peut, dès lors, décider de se consacrer uniquement à l'expression des forces qui le hantent depuis toujours. Il s'y livre avec une identique autorité inspirée par les moyens de la peinture et ceux de la sculpture.

En dix années, son évolution le conduit à la pleine maîtrise d'un style personnel. Parti de personnages fantastiques proches parents des êtres de cauchemar chers à Paul Klee au moment de ses débuts, il suit l'itinéraire cubiste pour parfaire sa technique, mais il demeure fondamentalement toujours proche d'un surréalisme qu'il réinvente d'instinct. Sans doute découvre-t-il Miro, Tanguy, Dali ou Magritte, sans doute aussi apprend-il à connaître Gonzalès, mais ces influences restent passagères et vite assimilées.

Après un moment d'incertitude au terme d'une recomposition analytique de l'espace, il repart en flèche et ses dernières oeuvres picturales nous le montrent en pleine effervescence, réalisant selon une dynamique harmonie, un bel accord magique de l'onirisme dévoilé avec une facture très rigoureuse.

En sculpture, ses qualités sont du même ordre. Si nous devions pour les besoins d'une classification arbitraire (mais utile) chercher absolument une référence pour situer Gérard Bregnard, c'est au génie fougueux de Max Ernst, à son amour de l'insolite prismatique, à son humour décapant, que je le comparerais. C'est assez dire, je l'espère, que nous nous trouvons en présence d'un être rayonnant qui mérite maintenant une reconnaissance étendue aux principales villes de notre pays avant que l'étranger ne le découvre pour nous.

Freddy Buache (Revue Neuchâteloise, été 1969, No 47)

 

Gérard BREGNARD

 (1920 - 2003)

 

En permanence à la galerie des Annonciades

Peintures et dessins surréalistes

 

 

Ouvert samedi et dimanche

de 14h à 18h sur rendez-vous 

Tél 079 / 153.91.91

 

Oeuvres de Gérard Bregnard en vente

 

 

 

 

 portrait-walter-bucherWALTER-BUCHER-vignette-1991

Walter Bucher, peintre jurassien

  WALTER-BUCHER-hiver-pres-des-Emibois-1985

Walter Bucher (1925) 

Walter Bucher est né à la rue de Chêtre à Delémont en 1925. Tout jeune déjà, il dessine. Au cours des leçons de dessin avec son professeur Armand Schwarz, artiste-peintre dont il s'inspira, il se découvre une passion pour cet art.

Après un apprentissage de dessinateur en bâtiment, il obtient le diplôme d'architecte au Technicum de Bienne, métier qu'il pratiquera jusqu'en 1958, année où il fut nommé au Service des ponts et chaussées en tant qu'adjoint de l'ingénieur cantonal. Egalement appelé à donner des cours à l'Ecole professionnelle de Delémont, c'est avec enthousiasme qu'il a transmis ses connaissances aux apprentis dessinateurs en bâtiment durant de nombreuses années.

En 1988, il s'établit à Jongny sur les hauts du lac Léman et au pied de la Gruyère. Les paysages fascinants de cette région inspireront ses oeuvres du moment. Il saura y intégrer l'atmosphère des lieux. Après le décès de son épouse Anne-Marie, en 2013, il se rapproche de sa famille, à Bienne, où il réside.

Remarqué par Paul Bovée et Laurent Boillat, il est invité, en 1955, à participer à la fondation de la Société des Peintres et Sculpteurs Jurassiens.

Walti, comme on le nomme, pratique son art dans diverses techniques telles que le crayon, l'encre, la craie, la gouache, l'huile et l'aquarelle. Chaque instant de libre est prétexte à coucher sur la toile un sujet croqué sur le vif dans son carnet d'esquisses, dans lequel il précisait notamment les couleurs, le lieu et la date.

Les thèmes sont variés : paysages des Franches-Montagnes, patrimoine construit, chevaux, personnages, portraits, musiciens, natures mortes, arbres, faune, etc.... la France et en particulier la Loire, la Normandie et la Bretagne avec ses ports de pêche, les chalutiers et les crustacés, mais aussi l'Italie avec Rome et Venise, la Sardaigne, Israël avec Jérusalem et ses contrées, sont des lieux qui l'ont enthousiasmé et dont il a su retranscrire l'ambiance. Les scènes bibliques représentées dans sa peinture, c'est aussi son désir de partager son amour pour le Christ.

Son coup de crayon sûr, la maîtrise de la perspective, l'harmonie des couleurs, la construction sur la trame des proportions de la section d'or, sont perceptibles dans chacune de ses compositions. Elles donnent un sentiment de plénitude devant ces lignes où la rigueur architecturale du dessin forme la base solide exprimée dans son oeuvre.

Ses dons ne s'arrêtent pas à la peinture, il troque volontiers son pinceau pour l'un des quelques instruments qu'il aime jouer, avec une prédilection pour les oeuvres de Jean-Sébastien Bach.

A l'occasion de la 45ème Danse sur la Doux, pour la première fois, ses croquis et esquisses sur sa ville natale sont présentés et reproduits dans ce carnet. Certains croquis sont accompagnés de la reproduction de l'oeuvre aboutie.

Environ 75 années de production artistique, une vingtaine d'expositions en Suisse, plus de 1700 oeuvres numérotées, de nombreuses lithographies, reproductions en couleurs et affiches, constituent ainsi un document important pour le patrimoine, jurassien en particulier. 

Walter-Bucher-lithographie

Oeuvres de Walter Bucher en vente sur notre site

 WALTER-BUCHER-expositions-1954-2000

Oeuvres de Walter Bucher en vente sur notre site 

 

 

 

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