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Sculpture africaine
150,00 CHF

 

Grand salon de la galerie des Annonciades

Charles Egli

(1927-2011)

Exposition du 28 février au 29 mars 2026

 

« Peintre sur le motif »

Charles Egli est né le 24 octobre 1927 a Rüti (ZH), originaire d'Uster.

II suit l’Ecole secondaire de Hombrechtikon (ZH) puis fait un apprentissage de relieur d'art à Zürich.

En 1947 Charles Egli s’établit dans le canton de Vaud, tout d’abord à Nyon. Puis, pendant deux ans il effectue des études à Paris: à l’académie Fernand Léger, à l’académie de la Grande Chaumière, puis devient élève libre à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts. II peint alors la vie des Halles, les rues de Paris et leur animation, les bords de la Seine.

«Pont Marie à Paris» - tableau de Charles (Karl) Egli daté de 1950

En 1950, Charles Egli s’installe à Yverdon où il réalise des portraits d’enfants, des scènes de marché, de plages et des rues. Dès 1959 il vit à Renens-Crissier puis s’établit définitivement à La Tour-de-Peilz en 1966.

Charles Egli a exposé ses oeuvres depuis 1951 dans différents cantons : Zürich, Berne, Valais, Argovie et Tessin ainsi que dans le canton de Vaud (Yverdon, Nyon, Lausanne, Vevey). 

Depuis 1987 il expose en parallèle dans son atelier de la Tour-de-Peilz, tous les deux ans.

«Jour de marché à Morges» - tableau de Charles Egli daté de 1955

Si Charles Egli a beaucoup utilisé la peinture à l'huile, à la fin de sa vie il s'est consacré plus particulièrement à l'aquarelle. Il estime que «la technique de l'aquarelle touche l'essentiel. Elle ne donne pas droit à l'erreur, Elle met moins de matière sur la toile, mais plus de douceur.»  

Charles Egli est décédé le 18 septembre 2011.

«Antibes» - tableau de Charles Egli daté de 1985

 

Oeuvres de Charles Egli en vente sur notre site 

 

 


 

 

 

 

 

  

 

ROLAND KELLER

Peintre sans frontières

 

Roland Keller

(1963)

Artiste jurassien né en 1963 à Delémont.

Il réalise des dessins aux crayons de papier, des peintures acryliques et à l'huile en mixant les techniques traditionnelles au pinceau en combinaison avec l'aérographie.

Roland Keller a toujours été attiré et fasciné par le réalisme. Ses oeuvres sont réalistes, voir hyperréalistes et parfois fantastiques. Ses sujets principaux sont les paysages, les portraits et les animaux.

Deux grandes tendances chez cet artiste : soit des dessins aux crayons de papier avec l'aérographe, soit des peintures acryliques et à l'huile combinée avec de l'aérographie et parfois des reliefs (avec un gel de structure acrylique).

Au fil du temps Roland Keller s'est diversifié en utilisant différents supports comme des véhicules, des murs intérieurs ou extérieurs.


“Ma peinture s'autorise à inclure toutes les formes d'art, sans frontière de genre culturel ni d'origine géographique, et sans hiérarchie de valeurs entre culture savante et culture populaire Les peintres expriment une vision très personnelle sur des supports tels que le papier, la pierre, la toile, le bois, l'écorce, le verre, le béton et bien d'autres. Œuvre de représentation ou d'invention, la peinture peut être naturaliste et figurative, ou abstraite. Elle peut avoir un contenu narratif, descriptif, symbolique, spirituel ou philosophique.”

“La structure ou la matrice directionnel de toute chose est un habile condensé d'harmonie et de chaos. L'elément chaotique participe à la diversité et à la richesse de toute chose dans tout l'univers.”

 

Récompense :

1983 : 1er Prix (publique) des Jeunes Talents Romands, St-Ursanne (JU)

 

Expositions personnelles :

2026 : galerie du Jura, St-Ursanne (JU)

2021 : Galerie Incognito Babershop Lausanne (VD)

2003 : Centre Culturel De Rossemaisson, L'harmonie Et Le Chaos Rossemaisson (JU)

1999 : Prieuré De Grandgourt (JU)

1989 :  Prieuré De Grandgourt, L'amérique Latine Grandgourt, Canton du Jura, Suisse

 

Quelques fresques réalisées par Roland Keller :

Café Pub de la vieille ville à Moutier

Hôtel de ville à Delémont

Bâtiment communal de Montfaucon

Novi SA aux Genevez

Garage privé à Montsoleil

Maison privée à St-Ursanne

Bâtiment (Bleu Lézard) à Delémont

Maison privée à Moutier

Hall d'entrée, S.Hauert SA à Miécourt

 

 

Oeuvres en vente de Roland Keller

 

  

 

 

 

 

 

GRANDS FORMATS

Du 20 juin au 23 août 2026

Jean Moulin - L'écrivain (130 cm x 97 cm)

 
Cet été la galerie des Annonciades vous propose des oeuvres de grands formats des peintres : 
 
Sylvère Rebetez (JU), Maya Mossaz (GE), Stéphane Montavon (JU), Claudévard (NE), Georges Borgeaud (VD), Kurt Hinrichsen (BS), Arnold Stékoffer (JU), Charles L'Eplattenier (NE).
 
 
Une démocratisation visuelle

L'histoire de la peinture grand format entre le XVIIIe et le XXe siècle est celle d'une démocratisation visuelle.

Le gigantisme, autrefois réservé aux rois, est devenu un outil d'engagement politique, puis un espace d'immersion purement sensoriel.

Voici l'évolution de ce changement de dimension en quatre grandes étapes :

 

Le XVIIIe siècle

Le règne du « Grand Genre »

Au XVIIIe siècle, la taille de la toile dépend strictement d'une hiérarchie académique rigide gérée par l'Académie royale de peinture.

La hiérarchie des genres : Le très grand format est le privilège exclusif de la peinture d'histoire (scènes bibliques, mythologiques ou historiques).

L'outil du pouvoir : Ces œuvres monumentales mesurent plusieurs mètres de large. Elles servent à glorifier la monarchie et l'Église dans les châteaux ou les édifices religieux.

Les genres « mineurs » exclus : Les portraits, les paysages et les natures mortes sont relégués à des formats modestes, dits de chevalet.

 

Le XIXe siècle 

Révolution politique et spectaculaire

Le XIXe siècle bouleverse les codes. Le grand format quitte la dévotion royale pour s'adresser directement au public des Salons artistiques.

L'actualité théâtralisée : Les artistes romantiques et réalistes s'emparent de la toile monumentale pour peindre des sujets contemporains, souvent polémiques ou tragiques.

Le choc visuel : Le gigantisme sert à bousculer le spectateur. Le Radeau de la Méduse (Géricault) et La Liberté guidant le peuple (Delacroix) utilisent le format pour donner une force physique et héroïque au peuple et aux victimes.

Le réalisme monumental : Gustave Courbet crée le scandale avec Un enterrement à Ornans. Il utilise le format gigantesque de la peinture d'histoire pour représenter un enterrement de province ordinaire, élevant le quotidien des classes populaires au rang de sujet majeur.

 

Le tournant du XXe siècle

L'immersion paysagère

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le grand format change de fonction. Il ne raconte plus une histoire, il crée une atmosphère.

Le paysage comme environnement : Claude Monet repousse les limites de la toile avec la série des Nymphéas. Conçues pour être installées en cercle à l'Orangerie de Paris, ces toiles géantes entourent le spectateur.

L'expérience sensorielle : Le but n'est plus de regarder un tableau, mais de plonger à l'intérieur d'un espace de couleur et de lumière, préfigurant l'art immersif contemporain.

 

Le milieu du XXe siècle 

La physicalité et l'abstraction

Après la Seconde Guerre mondiale, le grand format devient la norme de la modernité, particulièrement aux États-Unis avec l'Expressionnisme Abstrait.

L'Action Painting : Jackson Pollock pose ses immenses toiles directement sur le sol. Le grand format devient un champ d'action physique où le peintre danse et projette la peinture.

Les Color Field Paintings : Mark Rothko crée d'immenses surfaces colorées unies. Il exige que ses œuvres soient vues de très près pour que le spectateur se sente totalement enveloppé par la couleur, créant une expérience presque mystique.

Le format comme sujet : La taille de la toile n'est plus dictée par ce qu'elle représente, mais par l'impact émotionnel brut qu'elle provoque chez l'observateur.

 

 


 

Grand salon des Annonciades

 

GRANDS FORMAT

Du 20 juin au 23 août 2026

samedi-dimanche de 14h à 18h

et sur rendez-vous

   

 

 

Walter Emil Müller

(1896-1983)

Walter Emil Müller (1896–1983) artiste peintre autodidacte suisse, né et mort à Zurich.

Sa trajectoire artistique l'a mené d'une formation commerciale initiale vers une carrière picturale reconnue, évoluant d'un style post-impressionniste vers l'intégration d'éléments cubistes.

Il utilisait parfois H. Müller ou parfois le pseudonyme de H. Studer.

Après avoir achevé une formation commerciale, il commence à peindre de manière totalement autodidacte, sans passer par les écoles d'art publiques.

Séjour à Genève (1916–1918) 

Il y passe deux ans aux côtés du peintre Johann Robert Schürch (assistant d'atelier de Ferdinand Hodler). Cette immersion lui permet de découvrir et de s'imprégner profondément du style de Ferdinand Hodler. 

Voyages et formation (1920–1922) 

Après un séjour de plusieurs mois à Madrid, il retourne à Zurich pour parfaire sa technique au sein de l'école d'art privée de Willy Hummel.

Période parisienne (1923–1945) 

Durant plus de vingt ans, il se rend chaque année à Paris pour des séjours d'études. Cette période influence radicalement son approche artistique, teintée par la tradition de la peinture française.

Retour définitif à Zurich

Il s'établit par la suite dans un atelier municipal situé sur la Brahmsstrasse à Zurich, où il poursuit son œuvre jusqu'à son décès en 1983. 

Style et thématiques 

Ses compositions s'articulent principalement autour de trois grands genres : 

- Les paysages (notamment des scènes de campagne ou de montagne, marquées par l'influence de Hodler à ses débuts).

Les scènes urbaines et d'intérieurs (rues animées, intérieurs de maisons, places publiques).

- Les natures mortes.

Ses oeuvres se reconnaissent à leur recherche d'authenticité mélancolique. Elles rejettent le superflu décoratif pour se concentrer sur l'essentiel des formes et de la lumière. Elles portent fréquemment la signature cursive manuscrite « H. Studer ».

 

Oeuvres en vente de Walter Emil Müller

 


 

Poète d'âme que peintre d'expression

Walter Emil Müller termina un apprentissage commercial et commença à peindre en autodidacte, sans jamais fréquenter d'école d'art publique.

Lors d'un séjour d'études à Genève, de 1916 à 1918, avec Robert Schürch, il découvrit le style pictural de Ferdinand Hodler.

En 1920-1921, il passa plusieurs mois à Madrid.

En 1922, Müller retourna à Zurich pour poursuivre ses études à l'école d'art privée de Willy (Wilhelm) Hummel.

De 1923 à 1945, il se rendit chaque année à Paris pour étudier.

Après son retour définitif à Zurich, il loua un atelier municipal au 59, Brahmsstrasse, dans le 3e arrondissement.

La carrière de peintre de Walter Müller débuta par des paysages dans le style de Hodler, dont il avait découvert l'oeuvre lors de ses études à Genève.

Dans les années 1920, il réalisa des paysages et des natures mortes dans la tradition de l'impressionnisme français, mais aussi dans le style de Cézanne et d'Utrillo.

À partir de la fin des années 1930, influencé par Braque et Picasso, il se détourne de l'étude directe de la nature et intègre des éléments du cubisme.

La représentation précise du réel cède la place à l'expérience intérieure et à l'observation attentive.

Parallèlement aux natures mortes et aux paysages, Müller inclut également des peintures figuratives dans son œuvre à partir de 1938, employant des éléments abstraits qui clarifient la structure picturale pour créer un portrait socialement critique de l'humanité, tendant vers la caricature.

Dans le même temps, une certaine désillusion se manifeste dans ses paysages par son intérêt pour des thèmes sombres.

Aux côtés de paysages urbains parisiens joyeux et de scènes portuaires animées, apparaissent, à partir des années 1940, des paysages suburbains et industriels de plus en plus mornes, surmontés d'un ciel menaçant. Voies ferrées, cheminées et pylônes se fondent en un réseau de lignes où s'étirent des aplats de couleur appliqués à la hâte.

Ce qui reste en fin de compte est un espace pictural abstrait dans lequel les personnes, les animaux et les objets fournissent simplement des formes et des zones de couleur. Tout se passe comme si l'artiste, impatienté, employait un raccourci qui se dispense de tout embellissement décoratif et se limite à l'essentiel.

Cette attitude ascétique, qui imprègne toute l'oeuvre de Müller, confère à ses oeuvres ultérieures leur caractère inachevé, semblable à celui d'une esquisse, et les rend si vibrantes.

En 1950 , dans le journal d'art parisien La Revue Moderne, un critique d'art français résumait avec justesse la particularité de la peinture de Müller : « Walter Muller est, d'ailleurs, autant poète d'âme que peintre d'expression et il cherche moins à réaliser une oeuvre qui plaise que celle qui « porte à penser » et cela dans un graphique qui décompose l'espace vital de ses sujets en des puzzles de lignes et de tons, francs ou lâches, moins d'un cubisme simple que d'un surréaliste de la géométrie, objectif pourtant ». 

Avec Albert Pfister (1884-1978), Max Gubler (1902-1973), Karl Hosch (1900-1972), Max Hegetschweiler (1902-1995), Albert Rüegg (1902-1986), Bruno Meier (1905-1967), Willy Guggenheim (1900-1977), Henry Wabel (1889-1981) et d'autres, Walter Müller appartient à une génération de peintres zurichois qui, à l'exception de Gubler et Varlin, sont aujourd'hui injustement tombés dans l'oubli.

Ce qui distingue ces peintres, c'est leur quête artistique plus ou moins affirmée, à une époque où deux guerres mondiales et leurs conséquences ont nécessité une profonde réorientation des arts visuels. 

Leur peinture ne s'attache pas à la beauté superficielle des choses; Elle renonce à tous les éléments décoratifs pour se concentrer sur l'essentiel, atteignant ainsi sa vérité terne et mélancolique. 

Christian Bührle, lic. Phil I 

Oeuvres en vente de Walter Emil Müller

 


 

 

 

 

 

 

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