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« VISAGES » JOSEPH SZABO Artiste peintre hongrois Exposition du 2 février au 31 mars 2024 Ouverture vendredi-samedi-dimanche de 14h à 17h30
Oeuvres de Joseph Szabo en vente sur notre site
Joseph Szabo (1925-2010) Joseph Szabo est né en 1925 à Nyúl, dans un petit village près de Győr, dans une pauvre famille paysanne de huit enfants. Il a connu une enfance difficile. Très jeune, à neuf ans il étonne son maître d’école en lui présentant un dessin bien exécuté. À cause de la vie précaire de sa famille il ne peut aller qu'à 22 ans à Budapest pour commencer ses études à l'École supérieure des beaux arts. Il fréquente les milieux intellectuels et artistiques. Il découvre la musique, se passionne pour elle au point d'envisager une carrière musicale. Mais il fait son choix définitif: il abandonne l'étude de la musique pour concentrer tous ses efforts sur la peinture. En 1953, à sa sortie des Beaux-Arts, les autorités lui attribuent une importante bourse qui le consacre artiste reconnu officiellement. Délivré de tout souci matériel, il dispose d'un atelier et de moyens financiers lui permettant de mener une existence enviable aux yeux de nombre de ses concitoyens. Des consignes données par un Pouvoir communiste sont difficiles à accepter, il se sent prisonnier, asservi. En 1956 les frontières s’ouvrent vers l’Occident, donc il peut suivre son rêve d'enfance et partir pour la France. Une bourse lui est attribuée et il est admis aux Beaux-Arts, à Paris. On lui attribue le 1er Prix à l'Exposition des peintres hongrois aux beaux-arts de Paris en 1958.
Il continue ses études à l’École supérieure des beaux-arts de Nice. « Durant ces études j'ai reçu une bourse et des repas gratuits à la cantine de l’École. Je serai toujours reconnaissant pour ce privilège reçu de la France » écrivait-il. Grâce à l'excellente réputation de l'artiste et en considération du Prix qui lui a été attribué, un important crédit lui est ouvert sous forme d'un prêt sans intérêt par le Ministère des Affaires culturelles. Cette somme sera utilisée pour acheter, et restaurer une ruine et en faire une belle demeure uniquement par son propre travail manuel. Puis il est parti vers le midi, achète et restaure une ruine à Lussan. Mais l'isolement n'est pas encore assez grand à son gré: à Fons-sur-Lussan, cette fois-ci, c'est une ruine totalement isolée, abandonnée depuis plus d'un siècle. En 1967 il est invité aux États-Unis, il s’y rend, et il y voit ses toiles figurer dans une importante galerie de Chicago puis dans des plusieurs galeries. Là encore, il a l'occasion de vendre, dans d'excellentes conditions. Puis à nouveau, des déceptions ; et connaissance avec les milieux mercantiles et sans scrupules du marché des œuvres d'art. Après trois mois de séjour il regagne le France. En 1978 à Madrid il expose ses toiles dans de meilleures conditions. Les médias (la presse, radio, télévision) présentent cet événement
Dans son œuvre on peut distinguer deux périodes et deux styles très différents, ce sont des périodes très productives. Dans sa jeunesse il exécute des peintures surréalistes avec les couleurs de basse fréquence où dominent des verts, des marrons, où éclatent souvent très fort des rouges. Au bout d’une période de recherche des différentes techniques et façons d’expression vers les années 1980 il arrive par l’abstraction à l’art non-figuratif. Puis pendant la dernière période de son œuvre, il peint des tableaux expressifs, ce sont les images figuratives et non-figuratives. Il a connu ses succès pendant cette période de création excessivement prolifique. À cette époque l’amour pour le figuratif et la confiance totale dans une iconographie concrète, même dans les spéculation les plus osées de l’esprit tiennent Szabo éloigné de l’abstrait comme d’un raccourci déloyal. Modernité des moyens qui signèrent la poursuite de l’œuvre hors du champ défini par le cadre, ampleur baroque, à la Rubens des corps et des formes, précisions gothique des contours. Sa peinture, fruit de longs efforts, d’un métier qui fait penser aux plus grands, est un message douloureux. Un message issu d'un monde inconnu. Ces qualités, il faut remonter loin dans l’histoire des ateliers pour en trouver de comparables chez les maîtres flamands de l’huile. Ses compositions sont imprégnées de mouvements, certes, mais si les gestes sont puissants ils sont plus fermes que violents, plus musculeux que nerveux. Et surtout toujours humains. C’est en cela que cette œuvre se distingue totalement de réminiscences fantastiques qu’un œil trop rapide peut susciter, celles de Jerôme Bosch ou celle de Dali.
« Tant que les êtres humains existent, les créations devraient être inspirées par êtres humains et par tous leurs rêves fantastiques ; infinis ; inépuisables ; mêmes si ça touche, dans ce domaine, une sorte de délire. Notre profonde réalité n’est-elle pas dans nos rêves chaque jour renouvelée ? Qui nous libèrent, nous aident à vivre dans une société dans laquelle nous nous sentons, la plupart du temps, prisonnier". Chez Szabo, il existe aussi une préoccupation profonde des origines de l'homme. Dans sa peinture apparaissent des êtres fantastiques, souvent inquiétants et impressionnants. Manière de montrer la coexistence en nous de ces sentiments primitifs, enfouis, qui remontent jusqu'à la surface et qui envahissent la conscience. Les monstres d’égoïsme sont peints sous des dehors peu rassurants et bestiaux. Lorsque le monstre est figuré, il occupe souvent une partie centrale dans la peinture. Les êtres représentés semblent venir de l’au-delà et expriment ce à quoi chacun est confronté dans la vie; peines ou joies, mais surtout, interrogation face aux grandes questions. Les choses sont particulièrement éliminées tout comme les paysages, les horiyons et ce qu'on appelle « nature ». Le peintre va au delà de l'apparence figurée des masques ; qui se délites ou tombent, tout comme la fragile armure du drap et du costume. Sous ces carapaces illusoires sous ces haillons en lambeaux apparaît enfin l'homme lui-même. Ces regards qui vont de la tristesse de la fatigue, à la joie pure à la sérénité accompagnent et enveloppent chaque scène et pour mieux nous fixer sur eux, Szabo n'hésite pas à situer hors du cadre l'objet de ces manifestations intimes. L’instant éclaté et riche d’événements ne tombe jamais dans hallucination ou dans le cauchemar et ne touche jamais au diabolique, mais se raconte lui–même dans une histoire riche de détails ironiques, pathétiques, grotesques, énigmatiques, obsédants, libérateurs, baignant toujours dans les couleurs qui par elles–mêmes dispensent déjà de toute réflexion. Il réveille en nous les résonances profondes, qui sont traduits là, dans une technique et des couleurs qui refusent, elles aussi la facilité, mais au contraire, glorifient la beauté. Après plusieurs années de recherches basées sur le rythme et l'harmonie des couleurs, après avoir brûlé dans la liberté d'expression comme le désir de toute forme de création, Joseph Szabo a ressenti le besoin de se tourner vers une nouvelle figuration très contemporaine. Il atteint ainsi une dimension nouvelle. À partir de la fin des années de 1970 ses peintures représentent des éléments et des formes géométriques qui composent l'ensemble des têtes et des figures humaines. Les contours sont clairs, vifs, la composition bien étoffée. Ainsi Joseph Szabo arrive à une nouvelle dimension: sortant du monde étrange, bizarre des songes fantastiques il entre réellement dans un monde éclatant, coloré et en même temps c'est un monde savant et simplifié. Sa nouvelle technique est l’aérographe. Les peintures, les tableaux exécutés pendant les deux dernières décennies de sa vie sont expressifs, de style des mosaïques. Ces œuvres ne quittent plus la maison du peintre. Incontestablement elles portent les marques des mains de Szabo, mais la plupart d’entre elles ne sont même pas signées. En 2010, L'année de sa mort il a expliqué: « ...pratiquement ces tableaux sont prêts: il leur manque encore deux ou trois mises au point, et le vernis: Après cela ils seraient plus beaux ». Dans ses dernières années, Szabo a fait beaucoup de statues. Elles représentent des corps humains costaux, machinaux, statiques : comme les robots. Ses peintures, ainsi que ses statues reflètent ses angoisses comme la statue monumentale de la ville de Sète, comme un Golem avec sa hauteur de 7 mètres. Vidéo : Aux portes des Cévennes, près d'Alès vit un peintre d'origine hongroise en quête d'un ailleurs transfiguré : Joseph SZABO. Le portrait de ce peintre surréaliste est illustré de ses oeuvres, d'images du paysage désolé autour de son mas isolé. SZABO définit les sources de son inspiration, pense que de tout temps il a été un surréaliste, disant "le monde réel m'a toujours paru banal". Il parle de la souffrance qu'il a ressentie et l'a enrichi, estime qu'"il n'y a pas d'art sans passion". En off, Pierre BOSC retrace brièvement la carrière de l'artiste tandis que des phrases du peintre complètent ce portrait accompagné de musique. Images d'archive INA (Institut National de l'Audiovisuel, France) Interview de Joseph Szabo : https://www.youtube.com/watch?v=3IkmQ2J9Mcs&t=693s Site de l'artiste : Expositions : 1967 : Chicago, Los Angeles, Montréal
Exposition 2 février au 31 mars 2024 vendredi-samedi-dimanche de 14h à 17h30
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PEINTRES ANGLAIS
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Charles Egli (1927-2011) Peintre sur le motif Charles Egli est né le 24 octobre 1927 a Rüti (ZH), originaire d'Uster. II suit l’Ecole secondaire de Hombrechtikon (ZH) puis fait un apprentissage de relieur d'art à Zürich. En 1947 Charles Egli s’établit dans le canton de Vaud, tout d’abord à Nyon. Puis, pendant deux ans il effectue des études à Paris: à l’académie Fernand Léger, à l’académie de la Grande Chaumière, puis devient élève libre à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts. II peint alors la vie des Halles, les rues de Paris et leur animation, les bords de la Seine.
«Pont Marie à Paris» - tableau de Charles (Karl) Egli daté de 1950 En 1950, Charles Egli s’installe à Yverdon où il réalise des portraits d’enfants, des scènes de marché, de plages et des rues. Dès 1959 il vit à Renens-Crissier puis s’établit définitivement à La Tour-de-Peilz en 1966. Charles Egli a exposé ses oeuvres depuis 1951 dans différents cantons : Zürich, Berne, Valais, Argovie et Tessin ainsi que dans le canton de Vaud (Yverdon, Nyon, Lausanne, Vevey). Depuis 1987 il expose en parallèle dans son atelier de la Tour-de-Peilz, tous les deux ans.
«Jour de marché à Morges» - tableau de Charles Egli daté de 1955 Si Charles Egli a beaucoup utilisé la peinture à l'huile, à la fin de sa vie il s'est consacré plus particulièrement à l'aquarelle. Il estime que «la technique de l'aquarelle touche l'essentiel. Elle ne donne pas droit à l'erreur, Elle met moins de matière sur la toile, mais plus de douceur.» Charles Egli est décédé le 18 septembre 2011.
«Antibes» - tableau de Charles Egli daté de 1985
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Jean-Pierre MELLO (1932-2020) Peintre genevois
EXPOSITION DU 14 SEPTEMBRE AU 27 OCTOBRE 2024 L'atelier de Jean-Pierre Mello se situait près de Genève à Carouge rue Jacques-Dalphin, où l'artiste exposait ses tableaux et donnait également des cours de peinture. Né en 1932, son père, sculpteur réputé, lui apprend le dessin. Au collège, un des professeurs, le peintre Gustave François, frère de Maurice Barraud, l'encourage à faire une carrière artistique. Ce n'est qu'en 1971 qu'il commence à consacrer une partie de son temps à la peinture. Progressivement au fil des ans sa palette s'éclaircira en privilégiant les ombres et les lumières. Lauréat du concours ouvert en 1981, dans le cadre de l'exposition annuelle de la Palette Carougeoise, sur le thème Paysage Carougeois, il reçoit le prix offert par la Ville de Carouge. Jean-Pierre Mello a été président de la Palette carougeoise de 1978 à 1980
Oeuvres de Jean-Pierre Mello en vente sur notre site La Palette Carougeoise - Historique Société de peintres et sculpteurs de la région genevoise fondée à Carouge en 1936. Consécutivement à l'exposition organisée dans le cadre de la Braderie de l'été 1936 à Carouge, Louis Uldry et Louis Cottier prirent l'initiative de faire participer les artistes carougeois à une manifestation qui voulait intéresser la population toute entière. Une arcade vacante au bas de la place du Marché fut aménagée en salle d'exposition: on put y voir un ensemble d'une trentaine d'œuvres, dont quelques-unes en plein air sur des panneaux, qui attirèrent la foule des visiteurs.Le succès fut... moral, mais de ce premier contact entre artistes locaux il sortit un lien d'amitié, bientôt concrétisé en une Société qui prit le nom de Palette carougeoise. En décembre 1936 eut lieu la première exposition dans l'arcade du numéro 12 de la rue du Marché. «La présentation était pittoresque à souhait, il fallut tout improviser, jusqu'au chauffage, mais l'élan était donné.» (Catalogue de l'exposition des 20 ans de la Palette carougeoise) Cette première exposition eut lieu du 18 décembre 1936 au 2 janvier 1937. Les artistes qui participèrent à cette aventure étaient Abbé, Blondin, Bretton, Clerc, Cottier, Crausaz, Félix, Garance, Goerg, Kaspar, Ludwig, Luthy, Edmée et ElianMasson, Tavernier et Uldry. La Palette carougeoise était donc née, sous la présidence de Louis Cottier. L'année suivante, un deuxième salon est organisé en novembre dans les locaux du Cercle de La Lyre au 11 rue Jacques-Dalphin. Aux artistes «fondateurs» s'étaient joints quelques peintres (Eisenhut, Excoffier et Morard) et des sculpteurs: les frères François et Paul Baud, Huber, Schmied, Walt et surtout James Vibert. Assez rapidement, aux activités artistiques et culturelles vont s'ajouter d'autres préoccupations que Cottier définit dans un discours lors du troisième salon en novembre 1940: «...je crois utile de définir le but de notre société. Si l'Exposition est une des formes de notre activité, il en est une autre non moins importante: la compréhension toujours plus grande de notre esprit local (...). Il y a aussi le maintien et l'embellissement de la cité elle-même sur lequel nous tenons à attirer tout spécialement votre attention. Sur ce point est liée toute la vie locale, qui restera ce qu'elle est tant que Carouge sera la ville ordonnée dans son architecture d'origine.» Cette prise de conscience résulte de la Loi générale sur les constructions votée en mai 1940 par le Grand Conseil, dont l'article 13 prévoit que le régime applicable au Vieux-Carouge fera l'objet d'une loi particulière. Deux architectes, René Schwertz et Marcel Bonnard, sont chargés d'une étude. La Palette devient alors l'interlocuteur des deux architectes, comme s'en félicite Henri Tanner en 1941: «On se dit qu'il était heureux que la Palette existât, puisqu'il la consulte pour tout ce qui a trait à l'esthétique de notre cité. Elle joue ainsi un rôle d'utilité publique et ses membres ne se bornent pas à peindre (...), ils vont, le regard bien ajusté, considérer si l'on respecte les gris de nos maisons, les bleus de nos ombrages et les verts de nos volets.» La Société est sur tous les fronts et devient une «conscience culturelle»: organisation de concerts où les musiciens carougeois jouent des œuvres de compositeurs carougeois (Louis Coppier, André-François Marescotti), de soirées littéraires au cours desquelles sont lues des pages d'auteurs et de poètes carougeois, de conférences sur l'architecture ou l'urbanisme, contacts avec le monde artistique genevois au travers des liens tissés avec différentes instances comme la Section beaux-arts de l'Institut national genevois ou l'Académie des arts appliqués. Elle envisage même la création d'un musée.
Place du marché à Carouge - collection privée - 93 cm x 134 cm Création d'un musée Le Journal de Carouge écrit en février 1943 : «Notons que pour le moment, la Palette carougeoise, qui a pris en mains les destinées de Carouge, qui suit attentivement tous les problèmes d'urbanisme dont la mise au point s'achève, s'occupe activement de la question du Musée et notre Mairie a donné son entière adhésion à l'idée. Il ne reste plus qu'à mettre au point les modalités de réalisation en s'inspirant de ce qui se fait ailleurs, à Nyon, à Morges, à Avenche set au Museon Arlaten de Mistral à Arles. Ce sera, pour notre commune,un bel enrichissement d'autant plus qu'on voit surgir de ci de là des documents précieux.» L'événement le plus important de la première décennie reste l'organisation de l'Exposition municipale d'urbanisme et des beaux-arts (EMUBA) en juin 1944: documents d'archives, faïences de Carouge,oeuvres d'artistes carougeois et présentation des plans élaboréspar MM. Schwertz et Bonnard, dans le cadre du deuxième Congrès des urbanistes suisses qui se tient à Genève durant trois jours, dont l'un est entièrement consacré à Carouge. À partir de 1946, la Palette renonce à lutter seule pour la préservation de Carouge; elle s'associe avec différentes personnalités dans une nouvelle association, le Groupement pour la rénovation de Carouge, présidé par Fernand Vautier. La Palette carougeoise se recentre alors sur les activités culturelles: conférences, visites d'expositions, excursions, week-ends de découverte ou de peinture, réunions hebdomadaires. À partir de 1950, les expositions deviennent annuelles, grâce à une aide financière de la Ville de Carouge. Les expositions ont lieu au printemps à la Salle des fêtes; les artistes qui le désirent sont invités à exposer leurs dernières œuvres et une place plus importante est donnée à un invité d'honneur, membre de la Palette ou extérieur. Les anniversaires donnent lieu à des manifestations de plus grande envergure, avec rétrospectives d'œuvres des anciens membres, ainsi qu'une présentation sur un sujet touchant l'histoire ou l'art de Carouge (les faïences de Carouge, à plusieurs reprises). À partir de 1952, un concours est organisé, à périodicité variable: tantôt annuel, tantôt bisannuel, mais toujours sur un thème donné. D'abord réservé aux membres de la Palette, il s'est ouvert aux artistes habitant à Carouge ou originaires de la ville sarde et depuis 1986 à tous les artistes du canton de Genève. L'œuvre à laquelle a été attribué le Prix de la Ville de Carouge entre dans les collections municipales. En 1968, quelques membres créent les Amitiés carougeoises, destinées à reprendre les activités culturelles et littéraires. Cette nouvelle société ne fait pas l'unanimité, et ses fondateurs démissionnent de la Palette. Les Amitiés carougeoises organiseront jusqu'à la fin des années 1970 leurs propres cycles de conférences et de visites. En 1995, à la veille de son soixantième anniversaire, la Palette se remet en question. Certaines activités ne répondent plus aux attentes de ses membres. D'autre part, il conviendrait d'ouvrir et d'intégrer la société au monde de l'art genevois pour la sortir de son statut de «société locale». Plusieurs solutions sont envisagées: révisions des statuts, élargissement dans le recrutement des nouveaux membres par la création d'une commission d'admission composée de quatre membres; effort dans la publicité afin de mieux faire connaître les activités de la société; reprise des conférences qui avaient été peu à peu abandonnées. On propose aussi l'adhésion au CARAR, Cartel des associations d'artistes et d'artisans d'art du canton de Genève, fondé en 1967, qui regroupe six sociétés et compte environ 500 membres; approché, le CARAR donne une réponse négative. Tout compte fait, il est jugé préférable de «garder à la Palette son esprit de confrérie, regroupant des artistes qui se sentent bien ensemble et qui ont plaisir à se retrouver dans l'amitié».
Notice tirée du dictionnaire Carougeois, tome IV B paru en novembre 2009 "arts à Carouge : Peintres, sculpteurs et graveurs sous la direction de J.-M. Marquis et la collaboration d'Isabelle DUMARET VILLE DE CAROUGE
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