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Jean MOULIN (1932- 2009)
Artiste français né en 1932 à Saint-Étienne. Décédé le 11 février 2009. Jean Moulin a réalisé des études d’arts au sein de l’école des beaux-arts de Nîmes puis de celle de Strasbourg. En 1949, il décide de partir en Italie pour travailler avec Di Chirico et perfectionner sa technique de peinture. En 1952, Jean Moulin obtient une bourse qui lui permet de voyager dans différents pays notamment en Inde, au Népal et à Madagascar. En 1966, il inaugure la télévision en couleurs et peint en direct une fresque. Celle-ci est vendue en direct et de nombreux téléspectateurs ont pu découvrir son talent.
L'écrivain (97 cm x 130 cm) Portrait de De Gaule
Le scandale - des oeuvres saisies En 1968, il illustre de peintures et de gravures les événements de "Mai 1968", puis en 1970, lors de son exposition au Pavillon Baltard, interdite au moins de 18 ans, réunissait 775 œuvres. Lors de cette exposition intitulée - "Geste Blanc"- la police ("La Brigade Mondaine") saisit ses œuvres et l'inculpe pour "atteinte aux bonnes mœurs". La presse se déchaîne, des intellectuels prennent sa défense, Roger Pierrefitte, Le professeur Etiembe...
Sublimation de la folie Deux expositions, l'une en 1972 puis en 1975 à l'Espace Cardin ont relaté son travail d'observation à l'hôpital Saint-Anne. C'est la sublimation de la folie. Jean Moulin est mort dans une "Maison de retraite" à Vaison la Romaine, le 11 février 2009, dans le plus grand dénuement, dans une sorte de folie intérieur qui l'a conduit de l'hôpital psychiatriques à cette maison de fin de vie. Il repose dans le cimetière de Vaison La Romaine.
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FLORIAN ZBINDEN Peintre du Monde et de la Nature
Florian Zbinden a étudié à l’Ecole d'Art Appliquée de la Chaux-de-Fond (canton de Neuchâtel) de 2005 à 2009 en section gravure. « La peinture est devenue mon exutoire, mon moyen de lâcher prise. Je laisse seulement mon intuition et mes sentiments me guider à travers les formes et les couleurs. J’ai besoin d’exprimer, parfois de crier, un monde intérieur, mes émotions, des paysages imaginaires en m’inspirant de la nature et parfois du monde de l’esprit. » Mêlant tantôt l’abstrait, tantôt le figuratif, l’acrylique et les techniques mixtes, Florian Zbinden laisse l’instinct le conduire et l’oeuvre apparaître...
« La nature me ressource. Elle forme un tout avec l'être humain » (Florian Zbinden, 12 mai 2023)
Oeuvres de Florian Zbinden en vente sur notre site
Florian Zbinden au Népal Croquis du Monde
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JANEBÉ Artiste neuchâteloise Oeuvres de Janebé en vente sur notre site Janebé est née à Proz-Vully. Elle commence à peindre à La Chaux-de-Fonds des la fin des années 30. Mariée à Charles Barraud, elle signe ses premières oeuvres Jeanne B. La contraction donnera son pseudonyme. Elle vit et travaille à Neuchâtel. En 1939 et 1941, elle obtient la Bourse fédérale des Beaux-Arts et, dés lors, participe aux grandes expositions collectives qui ont lieu en Suisse. Très connue en Suisse allemande, elle y présente de nombreuses expositions personnelles. Ses oeuvres figurent dans de multiples collections publiques et privées. Elle fait partie de la Société suisse des Femmes peintres, sculpteurs et architectes. De son passage chez Léon Perrin, où elle pratique la sculpture, elle garde un sens du volume solidement bâti, de la composition rigoureuse et équilibrée, d'un clair-obscur intense. Ce style s'affirme jusque dans les années 50, soutenu par une exceptionnelle technique à la spatule. Par la suite, la palette de Janebé s'éclaircit, la lumière se tamise, les formes et l'écriture s'adoucissent, les couleurs éclatent. Figurative, Janebé reste fidèle tout au long de sa carrière à ses thèmes: grandes figures paysannes, natures mortes, compositions d'intérieurs, portraits de jeunes femmes.
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Joseph SZABO (1925-2010) Artiste peintre hongrois
Oeuvres en vente sur notre site
Joseph Szabo (1925-2010) Joseph Szabo est né en 1925 à Nyúl, dans un petit village près de Győr, dans une pauvre famille paysanne de huit enfants. Il a connu une enfance difficile. Très jeune, à neuf ans il étonne son maître d’école en lui présentant un dessin bien exécuté. À cause de la vie précaire de sa famille il ne peut aller qu'à 22 ans à Budapest pour commencer ses études à l'École supérieure des beaux arts. Il fréquente les milieux intellectuels et artistiques. Il découvre la musique, se passionne pour elle au point d'envisager une carrière musicale. Mais il fait son choix définitif: il abandonne l'étude de la musique pour concentrer tous ses efforts sur la peinture. En 1953, à sa sortie des Beaux-Arts, les autorités lui attribuent une importante bourse qui le consacre artiste reconnu officiellement. Délivré de tout souci matériel, il dispose d'un atelier et de moyens financiers lui permettant de mener une existence enviable aux yeux de nombre de ses concitoyens. Des consignes données par un Pouvoir communiste sont difficiles à accepter, il se sent prisonnier, asservi. En 1956 les frontières s’ouvrent vers l’Occident, donc il peut suivre son rêve d'enfance et partir pour la France. Une bourse lui est attribuée et il est admis aux Beaux-Arts, à Paris. On lui attribue le 1er Prix à l'Exposition des peintres hongrois aux beaux-arts de Paris en 1958.
Il continue ses études à l’École supérieure des beaux-arts de Nice. « Durant ces études j'ai reçu une bourse et des repas gratuits à la cantine de l’École. Je serai toujours reconnaissant pour ce privilège reçu de la France » écrivait-il. Grâce à l'excellente réputation de l'artiste et en considération du Prix qui lui a été attribué, un important crédit lui est ouvert sous forme d'un prêt sans intérêt par le Ministère des Affaires culturelles. Cette somme sera utilisée pour acheter, et restaurer une ruine et en faire une belle demeure uniquement par son propre travail manuel. Puis il est parti vers le midi, achète et restaure une ruine à Lussan. Mais l'isolement n'est pas encore assez grand à son gré: à Fons-sur-Lussan, cette fois-ci, c'est une ruine totalement isolée, abandonnée depuis plus d'un siècle. En 1967 il est invité aux États-Unis, il s’y rend, et il y voit ses toiles figurer dans une importante galerie de Chicago puis dans des plusieurs galeries. Là encore, il a l'occasion de vendre, dans d'excellentes conditions. Puis à nouveau, des déceptions ; et connaissance avec les milieux mercantiles et sans scrupules du marché des œuvres d'art. Après trois mois de séjour il regagne le France. En 1978 à Madrid il expose ses toiles dans de meilleures conditions. Les médias (la presse, radio, télévision) présentent cet événement
Dans son œuvre on peut distinguer deux périodes et deux styles très différents, ce sont des périodes très productives. Dans sa jeunesse il exécute des peintures surréalistes avec les couleurs de basse fréquence où dominent des verts, des marrons, où éclatent souvent très fort des rouges. Au bout d’une période de recherche des différentes techniques et façons d’expression vers les années 1980 il arrive par l’abstraction à l’art non-figuratif. Puis pendant la dernière période de son œuvre, il peint des tableaux expressifs, ce sont les images figuratives et non-figuratives. Il a connu ses succès pendant cette période de création excessivement prolifique. À cette époque l’amour pour le figuratif et la confiance totale dans une iconographie concrète, même dans les spéculation les plus osées de l’esprit tiennent Szabo éloigné de l’abstrait comme d’un raccourci déloyal. Modernité des moyens qui signèrent la poursuite de l’œuvre hors du champ défini par le cadre, ampleur baroque, à la Rubens des corps et des formes, précisions gothique des contours. Sa peinture, fruit de longs efforts, d’un métier qui fait penser aux plus grands, est un message douloureux. Un message issu d'un monde inconnu. Ces qualités, il faut remonter loin dans l’histoire des ateliers pour en trouver de comparables chez les maîtres flamands de l’huile. Ses compositions sont imprégnées de mouvements, certes, mais si les gestes sont puissants ils sont plus fermes que violents, plus musculeux que nerveux. Et surtout toujours humains. C’est en cela que cette œuvre se distingue totalement de réminiscences fantastiques qu’un œil trop rapide peut susciter, celles de Jerôme Bosch ou celle de Dali.
« Tant que les êtres humains existent, les créations devraient être inspirées par êtres humains et par tous leurs rêves fantastiques ; infinis ; inépuisables ; mêmes si ça touche, dans ce domaine, une sorte de délire. Notre profonde réalité n’est-elle pas dans nos rêves chaque jour renouvelée ? Qui nous libèrent, nous aident à vivre dans une société dans laquelle nous nous sentons, la plupart du temps, prisonnier". Chez Szabo, il existe aussi une préoccupation profonde des origines de l'homme. Dans sa peinture apparaissent des êtres fantastiques, souvent inquiétants et impressionnants. Manière de montrer la coexistence en nous de ces sentiments primitifs, enfouis, qui remontent jusqu'à la surface et qui envahissent la conscience. Les monstres d’égoïsme sont peints sous des dehors peu rassurants et bestiaux. Lorsque le monstre est figuré, il occupe souvent une partie centrale dans la peinture. Les êtres représentés semblent venir de l’au-delà et expriment ce à quoi chacun est confronté dans la vie; peines ou joies, mais surtout, interrogation face aux grandes questions. Les choses sont particulièrement éliminées tout comme les paysages, les horiyons et ce qu'on appelle « nature ». Le peintre va au delà de l'apparence figurée des masques ; qui se délites ou tombent, tout comme la fragile armure du drap et du costume. Sous ces carapaces illusoires sous ces haillons en lambeaux apparaît enfin l'homme lui-même. Ces regards qui vont de la tristesse de la fatigue, à la joie pure à la sérénité accompagnent et enveloppent chaque scène et pour mieux nous fixer sur eux, Szabo n'hésite pas à situer hors du cadre l'objet de ces manifestations intimes. L’instant éclaté et riche d’événements ne tombe jamais dans hallucination ou dans le cauchemar et ne touche jamais au diabolique, mais se raconte lui–même dans une histoire riche de détails ironiques, pathétiques, grotesques, énigmatiques, obsédants, libérateurs, baignant toujours dans les couleurs qui par elles–mêmes dispensent déjà de toute réflexion. Il réveille en nous les résonances profondes, qui sont traduits là, dans une technique et des couleurs qui refusent, elles aussi la facilité, mais au contraire, glorifient la beauté. Après plusieurs années de recherches basées sur le rythme et l'harmonie des couleurs, après avoir brûlé dans la liberté d'expression comme le désir de toute forme de création, Joseph Szabo a ressenti le besoin de se tourner vers une nouvelle figuration très contemporaine. Il atteint ainsi une dimension nouvelle. À partir de la fin des années de 1970 ses peintures représentent des éléments et des formes géométriques qui composent l'ensemble des têtes et des figures humaines. Les contours sont clairs, vifs, la composition bien étoffée. Ainsi Joseph Szabo arrive à une nouvelle dimension: sortant du monde étrange, bizarre des songes fantastiques il entre réellement dans un monde éclatant, coloré et en même temps c'est un monde savant et simplifié. Sa nouvelle technique est l’aérographe. Les peintures, les tableaux exécutés pendant les deux dernières décennies de sa vie sont expressifs, de style des mosaïques. Ces œuvres ne quittent plus la maison du peintre. Incontestablement elles portent les marques des mains de Szabo, mais la plupart d’entre elles ne sont même pas signées. En 2010, L'année de sa mort il a expliqué: « ...pratiquement ces tableaux sont prêts: il leur manque encore deux ou trois mises au point, et le vernis: Après cela ils seraient plus beaux ». Dans ses dernières années, Szabo a fait beaucoup de statues. Elles représentent des corps humains costaux, machinaux, statiques : comme les robots. Ses peintures, ainsi que ses statues reflètent ses angoisses comme la statue monumentale de la ville de Sète, comme un Golem avec sa hauteur de 7 mètres.
Vidéo / nterview de Joseph Szabo : https://www.youtube.com/watch?v=3IkmQ2J9Mcs&t=693s Aux portes des Cévennes, près d'Alès vit un peintre d'origine hongroise en quête d'un ailleurs transfiguré : Joseph SZABO. Le portrait de ce peintre surréaliste est illustré de ses oeuvres, d'images du paysage désolé autour de son mas isolé. SZABO définit les sources de son inspiration, pense que de tout temps il a été un surréaliste, disant "le monde réel m'a toujours paru banal". Il parle de la souffrance qu'il a ressentie et l'a enrichi, estime qu'"il n'y a pas d'art sans passion". En off, Pierre BOSC retrace brièvement la carrière de l'artiste tandis que des phrases du peintre complètent ce portrait accompagné de musique. Images d'archive INA (Institut National de l'Audiovisuel, France) Site de l'artiste : Expositions : 1967 : Chicago, Los Angeles, Montréal
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