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ROLAND DUBUC (1924-1998) Roland Dubuc un des derniers peintres de Montmartre Roland Dubuc, l'un des derniers représentants d'une espèce en voie d'extinction: celle des peintres montmartrois, citoyens Je la Butte à part entière dont ils prolongent les saines traditions de cette laborieuse Bohème que chantèrent Murger, Puccini, Dorgelès et Carco. Affable, le geste rond, yeux pétillants derrière les lunettes à monture d'écaille, sourire gouailleur, cultivant volontiers l'humour à froid, front qu'une calvitie avancée n'en finit pas de prolonger vers le sommet du crâne. Tel apparaît Roland Dubuc né à Caudebec les Elbeuf et qui, au terme d'un long périple de remontée du cours de la Seine, devait jeter l'ancre à Montmartre. C'est en 1924 que naît le sixième les treize enfants d'une très modeste famille. Il n'y connaîtra hélas que la déprimante solitude du vagabond, la faim et le froid. Et pourtant, tout de cette vie misérable comptera peu aux yeux du jeune artiste en instance de se réaliser quand il lui sera donné de rencontrer les peintres Bordes, Letrivic et Frechon desquels il recevra encouragements et précieux conseils. Peindre et vivre de son art- Roland Dubuc le veut de toutes ses forces. Un nouveau départ pour le Havre lui permettra la connaissance des peintres Friboulet et Pailhes desquels le jugement favorable de ses oeuvres lui seront un précieux réconfort. Autre encouragement: quelques tableaux vendus à la galerie Hamon. Certes, cela ne suffit pas à lui assurer une sécurité, mais le conforte quant à la finalité qu'il s'est fixée. Cependant, il faut vivre en exerçant de menus métiers: exemples, ceux de clown dans un cirque et de vendeur ambulant de journaux. Quant à la peinture, Roland doit renoncer à l'huile d'un prix inabordable pour ses pauvres finances; reste la gouache moins onéreuse, discipline dans laquelle il excellera. C’est alors que Roland décide de s’installer à Paris et plus précisément à Montmartre où il occupera une misérable chambre d’un immeuble vétuste de la rue Saint-Vincent. Un lit, une table, une chaise y tiennent lieu de mobilier. Ce sera dans ce réduit dépourvu de tout confort qu’il brossera quelques-unes de ses éclatantes compositions et recevra quelques rares amateurs tel Michel Doddoli, futur fondateur d'une galerie d'art dont Dubuc sera l'exposant privilégié et qui, dans le présent, lui accorde son parrainage pour le salon «Les grands et les jeunes d'aujourd'hui» présenté au Grand Palais. Ses envois ne manqueront pas d'y retenir l'attention de la critique, préfigurant ainsi sa première distinction officielle alors qu'en 1958 l'artiste se voit attribuer la médaille d'Argent de la ville de Paris que lui vaut La fanfare des pompiers de Montmartre. C'est à Genève que Roland Dubuc présente sa première exposition hors hexagone. C'est le succès puisque plusieurs de ses toiles sont acquises par le Petit Palais cependant que viennent s'ajouter les achats de collectionneurs helvétiques. Ainsi, peut-il enfin vivre décemment de son art Va-t-il s'établir définitivement sur les bords du Léman? Non, car Paris l'appelle et en particulier Montmartre. Et c'est un Roland Dubuc pour lequel « le temps des vaches maigres » semble révolu, qui retrouve la Butte inspirée. Nous l'avons dit, Roland Dubuc est l'un des derniers représentants des peintres montmartrois tant par son refus de sacrifier à la facilité, que par la perception du quotidien populiste dont il se fait le traducteur. D'où sa filiation avec Utrillo, Maclet, Gen Paul (Eugène Paul) avec lesquels il partage la spontaniété, cette naïveté propre à la jeunesse du coeur, l'écriture gestuelle incisive, la richesse d'une palette aux couleurs pures, à peine modulées. « On ne peint pas avec des principes, mais avec ses tripes» affirmait Vlaminck. Ainsi en est-il de Roland Dubuc dont chaque composition semble résulter d'un défoulement, d'une irrésistible impulsion sinon de quelque furie de peindre, maîtriser l'espace pictural, soumettre la matière. Ce sont alors les rutilances du restaurant La mère Catherine, celle des rideaux d'un cirque où se produisent Les clowns musiciens (des souvenirs vécus au premier degré) et encore, l'auvent du Consulat, le bleu, couleur froide et statique, mis en oeuvre pour les bateaux au repos dans Le grand Bassin d'Honfleur, le jaune lumineux se taillant la belle part de la toile pour tel Paysage de la campagne. Certes Roland Dubuc reste fidèle à la représentation réaliste, cependant s'accorde-t-il le droit d'en interpréter les formes, dépouillées de l'accessoire et partant plus évoquées que commentées.
Oeuvres de Roland Dubuc en vente sur notre site
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Sigismond Kolos-Vary (1899-1983) peintre hongrois
Oeuvres de Kolos-Vary en vente sur notre site Sigismond Kolozsvári, dit Kolos-Vary, est né le 19 mai 1899 à Bánffy-Hunyad en Hongrie. De 1918 à 1925, il étudie à l'école des Arts Décoratifs de Budapest. L'année suivante, il effectue un voyage d'étude en Italie, il découvre les maitres italiens, Paolo Uccello qui influence ses débuts. En 1926, après un voyage en Suisse, Kolos Vary s’installe à Paris, puis visite l'Espagne. Il fait la connaissance du poète Pierre Guéguen, ami de Le Corbusier, qui préface ses expositions à la Galerie de Madame Povolozky, modèle de Modigliani. C’est dans cette galerie que Kolos-Vary vend ses premières toiles et qu’il rencontre Jacques Lipchitz, André Lhote, André Salmon et Jean Cassou. En 1941, arrêté à Paris par des agents de la gestapo, Kolos-Vary est interné en 1941 au camp de gurs durant deux années et réalise entre autre un carnet de dessin pour une fillette (conservé au centre de documentation juive contemporaine). Il s'évade en 1943 et réussit à rejoindre la Suisse. Il y reste jusqu’en 1946, puis revient à Paris. Il est naturalisé en 1955. Jusqu'en 1954, les tableaux de Kolos-Vary sont marqués par l’expressionnisme. Entre 1950 et 1954, il traverse une période transitoire qui évolue vers un langage abstrait. A partir de 1977, Sigismund Kolos-Vary installe son atelier à Boulogne-Billancourt. Il est mort en Suisse en 1983 à la Chaux-de-Fonds. Ayant opté résolument pour l'abstraction, Kolos-Vary cherchait à évoquer, «par une image microscopique, une grande partie de l'univers...» «Mes tableaux sont composés d'éléments parallèles et souvent de ronds», expliquait-il. «La succession des lignes parallèles suggère les horizons vus à des distances différentes, et les ronds (ou les soleils) donnent le point de repos des yeux, mesurant ainsi l'espace en profondeur.» Ses paysages abstraits ont une beauté rare, poétique, touchante. Il aimait peindre sur des toiles grand format où il faisait exploser les jaunes et les oranges sur d'intenses fonds ocre, terre et bleus. Source: Extrait du bulletin d'information "Boulogne-Billancourt avril 1998" Peintre dès sa plus jeune enfance Peintre dès sa plus jeune enfance, il n'a vécu que "pour sa peinture" dont il a exploré toutes les formes et, plus ou moins bien "de sa peinture", car il a toujours été un très mauvais commerçant. Il a représenté tout d'abord des souvenirs d'enfance, puis, pour survivre, il a composé des annonces publicitaires célèbres avant de s'adonner uniquement à l'art de la peinture, de la gravure et de la sculpture aux détriment d'un confort matériel que les grandes marques commerciales lui assuraient généreusement. Il a parcouru le tour du monde de la peinture et lègue à l'humanité son "Tour du Monde" en vingt tableaux qui forment un tout, mais dont chacun est un et lui-même, ensemble qui constitue un véritable "message cosmique et mystique". Il s'est hissé au rang des plus grands, son oeuvre est immense et pénètre l'immensité de l'univers. Sigismond Kolos-Vary, artiste dont le nom figure dans tous les dictionnaires d'art, dont les oeuvres sont présentes dans de nombreux musées français et étrangers, dont les toiles ont été recherchées par des collectionneurs du monde entier, dont on a admiré plus d'une cinquantaine d'expositions a été l'objet d'études et de jugements toujours très favorables de la part de critiques de renom tels que Pierre Guéguen, Pierre Courthois, Marcel Brion, Michel Seuphor... R. Bergat Synthèse géométrique On trouve dans ses premières oeuvres des éléments empruntés à l'expressionnisme et au Cubisme, puis il évolue vers une plus grande liberté de la touche, qui devient enveloppante. En 1936 il revient à une synthèse géométrique, sans abandonner le sujet; l'accent expressionniste, proche de celui de Picasso à la même époque, donne du caractère à des sujets qui témoignent d'une fidélité permanente à la réalité. Ce n'est que progressivement, et sans abandonner les données d'un réel synthétique, que Kolos-Vary parvient, entre 1955 et 1960, à l'expression plastique qui est restée la sienne et qui s'est épurée à mesure que la couleur assume davantage l'expression des éléments. Source: Extrait du dictionnaire de la peinture, éditions Larousse L'art en France pendant la guerre (1938-1947) Dans un contexte d’oppression et de pénurie, des artistes ont résisté ou collaboré, créé dans des conditions dramatiques d’internement, et adapté de nouveaux processus de création à travers leur art. Alors que l’oppression frappe les artistes «étrangers» et juifs, qui continueront à créer malgré la captivité, il s’agit pour certains de résister à travers leurs créations, pour d’autres de se conformer aux canons de l’art nazi et de son vassal vichyste, tandis que la pénurie de matières modifie profondément leur travail. Quasiment tous les artistes ont continué à travailler avec acharnement durant cette sombre période. Qu’ils soient cachés, internés dans les camps et prisons (Bellmer, Brauner, Ernst, Freundlich, Gotko, Gumichian, Hamelin, Kolos-Vary, Lévy, Nussbaum, Payen, Prieto, Rosenthal, Salomon, Soos, Springer, Taslitzky, Warszawski, Wols…), collaborent (Cocteau, Derain, Vlaminck, Maillol…), résistent via leur art (Picasso, interdit d’exposition et reclus dans son atelier des Grands-Augustins – reconstitué pour l’exposition -où il multiplie les chefs-d’œuvre), se réfugient dans le Midi (Bonnard, Delaunay, Matisse, de Staël…) ou s’exilent aux Etats-Unis (Breton, Chagall, Dali, Zadkine…), deviennent résistants, tel Soutine, tous poursuivent leur travail. Source: Musée d'Art Moderne de la ville de Paris
Atelier de l'artiste é Paris-Billancourt (immeuble du Pont-de-Sèvres) Kolos-Vary came to abstraction in the fifties through a long and patient philosophical exploration of the reality experienced during his remarkable life. Having been born in Transylvania he attended the School of Applied Arts in Budapest from 1915-1918, then the School of Decorative Arts until 1925. After which he travelled through Switzerland and Italy, where he was influenced by the lineal space of Uccello, before settling in Paris where he was soon embraced by the avant-garde artists of the École de Paris.
Lesconil - 1952 In 1928 Kolos-Vary held his first one-man show at Galerie Miromesnil, the success of this led to numerous subsequent exhibitions, commencing with the prestigious Galerie Bonaparte in 1929, and Galerie Povolosky in 1930, for which the catalogue introduction was written by Pierre Guéguen. During this time he was also invited to exhibit in the Salon d’Automne, and the Salon des Indépendants. This early period is characterised by surreal semi-figurative compositions, of elaborate mystical imagery.
E Pur Si Nuove (1963) Dyptique vertical (1977) Kolos-Vary attained pure abstraction in the late 1950’s, as a direct progression of his exploration of the sub-conscious fantastic imagery into which he had become immersed. “Aprés L’Orage” is a magnificent example of this period, dominated by vibrant ethereal forms. His writings explain that these wonderfully harmonious compositions are strictly linked to nature through a new spatial interpretation, having found the perceived world too limited. These extraordinary evocative works brought the artist international recognition, and exhibitions in New York 1959; London, 1961; Japan, 1961; and elsewhere including Geneva, Basel, Antwerp, Amsterdam, Brussels, Milan...
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DELIO MACCHI (1969) Peintre surréaliste futuriste
EXPOSITION Du 1 juillet au 27 août 2023
Delio Macchi peintre et astronome amateur Delio Macchi est né en 1969 au Tessin. Parallèlement à sa formation de peintre en bâtiment et en lettres, Delio Macchi s'est très tôt plongé dans le monde de l'art en recopiant les plus grands (Dali, Magritte, Max Ernst). Reconnaissant ses talents qu’il maîtrise à la perfection, de nombreuses entreprises et plusieurs commerces lui commandent des fresques en trompe-l’œil, des faux-bois ou des faux-marbre. Artiste actif, il restaure des toiles et relève le défi de reproduire à l’identique le majestueux retable de Grünewald, actuellement au Musée Unterlinden de Colmar, en y apportant les couleurs originales alors que cette grande œuvre n'avait pas encore été restaurée et était devenue terne avec le temps. Il réalise la couverture du livre de Marcel Rutti «Trompe-l’œil en pays neuchâtelois». «Les pseudo-paysages, les effets réels me laissent indifférent. Mieux vaut une bonne photo ! Le surréalisme, qui est une peinture pleine de poésie, d'amour de sensualité, bloque trop souvent les gens ». De ses œuvres, mélange de surréalisme, de poésie et de sensibilité, naît la confidence. « Le poids de la conscience de l'être est parfois lourd. Trop lourd. Le vert l'allège ! Des millions d'images se bousculent en permanence dans ma tête. La toile m'invite à les fluidifier. A lier, sans cassure, le flash et la couleur ».
Monde de rêve et d’originalité Les œuvres de Delio Macchi sont futuristes et rehaussées de couleurs leur attribuant une force d’expression et une poésie remarquables et personnelles. « Je ne suis pas là pour plaire. Je suis là pour donner mon amour. En peignant, j'autorise chacun à ouvrir les armoires de mon âme ! » Passionné par l'astronomie depuis 20 ans, Delio Macchi est animateur au Pavillon Hirsch (*) de l'Observatoire de Neuchâtel.
Hommage à Max Ernst par Delio Macchi - Tableau à l'huile de grand format Récompenses : Delio Macchi s’est distingué en 1995 au Concours des jeunes talents puis au Concours fédéral des arts ainsi qu’au Concours de la galerie des Amis des arts de Neuchâtel. Quelques-unes de ses expositions: 1996-2002 : Quatre expositions aux Biennales de Peseux
(*) Le Pavillon Hirsch de l'Observatoire cantonal de Neuchâtel La lune observée avec le télescope de l'observatoire Adolphe Hirsch est un astronome allemand qui est à l'origine de l'Observatoire de Neuchâtel et qui l'a dirigé pendant 42 ans. A sa mort en 1901, il lègue sa fortune à l'Etat de Neuchâtel avec comme condition de réaliser une lunette astronomique et une tour avec coupole pour l'abriter. C'est ainsi qu'a été bâti et inauguré en 1912 le pavillon Hirsch, situé sur la colline du Mail à Neuchâtel. Ce pavillon, peu accessible au public, présente un hall d'entrée décoré par Charles L'Eplattenier et les Ateliers d'art réunis en 1910-1911. Il est entouré de 12 portes, réelles ou factices. Réalisées en métal repoussé sur un modèle unique, elles diffèrent par leur partie supérieure qui représente les 12 signes du zodiaque. Des éléments stylisés évoquent le Style sapin, par ses branches et ses pives, d'où émergent des écureuils et des oiseaux. Le décor du plafond, en bordure de la verrière, représente le ciel, chargé d'éclairs et de nuages, ou des oiseaux. Au centre, le sol est couvert d'une mosaïque, alors qu'un buste monumental d'Adolphe Hirsch accueille le visiteur. L'Orangerie du Jardin botanique traitera le pavillon Hirsch par la reproduction grandeur nature de ses 12 portes, orientées vers le centre, laissant découvrir au verso des documents illustrant sa construction et certains détails de sa réalisation. Des objets, clins d'œil à la thématique de la porte, créeront la surprise. Attenant à l'Observatoire de Neuchâtel et réalisé par Charles L'Eplattenier et consorts, le vestibule du Pavillon Hirsch constitue une des rares vitrines du style sapin dans le bas du canton. Des reproductions grandeur nature des portes, complétées par des photos et des textes illustrant les étapes de la construction et des détails de sa réalisation sont présentés. Delio Macchi avec Charlie Duck, l'astronaute le plus jeune à avoir marché sur la Lune (Apollo 16).
EXPOSITION Du 1 juillet au 27 août 2023 Ouvertures : samedis et dimanches de 14h00 à 17h30 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
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PEINTRES BELGES
VENTE ET ACHAT DE TABLEAUX
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