Nos nouveautés

guy-lamy-hotel-du-nord-65cm-81cm-1968
Lamy Guy
(1914-2000)
2400,00 CHF
janebe-paysage-hivernal-38cm-51cm
Janebé
(1907-2000)
750,00 CHF
sachiko-imai-41cm-33cm
Imai Sachiko
(1933)
1800,00 CHF

POLPER (1910-1999)

Paul Perrenoud

Peintre, clown et graphiste suisse, ami et affichiste du clown Grock

 POLPER-portraitPOLPER-et-LYL

                                                                 Le duo «Polper et Lyl»

POLPER-abstrait-80-80cmPOLPER-aquarelle-20-30cm

               «Les bateaux» - huile de Polper                                            Aquarelle de Polper (petit format)

Paul Perrenoud, alias Polper, a réalisé un grand nombre de compositions graphiques pour le cirque. Cet artiste en plus de sa carrière de peintre et d'enseignant à l'École dArt de la Chaux-de-Fonds, était clown musicien et jouait de 14 instruments dont un cocertina miniature comme son célèbre ami Grock (1).

La galerie des Annonciades met en vente sur son site une série de dessins, aquarelles et huiles de Polper ainsi que quelques originaux de ses affiches. Les oeuvres peuvent être achetées avant l'exposition. Demandez leur prix en nous adressant un mail et réservez dès maintenant l'oeuvre qui vous intéresse.

Oeuvres de Polper en vente sur notre site

POLPER-le-clown-blanc-52-37cm-1989POLPER-CLOWN-archive-01

                   Polper - «Le clown blanc», technique mixte, 1989                              Le clown Polper - 1942

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Paul Perrenoud (1910-1999) dit Polper, artiste peintre et graphiste neuchâtelois

Paul Perrenoud, frais émoulu avec un diplôme de bijoutier à l’Ecole d’Art de la Chaux-de-Fonds trouvant les affiches de Grock pas fameuses, réalise spontanément en 1932, un dessin sur Grock et lui présente à Paris dans sa loge à Medrano. Cette idée de le représenter dans le même dessin sous 2 apparences, son aspect civil et sa silhouette en piste plait à Grock et trouve l’idée si intéressante qu'il lui commande une deuxième affiche, réalisée dans la nuit et livrée le lendemain. Grock négocie âprement les honoraires de Polper et ce dernier doit diminuer ses prétentions, mais peut désormais indiquer sur sa carte de visite "dessinateur de Grock" ce qui le fait connaître de la profession. Et c'est ainsi qu'il réalisera d’autres affiches pour d’autres vedettes du cirque comme André Rancy, Boulicot, Rhum ou les Fratellini.

À partir de 1935 et jusqu'à 1975 il enseigne le dessin à l'Ecole d'Art de la Chaux-de-fonds.

Polper est un artiste art déco au style très original voire avant-gardiste qui, en plus du dessin avait un passion le cirque et les clowns, et c'est pourquoi avec sa femme ils avaient formé un duo de clowns musicaux, «Polper et Lyl», qui se produisaient dans de nombreux galas en Suisse.

Quelques réalisations et expositions de Polper

- 1925-1929 : Diplôme de bijoutier à l’École d’art de La Chaux-de-Fonds. (NE)

- 1932-1934 : Affichiste à Paris pour le cinéma, le théâtre et le cirque. (France)

- 1934 : Exposition des affiches créées à Paris. La Chaux-de-Fonds, musée des Beaux-Arts. (NE)

- 1949 : Exposition de peintures et sculptures. Salons de l’Hôtel de la Fleur-de-Lys, La Chaux-de-Fonds. (NE)

- 1935-1975 : Maître de dessin artistique à l’Ecole d’Art de La Chaux-de-Fonds. (NE)

- 1963 : Polper rénove le coeur de l’Eglise du Sacré-Coeur à La Chaux-de-Fonds. (NE)

- 1980 : Exposition Grock et illustration du livre de ses mémoires. Éditions « Jurassica », Galerie du Pré-Carré, Porrentruy (JU)

- 1980 (septembre) : Exposition de dessins de Grock réalisés par Polper. Galerie du Pré-Carré, Amiens. (France)

- 1980 (décembre) : Exposition des peintures de Grock réalisées par Polper. Galerie du Pommier, Neuchâtel. (NE)

- 1981 : Exposition permanente pour l’Association des Amis de Grock. Restaurant du Cerf, Salle de Grock, Loveresse. (BE)

- 1986 : Exposition de ses anciens travaux réalisés à Paris. Musée de l’Ancien Évêché, Lausanne. (VD)

- 1987 : Exposition d’affiches dans le cadre d’une grande exposition du Cirque Knie. Musée de l’Ancien Évêché, Lausanne. (VD)

- 1988 : Exposition de ses dessins de clowns contresignés par les artistes. Festival d’Avignon. (France)

- 1989 : Exposition d’affiches au Théâtre de Montauban. (France)

- 1990 : Exposition et conférence de Polper. Galerie l’Aquarelle, Monthey. (VS)

- 1996 : Exposition de dessins, peintures et sculptures de Polper. Restaurant du Cerf, salle de Grock, Loveresse. (BE)

- 1996 : Exposition d’affiches de Polper. L’affiches suisse romande entre-deux-guerres. Musée des beaux-arts et École d’art des Montagnes neuchâteloise, La Chaux-de-Fonds. (NE) 

- 2016-2017 : Exposition, Galerie des Annonciades. (St-Ursanne, JU)

 


 LE MUSIC-HALL  

CARICATURES D'ARTISTES CÉLÈBRES DES ANNÉES 50-60 PAR POLPER

CARICATURES DÉDICACÉES PAR LES ARTISTES

polper-caricature-raymond-devos-1977

BOURVIL,
Yehudi MENUHIN,
Charles TRENET,
Claude LUTER,
Raymond DEVOS, 
Valentine TESSIER 
GIL et URFER
Les 4 BARBUS
Rolf KNIE
Fredy KNIE
Lily YOKOI, acrobate
Les clowns DARIO, NUK, REX, QUITO, LITTLE WALTER, les RIVELS, etc. 

 


 POLPER sein Leben, sein Werk (1910-1999) 

Wenn Kunstmaler öfters eine Vorliebe für Clowns gefunden haben, da ist einer, der sich mit ihnen vereinigte, mal Kunstmaler, mal Clown, aber im Leben beide zusammen. Dieser Mensch heisst Paul Perrenoud, PolPer genannt, ebenso als Kunstmaler wie Clown.

Seine gesamte Schulzeit verbrachte er in La Chaux-de-Fonds, auch für Matura und Kunstschule, die er 1929 mit einer Juwelierausbildung beendete. Seine Jugendzeit war durch die Grafik geprägt, so liebte er schon als Kind Clowns und zeichnete diese nach. Nach der Kunstschule hatte man zu dieser Zeit Mühe Arbeit zu finden : die Krise hielt an. Im Jahr 1932, wurde er van einem Freund der sich schon in Paris niedergelassen hatte, eingeladen und beide teilten sich ein Atelier.

Immer noch von den Clowns angezogen, stellte er fest dass Grocks's Plakate ihm nicht ebenbürtig waren. So kam es, dass er aus eigener Initiative ihm einen selbstentworfenen Vorschlag unterbreitete. Grock war verblüfft als PolPer ihm seinen Vorschlag in seiner Garderobe im Zirkus Medrano zeigte; doch er gab ihm zu verstehen, dass er keine so schöne Plakate brauche, aber akzeptierte jedoch die Arbeiten dieses kühnen Jungen anzuschauen. Entzückt von diesem ersten Plakat bestellte Grock ihm ein zweites; er war von PolPer's Begabung begeistert. Seitdem, durfte dieser seine Visitenkarte mit „PolPer offizieller Plakatmaler und Zeichner von Grock" vervollständigen. Dieser Titel sollte ihm den Zugang zu den berühmtesten Künstlern ermöglichen.

So wurde er Plakatenzeichner für des Theater, den Zirkus, das Kino und das Varietétheater; er zeichnete auch Karikaturen für Zeitungen, darunter „Paris Soir". Im Jahr 1935 erhielt er eine Professorenstelle als Kunstzeichner an der Kunstschule in La Chaux-de-Fonds. Unter den Prominenten befanden sich auch Freunde : Bourvil, „Les frères Jacques", Raymond Devos, Ricet Barrier.

Er hörte seine Grafiktätigkeit nicht auf und schuf verschiedene Plakate für Coop. Die potitischen Veranstaltungen und sein Engagement für die Sozialistische Partei werden ihn ermutigen sich mit Karikaturen gegen den Faschismus zu engagieren, was der Zeitung „La Sentinelle" schwere Bussen kostete. Mit seinen Plakaten von politischen Porträts, insbesondere von Charles Naine und Paul Ernest Graber, sorgte er für Aufmerksamkeit.
Als eines Tages die Brüder Cavallini in Biel auftreten sollten und Rodolphe so krank war, dass er ans Bett gefesselt war, sprang PolPer unvorbereitet für ihn ein und trat neben Roberto auf. Dieser erkannte ihn als ein echter Clown an : Du bist kein „Pfuscher", Du bist ein wahrer Profi.

Das Duo PolPer & Lyl war in der Romandie und auch in Frankreich anerkannt. Sie hatten auch die Gelegenheit am Festival von Avignon und im Theater von Montauban in Begleitung von „Les frères Jacques" und Ricet Barrier aufzutreten. Diese Orte würden Sie für Porträts und Plakate Ausstellungen wieder empfangen.


Ölgemälde, Gouachen, Aquarelle,
Zeichnungen, Plakate, Karikaturen

 


(1) L’existence de Grock, de son vrai nom Adrien Wettach, est une aventure en elle-même, qui nous fait penser, du moins pour les premières années de sa vie, aux personnages de Dickens, Tom Sayers, Oliver Twist.

Grock naît en 1880, dans un petit village suisse, dans le Jura bernois, du nom de Loveresse. Son père est horloger et paysan comme la plupart des hommes de la région, mais il est surtout connu pour ses prouesses en gymnastique. En ce temps-là, quand on est un père de famille, il faut savoir se tenir, et la droiture est la position requise. Pourtant, il est fort à parier que s’il en avait été autrement, le père de Grock aurait pu faire carrière dans le cirque. Le sort voulut que ce soit le fils qui réalisa cette prouesse. Alors enfants, Grock et sa sœur montent des spectacles d’acrobatie qu’ils joueront, avec la permission de leur père (!), dans différents établissements et cafés de la région. Mais la réalité le rattrape bientôt, il quitte l’école et fera des petits métiers alimentaires, jusqu’au jour où, lisant une annonce, sa mère décide de l’envoyer en Hongrie dans une riche famille pour enseigner le français. Grock à 17 ans. Son démon du cirque ne sera pas long à resurgir, c’est par une pirouette qu’il se présentera devant le baron chez lequel il vivra.

En 1900, après avoir été accordeur de piano itinérant, il fait ses premiers pas dans le monde du cirque en devenant le partenaire d’Alfrediamos pour le cirque Krateily, en Hongrie. Puis, il rejoint la France où il devient caissier du Cirque National suisse. Il fait la connaissance, vers 1903, de Brick, dont il sera le partenaire pour le fameux cirque Medrano. Grock achève son éducation de clown avec Antonet, qui fut son véritable maître. Antonet le fait beaucoup travailler, jouer de différents instruments, ensemble ils inventent de nouveaux numéros. Ils iront à Londres, en Allemagne et, sous les acclamations d’un public immense, tourneront sans cesse pendant quelques années. Grock fera rire le monde entier et met au point à cette époque des numéros qu’il conservera jusqu’à la fin de sa carrière.

Son héros est un nigaud qui, placé au milieu d’instruments de musique, cherche les cordes de son violon alors qu’il tient celui-ci du mauvais côté et s’efforce de s’asseoir plus près du piano en tirant ce dernier plutôt que le tabouret et ponctuant ses découvertes du célèbre : « sans blââgue ! ». Assimilé à la catégorie des clowns musicaux, Grock est aussi excellent acrobate ; son art et ses tours, plus proches par ailleurs du music-hall, tendent vers une certaine forme d’universalité. Il fait ses adieux à la scène, à Hambourg, en 1954. Multimillionnaire, Grock bâtit un gigantesque palais sur la Côte ligure, à la (dé)mesure de son succès, sans doute une revanche sur la pauvreté de son enfance. Il meurt en 1959 en clown accomplit.

Toujours considéré par ses pairs comme le plus grand clown du XXe siècle, Grock était un homme complet, à la fois jongleur, cascadeur, contorsionniste, danseur, mime ou directeur de troupe. Ce virtuose a composé plus de 2’500 mélodies. Outre un public très populaire, rois, reines et présidents d’Europe honoraient ce pitre qui illuminera trois générations, en des temps où l’on ne riait pas forcément…

 

Oeuvres de Polper en vente sur notre site

 

FERDINAND MAIRE

(1901-1963)

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Un cubisme chaleureux

Peintre et graphiste, né à Zurich le 23 mars 1901, décédé à Leysin (VD), le 3 janvier 1963
Après avoir étudié à la Kunstgewerbeschule de Zurich, Ferdinand Maire entre dans les académies Julian et de la Grande Chaumière à Paris. Il travaille tout d'abord comme graphiste, puis, dès 1930, s'adonne à la peinture et réalise tant à l'huile qui l'aquarelle des paysages, portraits et natures mortes.

Quelques-unes de ses expositions

1941: La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel, Musée des beaux-arts
1952: Neuchâtel, Galerie Léopold Robert
1963: Cressier, Neuchâtel, XIIe Salon des trois dimanches
1973 La Chaux-du-Milieu, Neuchâtel, Fondation de la Ferme du Grand-Cachot-de-Vent, Galerie d'art.

Brève bibliographie

Ferdinand Maire, 25 ans de peinture, catalogue d'exposition, 8 mars - 14 avril 1952,
Neuchâtel, Galerie Léopold Robert (manifestation organisée par les Amis du peintre F. Maire),
Neuchâtel, Imprimerie Richème, 1952 (20 pp. + 6 pl. ; préf. de Maurice Jeanneret).
Hommage à Ferdinand Maire, 1901-1963, catalogue d'exposition, 7 au 22 septembre 1963, dans le cadre du XIIe Salon des trois dimanches organisé à Cressier, Maison Vallier, Compagnie des vignolants, Association pour le développement de Cressier, Neuchâtel, Imprimerie Richème, 1963 (32 pp.) .
Ferdinand Maire, 1901-1963, catalogue d'exposition, 1er au 23 septembre 1973,
La Chaux-du-Milieu, Neuchâtel, Fondation de la Ferme du Grand-Cachot-de-Vent, Galerie d'art, 1973 (12pp. ; préf. de Pierre von Allmen, textes de André Ramseyer & Claude-Philippe Bodinier).

Ferdinand Maire dans les musées suisses

Bienne, Musée Schwab (4 oeuvres).
La Chaux-de-Fonds, Musée des beaux-arts. 
Neuchâtel, Musée des beaux-arts.

Oeuvres de Ferdinand Maire en vente sur notre site

Village en Espagne - huile sur toile (50 cm x 95 cm) - 1960

BIOGRAPHIE DE FERDINAND MAIRE

Ferdinand Henri MAIRE est né le 23 mars 1901 à Zürich (1). Il est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants, fruits de l'union de Julien MAIRE, un tailleur-coupeur et d'Alice Maire ROBERT, une courtepointière.

Ferdinand MAIRE effectue ses premières classes à Zürich où son talent est rapidement repéré par son professeur qui l'encourage à s'inscrire dans une école d'art. Entre 1916 et 1917, il suit ainsi des cours à la {Schule fur Gestaltung} de Zürich en section peinture et d'après nature.

Lorsqu'en 1917 ses parents retournent à Corcelles, dans le canton d'origine de Julien MAIRE, Ferdinand exprime le désir de poursuivre sa formation artistique à l'École d'art de La Chaux-de-Fonds. Son père, soucieux de l'avenir professionnel de son fils, accepte à la condition que ce dernier étudie la bijouterie concurremment à sa formation de peintre et de graphiste. En 1920, Ferdinand obtient ainsi un diplôme dans les trois disciplines.

L'année suivant l'obtention de son diplôme, il met sur pied sa première exposition puis, entre 1923 et 1924, part pour un voyage de huit mois aux Philippines. A son retour, il se rend à Paris pour parfaire sa maîtrise du graphisme en suivant des cours libres à l'Académie Julian (2) et à la Grande Chaumière. (3)

En 1926, il épouse Sophie KLÄÜI, rencontrée durant ses études. Cette même année il installe son atelier de graphiste dans la Maison Bata, à la place de la Poste à Neuchâtel. En 1927 et 1929, deux enfants, Jacqueline et Ferdinand Junior voient le jour. Pour subvenir aux besoins du jeune ménage, Ferdinand MAIRE diversifie ses activités. En plus de son travail de peintre et de graphiste, il se fait tour à tour affichiste, décorateur de théâtre, maquettiste, dessinateur de publicité ou encore pianiste dans un cinéma muet. Ces diverses activités ne l'empêchent pas de mener une vie sociale intense.

Féru de sport, Ferdinand MAIRE pratique notamment le tennis, le ski, l'aviron et le hockey. Avec ses frères et plusieurs amis, il fonde ainsi en 1932 le club de hockey neuchâtelois des {Young Sprinters}, club dont il crée les couleurs et le design.

En 1935, une Société des amis du peintre est mise sur pied, ce qui permet à Ferdinand MAIRE de se consacrer plus particulièrement à sa passion : la peinture. Grâce aux cotisations, l'artiste et sa famille effectuent également plusieurs voyages, notamment en Espagne et en Algérie où résident les deux frères cadets du peintre. En février 1940 la famille MAIRE embarque pour les Baléares. Le séjour, censé durer plus d'une année est interrompu après quelques mois seulement par l'annonce de la guerre. Jusqu'en 1945 Ferdinand et sa famille sont contraints de rester à Neuchâtel, au grand dam du peintre qui déclare dans un entretien que « rester à Neuchâtel toute l'année, pour un peintre, c'est faire le carrousel. Il faut sentir périodiquement un bon coup de pied qui vous projette sous un autre ciel ». (4)

En 1942, Sophie KLÄÜI-MAIRE décède brutalement et la famille doit apprendre à réorganiser le quotidien sans son apport financier et son talent de planification. Ferdinand MAIRE se remarie quelques années plus tard, avec une jeune femme surnommée Gri. A la fin de la guerre, le peintre peut reprendre ses escapade et visite l'Algérie puis le Midi de la France qui lui inspire de nombreuses toiles. Les voyages constituent pour Ferdinand MAIRE d'excellents terrains d'expérimentation. Lui qui déclare s'être lassé du « vert suisse » (5) puise dans ses expériences à l'étranger matière à une réflexion sur la couleur et la lumière.

Au fil des paysages, des scènes et des natures mortes Ferdinand MAIRE travaille et équilibre ainsi minutieusement les nuances et les teintes (6).

En 1949, à la demande de Maurice VAUCHER président des horlogers de Suisse, Ferdinand MAIRE exécute une fresque pour les nouveaux quartiers généraux de la {Fédération horlogère} à Bienne. Il choisit de traiter, à travers plusieurs objets symboliques tels le cadran solaire, le sablier ou la montre moderne, la représentation du temps à travers les âges. Cette fresque attise l'intérêt d'un industriel new-yorkais qui décide, en 1954, de confier à Ferdinand MAIRE la réalisation d'une fresque similaire pour le nouveau bâtiment de la fabrique de montres {Bulova} à Long Island. Après plusieurs mois de travail dans son atelier, mois durant lesquels il exécute avec sa rigueur habituelle esquisses et maquettes, le peintre embarque pour New-York (7). Il y séjourne deux mois entiers en se rendant quotidiennement à l'usine {Bulova} pour exécuter sa fresque selon la technique du graffiti coloré déjà utilisée à Bienne.

Dès les années 1950, Ferdinand MAIRE met également sur pied de nombreuses expositions en Suisse, à Neuchâtel, Bienne, Grange ou encore à La Chaux-de-Fonds. Il organise également des soirées de ventes dans son atelier du Jardin du Prince et donne des leçons de dessin. Professeur exigeant, il refuse d'enseigner aux élèves qu'il juge moins doués.

Les dernières années de la vie de Ferdinand MAIRE sont rythmées par de nombreux séjours dans le Midi, à Collioure, Collias et Saint-Maximin, séjours effectués seul ou en compagnie de Lucia, sa troisième femme. L'artiste y perfectionne son art, dans une recherche perpétuelle d'équilibre et d'innovation.

Les très nombreux dessins préparatoires soulignent ainsi l'importance accordée aux coloris et à la composition. Ferdinand MAIRE multiplie en effet les esquisses jusqu'à trouver le bon point de vue, le bon agencement, le bon équilibre pour sa future toile. Très inspiré par Braque, Picasso, Cézanne ou encore Gris et Villon il parvient, au fil des années, à développer un style et des sujets propres. Il décompose l'espace en lignes, arabesques et motifs colorés desquels surgissent des figures, des personnages ou des objets stylisés.

Le 23 mars 1963, moins de deux ans après la naissance de son fils cadet Frédéric, Ferdinand MAIRE décède tragiquement à la suite d'un infarctus au volant de sa voiture. Il laisse derrière lui une oeuvre abondante, essentiellement conservée chez ses trois descendants directs mais également exposée partout en Suisse, à Alger ou à New-York. Ses toiles, aquarelles, gravures et fresques témoignent d'une grande richesse et variété et demeurent d'un intérêt indéniable pour l'histoire de la peinture dans le canton de Neuchâtel.


1. La plupart des informations sont issues d'entretiens réalisés entre juin 2012 et mai 2013 avec Jacqueline AUBERT-MAIRE, la fille aînée de l'artiste, à Chesnaux-Noréaz. (ndlr: aujourd'hui décédée)

2. L'Académie Julian est une école d'art privée fondée au milieu du XIXe siècle à Paris, où de nombreux artistes ont étudié. On peut citer parmi eux, les Suisses Edmond BILLE, Félix VALLOTTON ou encore Cuno AMIET. Voir à ce sujet: FEHRER Catherine (dir), {The Julien Academy: Paris I868-1939}, catalogue de l'exposition en 1989 à la Shepherd Gallery à New York, New York : Sheperd Gallery,1989.

3. L'Académie de la Grande Chaumière, dans le quartier de Montparnasse à Paris, a été fondée an début du XXe, siècle et continue aujourd'hui de proposer de nombreux cours aux étudiants artistes. Parmi ses élèves, citons BALTHUS et Meret OPPENHEIM. Voir NOËL Benoit, {Parisiana, lit capitale des peintres au XIXe siècle}, Paris: Presses Franciliennes, 2006. Voir également le site de l'Académie, URL : http://www.grande-chaumiere.fr/fr/

4. Daniel BONHÔTE, « En évoquant la condition de l'artiste en pays neuchâtelois avec le peintre Ferdinand Maire », dans L'Express, 5 avril 1952, p. 6.

5. Citation reprise des entretiens avec Jacqueline AUBERT-MAIRE

6. Dans son allocution préparée pour l'inauguration de l'exposition «Ferdinand Maire entre tableaux et vignobles», Patrice ALLANFRANCHINI souligne que les séjours de Ferdinand MAIRE, en France notamment, enrichissent considérablement la palette du peintre. Il va plus loin encore et propose une véritable dichotomie entre les toiles neuchâteloises souvent ternes et vaporeuses et celles effectuées à l'étranger plus vives et lumineuses. Sans épouser un point de vue aussi radical, il paraît évident que la couleur occupe une place de choix dans l'oeuvre de Ferdinand MAIRE et qu'il cherche tout au long de sa vie à affiner et développer sa palette par ses voyages, ses expériences et un travail régulier.

7. Ce séjour est relaté par Daniel BONHÔTE, « Un artiste neuchâtelois a franchi l'Atlantique pour peindre des fresques à la gloire de l'horlogerie », dans L'Express, 30 novembre 1954, p. 8.

8. Idem., A propos de la technique du graffiti coloré Bonhôte écrit « L'artiste opère à travers le papier de la maquette sur le gypse humide, gravant avec des gouges les traits qui cernent les contours de son dessin. Puis, il traite en couleurs les zones ainsi délimitées. A Long Island, Ferdinand Maire a utilisé comme teinte de fond un enduit gris-vert très clair et a animé ses personnages (...) de terre, de jaune et de gris ».


Les auteurs de cette biographie datée du 18 juin 2013 sont Julie GUINAND et Lyla VAUCHER-DE-LA-CROIX. Elle a été commandée par Madame Jacqueline AUBERT-MAIRE, fille du peintre. Elle a été réalisé dans le cadre de l'Université de Neuchâtel, en Histoire de l'Art.

 

Oeuvres de Ferdinand Maire en vente sur notre site 

 

 

FERDINAND MAIRE (1901-1963)

EXPOSITION DU 4 mars au 7 mai 2017

Samedi et dimanche 14h00 - 18h00

ENTRÉE LIBRE

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Peintre et graphiste, né à Zurich le 23 mars 1901, décédé à Leysin (VD), le 3 janvier 1963
Après avoir étudié à la Kunstgewerbeschule de Zurich, Ferdinand Maire entre dans les académies Julian et de la Grande Chaumière à Paris. Il travaille tout d'abord comme graphiste, puis, dès 1930, s'adonne à la peinture et réalise tant à l'huile qui l'aquarelle des paysages, portraits et natures mortes.

Quelques-unes de ses expositions

1941: La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel, Musée des beaux-arts
1952: Neuchâtel, Galerie Léopold Robert
1963: Cressier, Neuchâtel, XIIe Salon des trois dimanches
1973 La Chaux-du-Milieu, Neuchâtel, Fondation de la Ferme du Grand-Cachot-de-Vent, Galerie d'art.

Brève bibliographie

Ferdinand Maire, 25 ans de peinture, catalogue d'exposition, 8 mars - 14 avril 1952,
Neuchâtel, Galerie Léopold Robert (manifestation organisée par les Amis du peintre F. Maire),
Neuchâtel, Imprimerie Richème, 1952 (20 pp. + 6 pl. ; préf. de Maurice Jeanneret).
Hommage à Ferdinand Maire, 1901-1963, catalogue d'exposition, 7 au 22 septembre 1963, dans le cadre du XIIe Salon des trois dimanches organisé à Cressier, Maison Vallier, Compagnie des vignolants, Association pour le développement de Cressier, Neuchâtel, Imprimerie Richème, 1963 (32 pp.) .
Ferdinand Maire, 1901-1963, catalogue d'exposition, 1er au 23 septembre 1973,
La Chaux-du-Milieu, Neuchâtel, Fondation de la Ferme du Grand-Cachot-de-Vent, Galerie d'art, 1973 (12pp. ; préf. de Pierre von Allmen, textes de André Ramseyer & Claude-Philippe Bodinier).

Ferdinand Maire dans les musées suisses

Bienne, Musée Schwab (4 oeuvres)
La Chaux-de-Fonds, Musée des beaux-arts
Neuchâtel, Musée des beaux-arts

FERDINAND-MAIRE-village-en-espagne-50-95cm-1960

Village en Espagne - huile sur toile (50 cm x 95 cm) - 1960

BIOGRAPHIE DE FERDINAND MAIRE

Ferdinand Henri MAIRE est né le 23 mars 1901 à Zürich (1). Il est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants, fruits de l'union de Julien MAIRE, un tailleur-coupeur et d'Alice Maire ROBERT, une courtepointière.

Ferdinand MAIRE effectue ses premières classes à Zürich où son talent est rapidement repéré par son professeur qui l'encourage à s'inscrire dans une école d'art. Entre 1916 et 1917, il suit ainsi des cours à la {Schule fur Gestaltung} de Zürich en section peinture et d'après nature.

Lorsqu'en 1917 ses parents retournent à Corcelles, dans le canton d'origine de Julien MAIRE, Ferdinand exprime le désir de poursuivre sa formation artistique à l'École d'art de La Chaux-de-Fonds. Son père, soucieux de l'avenir professionnel de son fils, accepte à la condition que ce dernier étudie la bijouterie concurremment à sa formation de peintre et de graphiste. En 1920, Ferdinand obtient ainsi un diplôme dans les trois disciplines.

L'année suivant l'obtention de son diplôme, il met sur pied sa première exposition puis, entre 1923 et 1924, part pour un voyage de huit mois aux Philippines. A son retour, il se rend à Paris pour parfaire sa maîtrise du graphisme en suivant des cours libres à l'Académie Julian (2) et à la Grande Chaumière. (3)

En 1926, il épouse Sophie KLÄÜI, rencontrée durant ses études. Cette même année il installe son atelier de graphiste dans la Maison Bata, à la place de la Poste à Neuchâtel. En 1927 et 1929, deux enfants, Jacqueline et Ferdinand Junior voient le jour. Pour subvenir aux besoins du jeune ménage, Ferdinand MAIRE diversifie ses activités. En plus de son travail de peintre et de graphiste, il se fait tour à tour affichiste, décorateur de théâtre, maquettiste, dessinateur de publicité ou encore pianiste dans un cinéma muet. Ces diverses activités ne l'empêchent pas de mener une vie sociale intense.

Féru de sport, Ferdinand MAIRE pratique notamment le tennis, le ski, l'aviron et le hockey. Avec ses frères et plusieurs amis, il fonde ainsi en 1932 le club de hockey neuchâtelois des {Young Sprinters}, club dont il crée les couleurs et le design.

En 1935, une Société des amis du peintre est mise sur pied, ce qui permet à Ferdinand MAIRE de se consacrer plus particulièrement à sa passion : la peinture. Grâce aux cotisations, l'artiste et sa famille effectuent également plusieurs voyages, notamment en Espagne et en Algérie où résident les deux frères cadets du peintre. En février 1940 la famille MAIRE embarque pour les Baléares. Le séjour, censé durer plus d'une année est interrompu après quelques mois seulement par l'annonce de la guerre. Jusqu'en 1945 Ferdinand et sa famille sont contraints de rester à Neuchâtel, au grand dam du peintre qui déclare dans un entretien que « rester à Neuchâtel toute l'année, pour un peintre, c'est faire le carrousel. Il faut sentir périodiquement un bon coup de pied qui vous projette sous un autre ciel ». (4)

En 1942, Sophie KLÄÜI-MAIRE décède brutalement et la famille doit apprendre à réorganiser le quotidien sans son apport financier et son talent de planification. Ferdinand MAIRE se remarie quelques années plus tard, avec une jeune femme surnommée Gri. A la fin de la guerre, le peintre peut reprendre ses escapade et visite l'Algérie puis le Midi de la France qui lui inspire de nombreuses toiles. Les voyages constituent pour Ferdinand MAIRE d'excellents terrains d'expérimentation. Lui qui déclare s'être lassé du « vert suisse » (5) puise dans ses expériences à l'étranger matière à une réflexion sur la couleur et la lumière.

Au fil des paysages, des scènes et des natures mortes Ferdinand MAIRE travaille et équilibre ainsi minutieusement les nuances et les teintes (6).

En 1949, à la demande de Maurice VAUCHER président des horlogers de Suisse, Ferdinand MAIRE exécute une fresque pour les nouveaux quartiers généraux de la {Fédération horlogère} à Bienne. Il choisit de traiter, à travers plusieurs objets symboliques tels le cadran solaire, le sablier ou la montre moderne, la représentation du temps à travers les âges. Cette fresque attise l'intérêt d'un industriel new-yorkais qui décide, en 1954, de confier à Ferdinand MAIRE la réalisation d'une fresque similaire pour le nouveau bâtiment de la fabrique de montres {Bulova} à Long Island. Après plusieurs mois de travail dans son atelier, mois durant lesquels il exécute avec sa rigueur habituelle esquisses et maquettes, le peintre embarque pour New-York (7). Il y séjourne deux mois entiers en se rendant quotidiennement à l'usine {Bulova} pour exécuter sa fresque selon la technique du graffiti coloré déjà utilisée à Bienne.

Dès les années 1950, Ferdinand MAIRE met également sur pied de nombreuses expositions en Suisse, à Neuchâtel, Bienne, Grange ou encore à La Chaux-de-Fonds. Il organise également des soirées de ventes dans son atelier du Jardin du Prince et donne des leçons de dessin. Professeur exigeant, il refuse d'enseigner aux élèves qu'il juge moins doués.

Les dernières années de la vie de Ferdinand MAIRE sont rythmées par de nombreux séjours dans le Midi, à Collioure, Collias et Saint-Maximin, séjours effectués seul ou en compagnie de Lucia, sa troisième femme. L'artiste y perfectionne son art, dans une recherche perpétuelle d'équilibre et d'innovation.

Les très nombreux dessins préparatoires soulignent ainsi l'importance accordée aux coloris et à la composition. Ferdinand MAIRE multiplie en effet les esquisses jusqu'à trouver le bon point de vue, le bon agencement, le bon équilibre pour sa future toile. Très inspiré par Braque, Picasso, Cézanne ou encore Gris et Villon il parvient, au fil des années, à développer un style et des sujets propres. Il décompose l'espace en lignes, arabesques et motifs colorés desquels surgissent des figures, des personnages ou des objets stylisés.

Le 23 mars 1963, moins de deux ans après la naissance de son fils cadet Frédéric, Ferdinand MAIRE décède tragiquement à la suite d'un infarctus au volant de sa voiture. Il laisse derrière lui une oeuvre abondante, essentiellement conservée chez ses trois descendants directs mais également exposée partout en Suisse, à Alger ou à New-York. Ses toiles, aquarelles, gravures et fresques témoignent d'une grande richesse et variété et demeurent d'un intérêt indéniable pour l'histoire de la peinture dans le canton de Neuchâtel.


1. La plupart des informations sont issues d'entretiens réalisés entre juin 2012 et mai 2013 avec Jacqueline AUBERT-MAIRE, la fille aînée de l'artiste, à Chesnaux-Noréaz. (ndlr: aujourd'hui décédée)

2. L'Académie Julian est une école d'art privée fondée au milieu du XIXe siècle à Paris, où de nombreux artistes ont étudié. On peut citer parmi eux, les Suisses Edmond BILLE, Félix VALLOTTON ou encore Cuno AMIET. Voir à ce sujet: FEHRER Catherine (dir), {The Julien Academy: Paris I868-1939}, catalogue de l'exposition en 1989 à la Shepherd Gallery à New York, New York : Sheperd Gallery,1989.

3. L'Académie de la Grande Chaumière, dans le quartier de Montparnasse à Paris, a été fondée an début du XXe, siècle et continue aujourd'hui de proposer de nombreux cours aux étudiants artistes. Parmi ses élèves, citons BALTHUS et Meret OPPENHEIM. Voir NOËL Benoit, {Parisiana, lit capitale des peintres au XIXe siècle}, Paris: Presses Franciliennes, 2006. Voir également le site de l'Académie, URL : http://www.grande-chaumiere.fr/fr/

4. Daniel BONHÔTE, « En évoquant la condition de l'artiste en pays neuchâtelois avec le peintre Ferdinand Maire », dans L'Express, 5 avril 1952, p. 6.

5. Citation reprise des entretiens avec Jacqueline AUBERT-MAIRE

6. Dans son allocution préparée pour l'inauguration de l'exposition «Ferdinand Maire entre tableaux et vignobles», Patrice ALLANFRANCHINI souligne que les séjours de Ferdinand MAIRE, en France notamment, enrichissent considérablement la palette du peintre. Il va plus loin encore et propose une véritable dichotomie entre les toiles neuchâteloises souvent ternes et vaporeuses et celles effectuées à l'étranger plus vives et lumineuses. Sans épouser un point de vue aussi radical, il paraît évident que la couleur occupe une place de choix dans l'oeuvre de Ferdinand MAIRE et qu'il cherche tout au long de sa vie à affiner et développer sa palette par ses voyages, ses expériences et un travail régulier.

7. Ce séjour est relaté par Daniel BONHÔTE, « Un artiste neuchâtelois a franchi l'Atlantique pour peindre des fresques à la gloire de l'horlogerie », dans L'Express, 30 novembre 1954, p. 8.

8. Idem., A propos de la technique du graffiti coloré Bonhôte écrit « L'artiste opère à travers le papier de la maquette sur le gypse humide, gravant avec des gouges les traits qui cernent les contours de son dessin. Puis, il traite en couleurs les zones ainsi délimitées. A Long Island, Ferdinand Maire a utilisé comme teinte de fond un enduit gris-vert très clair et a animé ses personnages [...J de terre, de jaune et de gris ».


Les auteurs de cette biographie datée du 18 juin 2013 sont Julie GUINAND et Lyla VAUCHER-DE-LA-CROIX. Elle a été commandée par Madame Jacqueline AUBERT-MAIRE, fille du peintre. Elle a été réalisé dans le cadre de l'Université de Neuchâtel, en Histoire de l'Art.

 

Oeuvres de Ferdinand Maire en vente sur notre site 

 

 Galya DIDUR (1961) 

peintre israélienne

Exposition du 1 octobre au 13 novembre 2016 

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Galya Didur est née à Kharkov, Ukraine, en 1961. Dès son jeune âge elle s’intéresse aux beaux-art. Elle suit les cours d’une école d'art de 1978 à 1982, puis de 1982 à 1985 elle étudie à l’«Art High School» et de 1985 à 1990 à l’Académie d'art de Kharkov, choisissant comme branche principale «la peinture décorative des monuments». 

En 1994, à l’âge de 32 ans, Galya immigre en Israël pour rejoindre le groupe «Tzlaliot». Un groupe qui a développé une approche des formes basées sur les principes de l'avant-garde et des styles figuratifs, en suivant l'école analytique de Pavl Filonov, caractérisé par une méthode de peinture mystique. 

En Italie, Galya a eu l'opportunité de voir et d'étudier les fresques de la Renaissance artistique italienne ce qui a contribué à faire évoluer son style artistique et à changer sa technique, devenant plus tangible et claire, avec une emphase sur les textures. 

Pour réaliser ses œuvres elle commence par créer des reliefs avec une première couche à la détrempe afin de rendre au final un effet similaire aux fresques. Elle utilise une couleur dorée comme couleur de fond pour amener le spectateur à sentir des rayons de lumière surgissant de sa peinture. Pour Galya cette technique est une métaphore montrant notre monde craquelé et obsolète. 

Galya Didur est une artiste qui s’inspire avec succès des découvertes des maîtres du passé comme Picasso et Modigliani tout en ayant une démarche contemporaine personnelle. 

 GALYA-DIDUR-shees-60-80cm

Galya Didur was born in Kharkov, Ukraine. She attended the College of Arts in Kharkov (1978-1982) and later the Kharkov Art Academy, choosing as a major Monumental Decorative Painting (1984-1989). In 1994 she immigrated to Israel, were she worked in interior design (painted in cupola in Hotel Hilton Queen Sheba and participated in many exhibitions (such as Art expo, New York, at Pier Carden Salon, Grand Palais, Paris, etc).  

"Artistry – that is most likely a key notion that opens the door into the creative world of Galya Didur. Everything or nearly everything that takes place in the imagination of the artist, and therefore in her pictures – is a theatre, a fancy-dress action, which effaces the difference between the actors and the spectators, both in the picture and in ourselves. In this world, so strange and so human at the same time, the artist sets herself free from scholar rules of figurative likeness, while her art acquires a rich and festive tonality. But as always, Galya Didur has her own special feature - behind a careless festivity one discerns anintonation of hidden sadness on the part of the actors, who create the images of the world turned over". 

Gregory Ostrovski, doctor of art, professor, Tel Aviv 

In her art Galya Didur is a poet and a romantic (pdf) 

 GALYA-DIDUR-under-the-sign-of-taurus-80-100cm

Expositions: 

2015 : Salon des Artistes Français «Art en capital», Grand Palais, Paris, Prix de la Fondation Paul Paté
2015 : «Chilling zone», Solo exhibition, Gallery Aladdin's Lamp, Jaffa, Israel
2015 : Group exhibition «Peintres Russe», Zi Artifice Gallery, Paris
2013-2014 : Salon des Artistes Français «Art en Capital», Paris, Galya Didur obtient «la Toile d'or» de l'année 2014
2014-2015 : Israeli Worldwide Exibition Art Works, Germany
2014 : «ARTISTES DU MONDE», Cannes
2014 : Galerie Russkiy Mir, Paris,
2013-2015 : Galerie Paulia Rosa, Paris
2013 : Exposition collective, galerie «Opus4» Love 2 arts Antwerpen, Belgique
2013 : Exposition collective, Deve Gallery, Bruges, Belgium
2013 : Group exhibition Doll house, «Teatron Jerushalem», Jerusalem, Israel
2012 : Galerie espace improbable, Paris,
2012 : Galerie Neel, Cannes, France
2012 : Group exhibition «Time of wanderings (East-West)», Central House of Artists, Moscow, Russia
2012 : Galerie 104, Paris
2011 : Museum of Russian Art (MORA), USA, New Jersey
2011 : Arts Festival, «Emotionarti», Florence, Italy
2011 : Arts Festival, «The Night of light», Jaffa, Israel
2011 : Arts Festival «Transformation», La Ferte Bernard, France (Nomination pour sa technique de peinture Acryl)
2011 : «Haim-means life», «Arvest Art Gallery», Almaty, Kazakhstan
2011 : Group exhibition «Time of wanderings (Discovery of America)", Central House of Artists, Moscow, Russia
2011 : Karo Gallery Haifa, Israel
2000-2012 : Salon des Artistes Independants «Art en Capital", Grand Palais, Paris
2010 : Hotel de Prince de Gales, Paris
2010 : «Art Shopping» Louvre exhibition, France
2010 : Israeli art exhibition «Imagination 2010», non profit exhibition for Israeli AIDS task force, Tel Aviv, Israel
2010 : Purple Gate Gallery, Ein-Hod, Israel
2010 : Group exhibition, Ein-Hod artist's village, Israel
2010 : «Without frames» group exhibition, Government complex (Africa Israel Tower), Tel-Aviv, Israel
2009-2012 : Salon Business’Art Fair, Espace Pierre Cardin, Paris

 

Galya Didur expose à St-Ursanne 

du samedi 1 octobre au dimanche 13 novembre 2016  

Galerie des Annonciades
10 rue du Quartier
CH-2882 Saint-Ursanne 

Ouvertures : samedi-dimanche 13h30-17h30 et sur rendez-vous  

ENTRÉE LIBRE 

Exposition organisée en collaboration avec l'association «Stella Art International» (*) du Centre culturel de Russie à Paris. 

(*) Stella Art International est une association fondée en 1999 à l'initiative de Stella Kalinina, passionnée d'art. Son but est de favoriser la création artistique et culturelle en organisant des événements internationaux dans le domaine des arts peinture, musique, mode, littérature, cinéma, théâtre et danse. Elle présente une grande diversité de styles, de techniques et de modes d'expression, toujours à la recherche de nouveaux talents. Site de l'Association: stella-art-international.org)

Oeuvres de Galya Didur en vente sur notre site 

 

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