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WILLIAM RÖTHLISBERGER Peintre du lac Du 30 mai au 5 juillet 2020
William RÖTHLISBERGER 1862 - 1943 Un grand peintre neuchâtelois William Rothlisberger est né le 6 octobre 1862 à Walkringen, près de Berne. A l'âge de quatre ans il perd son père, et sa mère, d'origine neuchâteloise et vient s'établir à Thielle. Il fait ses classes au Gymnase de Neuchâtel puis se rend à Paris en 1877. Il entre à l'Académie Julian et se lie d'amitié avec les peintres Félix Valotton et Ernest Biéler. Il travaille la peinture avec acharnement. Il entreprend de nombreux voyages: en 1881, il se rend en Italie et en Tunisie où il rencontre Eugène et Jules Girardet. L'année suivante, il est en Egypte, Palestine, Syrie puis de nouveaux séjours réguliers à Paris lui permettent de perfectionner ses moyens techniques. En 1885, année de son mariage, il visite la Hollande et la Belgique. A vingt-six ans, il peint ses barquiers déchargeant des pierres, sa plus grande scène lacustre. Le bas-lac, la région de Thielle sont les sources de son inspiration; des barquiers, des pêcheurs, des saisons naissent ses thêmes principaux. Depuis 1886, il participe à plus de cent expositions cantonales, suisses et étrangères. L'exposition rétrospective organisée en 1939 par les Amis des Arts et celle, posthume, de 1944, rencontre un vif succès. Etabli à Thielle, il mène une existence de gentilhomme campagnard et de citadin en se vouant non seulement à son art mais à la vie publique. Pendant des années, il fait partie des autorités communales de Thielle. Au chef-lieu, il siège au sein de nombreuses commissions. Un quart de siècle durant, il préside la section neuchâteloise de la Société suisse des peintres, sculpteurs et architectes dont il assume également la vice-présidence puis la présidence centrale pendant quelques années. II participe aussi à la fondation d'une caisse de secours suisse pour les artistes dont il s'occupe jusqu'à sa mort survenue le 20 septembre 1943. William Röthlisberger, peintre du lac document au format pdf (Le Gouvernail, brochure numéro 5, 2012)
Lac de Neuchâtel & Trou de Bourgogne (70 cm x 120 cm) - 1906
BIOGRAPHIE 1862 Naissance le 6 octobre à Walkringen (BE). William Röthlisberger est le cadet de 6 enfants dont 3 survivront. 1866 Mort du père. La famille s’établit à Neuchâtel. Les hivers se passent en ville et les étés à Thielle. 1870 Paul Girardet et sa famille s’installent à Epagnier puis à Thielle, chez Madame Röthlisberger (Ida Jakobina, née Wimmer). Girardet, chassé de Versailles par la guerre franco-prussienne se remet au travail ce qui inspirera le jeune William. 1870-1880 William prend des cours de dessin chez Gilbert, architecte français appelé par le conseil d’Etat à collaborer aux travaux de la salle du Grand Conseil. Etudes au gymnase littéraire - Influence de Fritz Landry, maître de dessin, graveur, créateur de médailles, lui-même élève de Barthélémy Menn. 1877 Mort de la mère. Départ pour Paris. Académie Julian, se lie avec Ernest Bieler et Félix Vallotton. Il a pour maîtres Lefebvre et Boulanger. Dessine chez Collarossi à la future « Grande Chaumière ». Travaille à Paris l’hiver et passe ses étés à Thielle. 1881 Voyage avec son frère Edmond en Italie (Rome, Naples, Sardaigne) puis en Tunisie et en Algérie où il rencontre Eugène et Jules Girardet. 1882 Départ pour l’Egypte. Remontée du Nil jusqu’à Assouan. Retour par Suez. En caravane de Jaffa à Jéruslem. A cheval en Judée – visite de Palmyre – Baalbek, Beyrouth et jusqu’à Alep en Syrie. Retour par Smyrne et Rhodes, puis la Sicile. Ramène une série de dessins, d’aquarelles et d’esquisses. 1883 Admis à l’Ecole des beaux-arts de Paris, mais tombe malade. Entreprend un nouveau voyage à Venise et Constan- tinople. Retour par la Roumanie et l’Autriche. 1885 Juin. Epouse Alice de Reynier – Voyage de noces en Hollande et Belgique. Profonde impression de la peinture hollandaise et flamande. William et Alice auront 4 fils: L’aîné, Gustave deviendra architecte, Ernest orfèvre, Paulo sculpteur et Maurice architecte d’intérieur. Installation à Paris où le couple vivra jusqu’en 1896. Poursuite de ses études de peinture chez Courtois et Dagnan. Sculpture chez Injalbert. Participe à plusieurs expositions de groupe. Amis des arts, Neuchâtel, où il exposera 27 fois. Amis des arts, La Chaux-de-Fonds, dès 1886. Nationale des peintres et sculpteurs dès 1908. 1888 Peint Les barquiers déchargeant des pierres, tableau qui sera légué au Musée d’Art et Histoire de Neuchâtel (le MAHN). 1900 Médaille de bronze à l’exposition universelle de Paris pour La vieille servante et Barquiers déchargeant des pierres. 1904 Président de la section neuchâteloise de la SPAS (jusqu’en 1929). 1910-1913 Commission fédérale des beaux-arts. 1923 Voyage en Angleterre et en Allemagne. 1927 Voyage dans le midi de la France. 1932 Banquet offert à la Société des peintres et sculpteurs en l’honneur de William Röthlisberger et de Paul Bouvier. 1933 Parution de la première monographie consacrée à l’artiste par Maurice Jeanneret, aux éditions de La Baconnière. 1934-1936 Président du Conseil communal de Thielle - Wavre, son fils Ernest, orfèvre, lui succédera à ce poste. 1943 Le 20 septembre, meurt à Wavre. 1944 Du 28 mai au 3 juillet, exposition rétrospective de 300 oeuvres aux Galeries Léopold-Robert et au Musée des Beaux-Arts à Neuchâtel. 1946 La Société de sauvetage du Bas - Lac baptise sa baleinière de 12 rameurs « Le Père William » en hommage à l’artiste. 1949 Exposition (10 avril - 1er mai) d’oeuvres des Röthlisberger (William, Ernest, Paulo, Maurice) à la Galerie des amis des arts, Neuchâtel. 1955 Avril, exposition et vente aux enchères par la galerie Pro Arte de 600 oeuvres de l’artiste. Gros succès. 1972 Exposition des Röthlisberger (William, Denise, Ernest, Paulo) à la Galerie des amis des arts, Neuchâtel. 1988 86 oeuvres de William sont présentées en hommage à l’artiste au collège de Thielle-Wavre à l’occasion de la commémoration du 100e anniversaire de la fusion des deux communes. 1989 Exposition d’une centaine d’oeuvres à la Galerie de l’Evole à Neuchâtel. Parution à cette occasion de «William Röthlisberger. Le Peintre du lac de Neuchâtel, 1862–1943», par Gérald Comtesse.
William Rothlisberger - un magnifique hommage (pdf)
Oeuvres de William Röthlisberger en vente sur notre site
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JANVIER 2020 Découvrez 4 peintres Exposition du 3 janvier au 9 février 2020
MARICELA PEINTRE MEXICAINE SERGE VOISARD PEINTRE DE MOUTIER (JU) KOLOS-VARY PEINTRE HONGROIS GEORGES TRINCOT PEINTRE DE COLMAR (F) Maricela , artiste peintre mexicaine
Notre chambre commune était toujours pleine de bouts de tissus et de ciseaux de coiffure (ma mère était coiffeuse à domicile). Je gardais aussi de vieux cartons, que je collais ensemble avec la colle « resistol » de ma grand-mère, pour en faire des petites maisons et des voitures. Je jouais avec ma boîte de crayons en mariant les couleurs selon mes envies, le rouge avec le bleu, le violet avec l’orange, mais le beige et le brun restaient irrémédiablement seuls, car je ne pouvais pas me les imaginer en couple. C’est à ce moment-là que j’ai appris à tailler mes crayons avec un couteau de barbier. Sur le chemin de l’école, je levais les yeux vers le ciel pour regarder les avions et me disais que lorsque je serais grande, je voyagerais beaucoup. Cela devait être merveilleux de voler ! C’est ma marraine qui m’a fait découvrir les arts visuels en m’offrant un livre intitulé « Los cien grandes de la pintura » (les 100 plus grands peintres). Ce livre exerça une grande fascination sur la fillette de 10 ans que j’étais alors. Plus tard, j’ai d’abord fait des études à l’école de peinture, de sculpture et de gravure « La Esmeralda », à Mexico City, puis à Dublin, en Irlande, au Dún Laoghaire Institute of Art, Design and Technology et au Bally Fermont Senior College. Je me suis ensuite installée en Suisse pour fonder une famille. Cette période a été marquée par la naissance de mes deux merveilleux enfants et jalonnée de nombreuses expositions de mes œuvres. Jusqu’à récemment, je suis retournée vivre quelques années au Mexique, dans le sud-est du pays, dans un village tranquille au bord de la mer. Ma production artistique n’a cessé de se développer au fil des ans. Oeuvres de Maricela en vente sur notre site
Georges TRINCOT
(1921 - 2005)
Georges Trincot est un peintre authentiquement figuratif aimant s’adonner à la pratique de l’abstraction. L’écriture informelle lui a permis de vivre la passion des couleurs en échappant au joug des lois et des règles de la représentation. Jamais, il ne s’est senti aussi libre devant la toile !
L’abstraction lui a offert l’occasion de s’exprimer librement. Il pouvait enfin céder l’initiative aux couleurs. Il est arrivé à peindre en deux temps : la première couche abstraite allait lui permettre, dans un deuxième temps d’entrevoir l’image figurative qui allait s’y greffer : un cheval, un train ou une fleur.
Il affirme que la toile naît d’elle-même à partir de la composition instinctive et intuitive des couleurs : c’est le hasard qui fait le destin du tableau. Trincot a ressenti une exquise sensation de liberté en s’adonnant à l’abstraction. Il faudrait se rappeler la guéguerre que se livraient, et parfois de façon féroce, les galeries de rive gauche et celles de rive droite quant à la condamnation de la pratique de la figuration par les uns et l’interdiction de la pratique de l’abstraction par les autres. Divorce dogmatique qui a commis beaucoup de dégats.
Georges Trincot transcende toutes les tendances, toutes les écoles, tous les tabous et toutes les interdictions pour clamer haut et fort l’unité de la peinture.
Chaque touche de couleur est une note de liberté. En s’engageant dans l’abstraction, Trincot n’a pas fait abstraction de la peinture. II a trouvé dans l’exploration de l’abstraction une liberté qu’il n’a point entrevue auparavant. Il affirme sans équivoque que la pratique de l’abstraction lui a permis d’aller au coeur du mystère de l’acte de peindre, là où il fait parler le silence, là où il rend visible l’invisible. Il n’a pas pour autant renoncé à la figuration, il a tenu à préserver en lui l’unité du formel et de l’informel et à maintenir dans l’harmonie les variantes et la complexité du langage.
Taches multicolores désignant la tâche du peintre consistant à créer des toiles dans lesquelles logent des milliers d’étoiles en arc en ciel d’abstractions rassemblées comme par enchantement dans un désordre amoureux habité par le merveilleux.
Dans sa volonté de ne pas occulter ses desseins, Trincot explique sa démarche plastique qui a trouvé dans la pratique de l’abstraction un terreau fertile propice à l’épanouissement artistique : « j’ai fini par me lasser de la répétitivité de la peinture figurative, c’est pourquoi je me suis engagé dans la peinture informelle pour vivre sans entrave la passion des couleurs en laissant au vestiaire les impératifs abusifs de la peinture figurative. Et quelle libération !
En prenant volontairement mes distances vis à vis de la figuration, l’abstraction m’a permis de vivre intensément mes liens charnels avec la toile en m’offrant la possibilité d’appliquer les couleurs librement ».
La peinture figurative, trop pleine du visible et trop servile au réel ne pouvait le satisfaire, de même la peinture abstraite, pratiquée telle la métaphysique du vide ne pouvait combler son besoin ardent de communiquer avec la densité de l’être. Il a pu ainsi réaliser la synthèse entre le formel et l’informel, le vide et le plein, le yin et le yang dans une fantastique énergie fusionnelle qui a permis l’éclosion de son style particulier et inimitable.
Il convient de signaler que lors de son entrée dans l’abstraction son fidèle ami le cheval l’a suivi pour l’aider, selon ses propres termes « à chevaucher librement dans l’univers de l’abstraction ».
Mustapha Chelbi - catalogue raisonné, page 78-79
KOLOS-VARY (1899 - 1983) Sigismond Kolozsvári, dit Kolos-Vary, est né le 19 mai 1899 à Bánffy-Hunyad en Hongrie. De 1918 à 1925, il étudie à l'école des Arts Décoratifs de Budapest. L'année suivante, il effectue un voyage d'étude en Italie, il découvre les maitres italiens, Paolo Uccello qui influence ses débuts. En 1926, après un voyage en Suisse, Kolos Vary s’installe à Paris, puis visite l'Espagne. Il fait la connaissance du poète Pierre Guéguen, ami de Le Corbusier, qui préface ses expositions à la Galerie de Madame Povolozky, modèle de Modigliani. C’est dans cette galerie que Kolos-Vary vend ses premières toiles et qu’il rencontre Jacques Lipchitz, André Lhote, André Salmon et Jean Cassou. En 1941, arrêté à Paris par des agents de la gestapo, Kolos-Vary est interné en 1941 au camp de gurs durant deux années et réalise entre autre un carnet de dessin pour une fillette (conservé au centre de documentation juive contemporaine). Il s'évade en 1943 et réussit à rejoindre la Suisse. Il y reste jusqu’en 1946, puis revient à Paris. Il est naturalisé en 1955. Jusqu'en 1954, les tableaux de Kolos-Vary sont marqués par l’expressionnisme. Entre 1950 et 1954, il traverse une période transitoire qui évolue vers un langage abstrait. A partir de 1977, Sigismund Kolos-Vary installe son atelier à Boulogne-Billancourt. Il est mort en Suisse en 1983 à la Chaux-de-Fonds. Ayant opté résolument pour l'abstraction, Kolos-Vary cherchait à évoquer, «par une image microscopique, une grande partie de l'univers...» «Mes tableaux sont composés d'éléments parallèles et souvent de ronds», expliquait-il. «La succession des lignes parallèles suggère les horizons vus à des distances différentes, et les ronds (ou les soleils) donnent le point de repos des yeux, mesurant ainsi l'espace en profondeur.» Ses paysages abstraits ont une beauté rare, poétique, touchante. Il aimait peindre sur des toiles grand format où il faisait exploser les jaunes et les oranges sur d'intenses fonds ocre, terre et bleus. Oeuvres de Kolos-Vary en vente sur notre site
Serge VOISARD
(1913 - 1996)
Il n’est évidemment pas le seul artiste-peintre à qui l’on pourrait attribuer ce titre de « peintre prévôtois ». Mais il est assurément celui à qui cette« appellation contrôlée » convient le mieux. Pourtant, Serge Voisard n’est pas né à Moutier. Il y est venu d’Ajoie son pays d’origine et de naissance en mars 1935. Il venait, en effet, d’être nommé en qualité de maître de dessin - et d’autres branches - à notre école secondaire. Enthousiaste, plein d’entrain, pétri de talent, il a su emballer ses élèves et provoquer chez certains cette volonté qui conduit au professionnalisme en art.
Mais ce n’est pas tout. Dès son arrivée à Moutier, Serge Voisard entra en contact et tout de suite en amitié avec un autre « cinglé » de peinture mon regretté frère Charles, hélas décédé en 1948. Ensemble, Voisard et Robert groupèrent autour d’eux tout ce qui, à Moutier, aimait dessiner et peindre. Ce fut, en 1938, la création de la Société des peintres et sculpteurs prévôtois, avec la première exposition. Treize artistes y présentèrent leurs oeuvres. Voici leurs noms, par ordre alphabétique Walter Aebischer, Fritz Boegli,.Ernest Boesiger, César Créa, Walter Fürst, Henri Germiquet, Jacques Kienzle, Frédy Laufer, Hélène Moser, André Nicolet, Charles Robert, Mariette Sauvain et Serge Voisard. Ce n’était pas, on s’en doute, une exposition de première qualité. Certains des artistes étaient vraiment des amateurs. Mais l’enthousiasme, la joie de créer et aussi de se rencontrer entre amis fit merveille. Ces expositions - car il y en eut d’autres après celle de 1938 - attiraient à l’Hôtel de la Gare, puis au Foyer, tout ce qui, à Moutier, s’intéressait aux arts. Pour cela aussi Serge Voisard mérite notre reconnaissance.
C’est ce bouillonnement qui a permis, quelques années plus tard, la création du Club Jurassien des Arts puis de son Musée Jurassien des Beaux-Arts. Je ne saurais l’oublier. Mais tout cela ne nous dit rien du talent de Voisard. Qui est-il en peinture et que veut-il ? C’est tout d’abord un parfait individualiste, peu sujet aux emballements en matière de style. Elève de Nicolet, en son temps professeur de dessin et de peinture à Porrentruy. Voisard s’est fabriqué un style personnel.
Entre mille oeuvres, nous saurions reconnaître un Voisard. Ses sujets, il ne va pas les chercher très loin. Il les trouve tout naturellement à Moutier et dans le Jura. Comme un bon artisan, il travaille ses huiles, ses aquarelles et ses dessins, honnêtement, sans chercher de midi à quatorze heures. Je ne dis pas que cette manière d’approcher la peinture soit la seule, ni même qu’elle soit la meilleure. Mais c’est là le style de Serge Voisard. Et il y excelle.
Oeuvres de Serge Voisard en vente sur notre site
JANVIER 2020 Découvrez 4 peintres Exposition du 3 janvier au 9 février 2020 Ouvertures : les samedis et dimanches de 13h30 à 17h30
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"Le rôle des peintres est de nous ouvrir les yeux" 5 Interviews réalisées dans les années 60 Source : Télévision Suisse Romande |
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L'ART SUISSE EXISTE « La situations des peintres en Suisse romande.» Par Max Kohler, imprimeur, Moutier août 1965 version pdf « Réflexions sur la peinture contemporaine de la Suisse alémanique.» Par Robert Th. Stoll, critique d'art, Bâle, août 1965 version pdf « Existe-t-il un art suisse ? » Interview de Frédéric Elkaïm, consultant à Genève (septembre 2021) |
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LA PEINTURE ABSTRAITE « L'art ne rend pas Ie visible, mais rend visible » Paul Klee La peinture abstraite naquit simultanément en Allemagne avec Kandinsky, en Hollande avec Mondrian, en France avec Delaunay, peu après 1910. En Suisse aussi, puisque Sophie Taeuber-Arp exécutait en 1916 ses premières peintures abstraites et que Louis Moilliet, l'un des seuls avec Klee, se préoccupait des problèmes de l'abstraction. Depuis lors, après les Leo Leuppi (fondateur de l'«Allianz» en 1937), les Walter Bodmer, les Max Bill, dont l'oeuvre déjà presque classique se poursuit toujours aussi féconde, les peintres sont devenus légion qui ont adopté pour s'exprimer ce langage de notre siècle qu'est la peinture abstraite. Art abstrait Cette désignation, d'ailleurs, prête à bien des équivoques dans l'actuelle confusion des termes. Elle est même rejetée par certains qui se veulent "concrets" ou "non-figuratifs". Mais elle demeure néanmoins la plus généralement adoptée. Est-il encore nécessaire de justifier l'artiste qui ne représente pas sur sa toile des objets de la nature, ou même qui ne veut pas s'en inspirer ? Braque déjà disait : « Écrire n'est pas décrire, peindre n'est pas dépeindre.» L'art non figuratif est-il une solution de facilité ? C'est plutôt une forme esthétique exigeante puisqu'elle n'a plus l'objet comme support. Le sujet n'est plus là pour masquer la pauvreté d'invention. L'artiste vrai doit créer. L'imitateur et le conformiste (l'académisme s'installe très vite jusque dans la peinture d'avant-garde) sont très vite démasqués. Est-il vrai qu'un art qui ne veut rien devoir à la nature se stérilise et engendre la monotonie ? Qu'il va se mourant d'épuisement par l'impossibilité d'inventer toujours de nouvelles formes ou de nouveaux assemblages de couleurs ? Les artistes ne prouvent-t-ils pas qu'il est plus vivant que jamais ? Quelle richesse et quelle variété dans les oeuvres : puissance des moyens les plus pauvres chez les partisans d'un dépouillement géométrique qui n'exclut nullement la sensibilité; bouillonnement passionné de la liberté sans contrainte chez les tachistes. L'abstraction est la voie qui séduit de plus en plus les artistes créateurs. Chaque époque a sa sensibilité : la nôtre est différente de celle de la génération précédente. II s'agit de deux générations qui toutes deux ont tiré les sources de leur émotion esthétique de leur confrontation avec l'univers. Mais l'univers des seconds n'est plus celui des premiers. Il s'est modifié et agrandi et se trouve envahi par les conquêtes de la science et de la technique. C'est peut-être par un besoin de compensation et d'équilibre que fleurit aujourd'hui une esthétique nouvelle toute de sensibilité qui redonne a notre monde la poésie. Marcel Joray (extrait d'un texte présentant la première exposition suisse de peinture abstraite en 1957 au Musée des beaux-arts de Neuchâtel) |
Galerie virtuelle
The Web Gallery of Art is a virtual museum and searchable database of European painting and sculpture of the Romanesque, Gothic, Renaissance, Baroque, Neoclassicism, Romanticism periods (1000-1850), currently containing over 23.200 reproductions. Picture commentaries, artist biographies are available. Guided tours, period music, catalogue, free postcard and other services are provided.
Les expositions d'Art en Suisse et en France
http://www.elysee.ch/accueil/ Musée d'Art (Lausanne)
http://www.chaux-de-fonds.ch/musees/mba Musée d'Art de La Chaux-de-Fonds (Suisse)
http://www.swissart.ch/fr/index.php (Site présentant des artistes suisses ayant exposés à la galerie des Annonciades)
http://www.centrepompidou.fr/ Centre Georges Pompidou (Paris)
http://www.louvre.fr Le Louvre (Paris)
http://www.musee-orsay.fr/ Musée d'Orsay / oeuvres commentées (Paris)
https://www.culture.gouv.fr/thematiques/musees/ Les musées en France (site culture.gouv.fr)
Les expositions d'Art dans le monde
https://zkm.de/de Centre d'art et de technologie des médias (Karlsruhe)
http://www.mbam.qc.ca Musée des beaux-arts (Montréal)
http://national.gallery.ca/ Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa)
http://www.thebritishmuseum.ac.uk/ the British Museum (London)
http://www.nationalgallery.org.uk/ the National Gallery (London)
https://www.tate.org.uk/ Tate Fallery (London)
http://www.hermitagemuseum.org/ Musée de l'Hermitage (Saint-Pétersbourg)
http://www.polomuseale.firenze.it/ Musées des Offices, (Florence)
http://museoprado.mcu.es/ Musée du Prado (Madrid)
http://www.metmuseum.org/ Metropolitan Museum of Art (New York)
http://moma.org Museum of Modern Art (New York)
http://www.nmwa.org/ National Museum of Women in the Arts (Washington DC)
http://www.nga.gov/ National Gallery of Art (Washington DC)
http://www.mfa.org/ Museum of Fine Arts (Boston)
http://getty.edu/museum JP Getty Museum (Los Angeles)
https://www.getty.edu/museum/about.html (Los Angeles)
https://www.famsf.org/ Fine Arts Museums (San Francisco)
http://www.kyohaku.go.jp/ Kyoto National Museum (Japon)
En construction

















































































