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AIMÉ VENEL - LES ANNÉES 80
Aimé Venel, "La Cinquième Saison" - huile sur toile de grand format (146 x 114 cm) - 1985 Né le 8 mai 1950 à Jérada (Maroc), Aimé Venel est autodidacte. Après avoir rencontré Pierre-Yves Trémois en 1972, Aimé Venel travailla dans l'atelier d'Edouard Mac Avoy de 1974 à 1978. « Mon maître lui-même, Edouard Mac Avoy, avait eu la chance d'apprendre et de travailler avec Bonnard, Vuillard, Braque» Edouard Mac Avoy, né en 1905, passa son enfance à Lausanne, au rez-de-chaussée d'une grande villa où, au premier étage, Igor Stravinski jouait du piano du matin au soir... Le maître qui sut si bien se servir de ses yeux et qui fit les portraits de Jean Cocteau, François Mauriac, André Gide, Henry de Montherlant, Eugène Ionesco pour ne citer que ceux-là, transmit à son disciple le vrai métier et l'amour de l'art de la mise, en page. Plus d'une vingtaine d'expositions à Paris et dans d'autres villes de France, en Suisse, en Belgique et au Grand Duché de Luxembourg révèlent au public Aimé Venel, cet élu privilégié d'une aptitude singulière à l'expression. Ciresica Rossé « Journal de l'Emploi», juin 1988 Les années 80 d'Aimé Venel à la Galerie des Annonciades à Saint-Ursanne La Galerie des Annonciades à Saint-Ursanne présente depuis le 8 février une série de dessins et de peintures à l'huile réalisés dans les années 80 par le peintre parisien Aimé Venel. En 1974, Aimé Venel, grâce à un ami, rencontre Pierre-Yves Trémois, maître incontesté du dessin et de la gravure, qu'il admire et copie. Puis il apprendra avec le célèbre portraitiste Édouard Mac'Avoy. Aimé Venel écrira plus tard : «Après avoir décroché ma première exposition personnelle, je franchis la porte de son atelier, crayon en poche et mon carton à dessin sous le bras. Je ne sais en fait même pas tenir un crayon correctement. Tel un écolier, je ravaille mon dessin pendant des heures. Une seule de ses corrections à l'aide d'un doigt entaché de peinture qu'il laisse glisser sur mon dessin posé à terre, le fait exploser! ». Un tournant Ce sera le tournant de sa carrière de peintre. Passionnément, il peindra l'art symboliste. Grand travailleur, Aimé Venel expose en France, Belgique, Luxembourg, au Mexique, aux États-Unis, en Chine et en Suisse. Il crée une école de dessin et de peinture. Sa méthode séduit Jean-Luc Barbier qui ouvre à son tour des ateliers-galeries en Suisse, où le peintre français est exposé et son enseignement délivré. Ainsi, plus de six cents élèves entre Genève, Lausanne, Sion et Zurich ont pu être guidés, inspirés et ont pu s'affirmer dans leurs créations. Aimé Venel maîtrise pinceaux, crayons, fusains. Les portraits et nus féminins, les paysages, les fleurs sont dessinés avec finesse, légèreté, lumière et soutenus, guidés par des traits fermes, dynamiques. Aimé Venel nous transporte d'univers énergiques vers la lumière et le romantisme, et nous permet l'espoir, l'étonnement, l'émerveillement, les souvenirs et les rêves. Quelques tableaux du château de Porrentruy, réalisés par le peintre lors de sa première visite en 2012 dans le canton du Jura, compléteront l'exposition. Source: ARC-HEBDO, Delémont 6 février 2013
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EXPOSITION DU 8 FEVRIER AU 9 MARS 2014 Galerie des Annonciades 10, rue du Quartier 2882 Saint-Ursanne Ouverture : samedi et dimanche de 14h00 à 18h00
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GRANDS FORMATS (II) Du 22 août au 25 octobre 2026
Jean Moulin - L'écrivain (130 cm x 97 cm) Cet été la galerie des Annonciades vous propose des oeuvres de grands formats des peintres : Sylvère Rebetez (JU), Maya Mossaz (GE), Stéphane Montavon (JU), Claudévard (NE), Georges Borgeaud (VD), Kurt Hinrichsen (BS), Arnold Stékoffer (JU), Charles L'Eplattenier (NE).
Une démocratisation visuelle
L'histoire de la peinture grand format entre le XVIIIe et le XXe siècle est celle d'une démocratisation visuelle. Le gigantisme, autrefois réservé aux rois, est devenu un outil d'engagement politique, puis un espace d'immersion purement sensoriel. Voici l'évolution de ce changement de dimension en quatre grandes étapes :
Le XVIIIe siècle Le règne du « Grand Genre » Au XVIIIe siècle, la taille de la toile dépend strictement d'une hiérarchie académique rigide gérée par l'Académie royale de peinture. La hiérarchie des genres : Le très grand format est le privilège exclusif de la peinture d'histoire (scènes bibliques, mythologiques ou historiques). L'outil du pouvoir : Ces œuvres monumentales mesurent plusieurs mètres de large. Elles servent à glorifier la monarchie et l'Église dans les châteaux ou les édifices religieux. Les genres « mineurs » exclus : Les portraits, les paysages et les natures mortes sont relégués à des formats modestes, dits de chevalet.
Le XIXe siècle Révolution politique et spectaculaire Le XIXe siècle bouleverse les codes. Le grand format quitte la dévotion royale pour s'adresser directement au public des Salons artistiques. L'actualité théâtralisée : Les artistes romantiques et réalistes s'emparent de la toile monumentale pour peindre des sujets contemporains, souvent polémiques ou tragiques. Le choc visuel : Le gigantisme sert à bousculer le spectateur. Le Radeau de la Méduse (Géricault) et La Liberté guidant le peuple (Delacroix) utilisent le format pour donner une force physique et héroïque au peuple et aux victimes. Le réalisme monumental : Gustave Courbet crée le scandale avec Un enterrement à Ornans. Il utilise le format gigantesque de la peinture d'histoire pour représenter un enterrement de province ordinaire, élevant le quotidien des classes populaires au rang de sujet majeur.
Le tournant du XXe siècle L'immersion paysagère À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, le grand format change de fonction. Il ne raconte plus une histoire, il crée une atmosphère. Le paysage comme environnement : Claude Monet repousse les limites de la toile avec la série des Nymphéas. Conçues pour être installées en cercle à l'Orangerie de Paris, ces toiles géantes entourent le spectateur. L'expérience sensorielle : Le but n'est plus de regarder un tableau, mais de plonger à l'intérieur d'un espace de couleur et de lumière, préfigurant l'art immersif contemporain.
Le milieu du XXe siècle La physicalité et l'abstraction Après la Seconde Guerre mondiale, le grand format devient la norme de la modernité, particulièrement aux États-Unis avec l'Expressionnisme Abstrait. L'Action Painting : Jackson Pollock pose ses immenses toiles directement sur le sol. Le grand format devient un champ d'action physique où le peintre danse et projette la peinture. Les Color Field Paintings : Mark Rothko crée d'immenses surfaces colorées unies. Il exige que ses œuvres soient vues de très près pour que le spectateur se sente totalement enveloppé par la couleur, créant une expérience presque mystique. Le format comme sujet : La taille de la toile n'est plus dictée par ce qu'elle représente, mais par l'impact émotionnel brut qu'elle provoque chez l'observateur.
Grand salon des Annonciades
GRANDS FORMAT (II) Du 22 août au 25 octobre 2026 Samedi-dimanche de 14h à 18h et sur rendez-vous
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localisation
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Svetlana Magnitkina (1975) Céramiques et acryliques Artiste russe née à Turgai au Kazakhstan le 4 février 1975 1988 à 1992: Ecole des Beaux-Arts à Urisk (région de Kustanai au Kazakhstan) Expositions 2009: Mouscron (Belgique) 2014: Saint-Ursanne - Galerie des Annonciades |
Svetlana Magnitkina - © photo by Jean-Luc Barbier |
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Svetlana MAGNITKINA Svetlana Magnitkina est une artiste talentueuse qui a su se distancer de sa formation académique. Ses œuvres sont tendres, gaies et très colorées. « Avec mes couleurs, je veux apporter de la joie à ceux qui adopteront mes créations. ». Elle nous dévoile sa maîtrise de la céramique et sa créativité au travers de personnages humoristiques, d’animaux, de vases aux formes novatrices. « Lorsque je crée une série, chaque pièce est différente, selon les couleurs qui m’inspirent ou une expression que j’ai envie de changer ». Svetlana façonne dans l’argile chamottée qui lui permet de plus larges possibilités dans ses créations. « Les céramiques me permettent d’inventer des formes dans l’abstrait, puis cela m’aide à mettre beaucoup de couleur dans mes tableaux ». L’artiste peint également des personnages, paysages, fleurs, chevaux, visages d’où émanent tendresse et force, gaité et rêverie. « Lorsque je fais un tableau, il doit d’abord me plaire et j’y travaille jusqu’à ce qu’il transmette l’énergie que je voulais y mettre. » Elle aime travailler vite et pour cela l’acrylique est devenu sa matière de prédilection. « Pour créer un tableau, je peux m’inspirer de costumes traditionnels, d’un élément architectural ancien, comme par exemple un château, un village avec des maisons en pierre ».
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