|
LA PEINTURE NEUCHÂTELOISE AU XXème SIÈCLE DU 2 JUILLET AU 21 AOUT 2016 Grande vente de tableaux en provenance de collections privées EDOUARD BAILLODS (1918-1988) GEORGES DESSOUSLAVY (1898-1952) CHARLES HUMBERT (1891-1958) CLAUDE LOEWER (1917-2006) FERDINAND MAIRE (1901-1963) LOUIS DE MEURON (1868-1949) LOUIS REGUIN (1872-1948) Ouvertures: mercredi-samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous
EDOUAR BAILLODS (1918-1988) A lui seul, le village de Bevaix près de Neuchâtel est parsemé d'une vingtaine d'oeuvres d'Edouard Baillods. Parmi celles-ci, on compte des fresques, des mosaïques et parfois des vitraux. D'autres réalisations du même artiste se retrouvent un peu partout où l’architecte René Gassmann a construit. Né à La Chaux-de-Fonds, en 1918, Baillods suit les écoles d'art de sa ville natale, puis de Zurich et de Munich. Il travaille ensuite dans diverses académies parisiennes, dont celle de La Grande Chaumière, puis il partage sa vie entre la métropole horlogère où il a vu le jour et sa maison de La Vallette-du-Var, où il meurt en 1988. Chaque année, il prend quelques jours de vacances à Montalchez, dans le chalet que René Gassmann met à sa disposition. Il y vient avec sa famille et y crée en toute liberté, faisant l'admiration de son hôte par l'aisance avec laquelle il martèle les plaques de cuivre dont il tire, comme par miracle, des coqs de bruyère, des soleils resplendissants ou les motifs les plus divers que lui suggère son inspiration. Mais cet homme d'exception fut aussi sans doute le dernier helvète à avoir kidnappé l'héroïne dont il était tombé amoureux et dont il fit sa femme ! Ayant repéré une superbe jeune fille que ses parents avaient enfermée dans un pensionnat du bord du lac des Quatre-Cantons pour la protéger de ses nombreux soupirants, il gagne les lieux en barque et l'enlève comme aux temps les plus romantiques, avec l'accord tout attendri de la belle Loulette, bien sûr ! En souvenir de cet exploit, elle lui donnera cinq enfants, Laurent et Pierre-Olivier, mais aussi de magnifiques triplés, Yves, Marc et Luc. Source : « René Gassmann, architecte » - Imprimerie Gessler, Colombier
GEORGES DESSOUSLAVY, peintre, lithographe (1898-1952) Né le 13 juillet 1898 et mort le 21 août 1952 à La Chaux-de-Fonds. En 1914, il suit à l'École d'art de La Chaux-de-Fonds les cours de Georges Hubert, Léon Perron et Charles-Édouard Jeanneret. II étudie en 1915 à Neuchâtel chez le peintre Alfred Blailé, en 1916 à Bâle à l'École d'art, puis de 1916 à 1920 à Genève à I'Ecole des beaux-arts. Dessouslavy entreprend par la suite de nombreux voyages en Italie et à Paris. Installé à La Chaux-de-Fonds, il enseigne pendant plusieurs années à l'école d'art. En 1936, il représente la Suisse à la Biennale de Venise. Il reçoit de nombreuses commandes, décorations murales de la gare de Neuchâtel (1931-1939), de la caserne de Payerne (1944), du choeur de l'église de Rueyres-Saint-Laurent, de la gare de La Chaux-de-Fonds.
CHARLES HUMBERT (1891-1958) C’est au Locle qu’il passe ses années d’enfance et de jeunesse. Il y suit sa scolarité et montre très tôt des talents artistiques tant musicaux que picturaux. Entre 1906 et 1911, Charles Humbert fréquente l’Ecole d’art de La Chaux-de-Fonds et suit le Cours supérieur de Charles L’Eplattenier. Après l’obtention du brevet d’enseignement du dessin, Charles Humbert séjourne à Paris puis en Italie du Nord, étudiant surtout les grands peintres italiens, tels Giotto, Raphaël et Léonard de Vinci, mais aussi les contemporains. En 1914, il revient à La Chaux-de-Fonds pour s’y fixer définitivement. Par sa vaste culture, il marque profondément la vie culturelle et artistique de la ville. Charles Humbert est notamment une des figures centrales de la revue Les Voix, qui paraît à La Chaux-de-Fonds de 1919 à 1920 et à laquelle ont contribué peintres, musiciens et écrivains chaux-de-fonniers, dont Madeleine Woog (1892-1929), peintre, qu’il épouse à cette époque. Cette effervescence intellectuelle est d’ailleurs illustrée dans Le concert sans orchestre, roman de Jean-Paul Zimmermann. Les oeuvres laissées par Charles Humbert affichent une grande diversité, tant par les différentes techniques employées, que par le choix de ses sujets. Outre la peinture sur chevalet, il s’est intéressé à de nombreuses techniques telles que la mosaïque, la fresque, le dessin et l’illustration de livres. Source: http://cdf-bibliotheques.ne.ch/CharlesHumbert CLAUDE LOEWER (1917-2006) Claude Loewer est un artiste suisse né en 1917 à La Chaux-de-Fonds, et décédé en 2006 à Montmollin. Il s'est installé à Paris où il a fait ses études d'abord aux académies Ranson et Colarossi, puis dès 1937 à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts. En 1940, il est revenu en Suisse et a suivi les cours du soir de Léon Perrin à l'école d'art de La Chaux-de-Fonds. Il a vécu la plupart de sa vie à Montmollin. Il réalise son premier carton en 1953. Ses réalisations sont d'abord figuratives avant qu'il ne se tourne vers l'abstraction géométrique.
FERDINAND MAIRE (1901-1963)
Peintre et graphiste né à Zurich le 23 mars 1901, décédé à Leysin (VD), le 3 janvier 1963. Après avoir étudié à la Kunstgewerbe- schule de Zurich, Ferdinand Maire entre dans les académies Julian et de la Grande Chaumière à Paris.
Il travaille tout d'abord comme graphiste, puis, dès 1930, s'adonne à la peinture et réalise tant à l'huile qu'à l'aquarelle des paysages, portraits et natures mortes.
Biographie et bibliographie du peintre Ferdinand Maire (lien externe)
LOUIS HENRI DE MEURON (1868-1949) Né le 28.6.1868 La Sagne, † 30.7.1949 Marin Peintre et dessinateur marqué par Cézanne et Renoir. Paysages, natures mortes et portraits. Membre de la Commission fédérale des beaux-arts et professeur d'histoire de l'art. Il prend ses premières leçons de dessin auprès du sculpteur Fritz Landry, au Collège de Neuchâtel, et du peintre Auguste Bachelin. Ses études achevées, il s’installe à Paris de 1887 à 1893 où il étudie dans l’atelier de Luc-Olivier Merson, avec son ami et compatriote Pierre Godet. Il copie des œuvres de Poussin, Chardin et Delacroix au Musée du Louvre et s’intéresse à l’art de Puvis de Chavannes, ainsi qu’aux peintures des impressionnistes. Rentré en Suisse, il se marie et s’installe à Marin en 1898. Il séjourne à Florence entre 1902 et 1903, où il retrouve un élève de Gustave Moreau rencontré à Paris, René Piot, dont il apprend les techniques de la fresque et de la tempera. De retour en Suisse, il se spécialise dans le paysage, réalisé à partir de nombreuses études sur le motif, la nature morte et le portrait – ses effigies rencontrent un franc succès auprès de la bonne société locale. En 1913, il reçoit une commande importante, des fresques pour la salle de spectacle de la maison de santé de Préfargier. Cet ensemble monumental, qui figure Les saisons, demeure néanmoins sans suite dans l’œuvre du peintre. Meuron connaît le succès dès la fin des années 1910, notamment grâce à sa participation à l’exposition de la jeune peinture romande à Zurich en 1918. Paul Budry loue, dans les Cahiers vaudois, la sensibilité de sa peinture, le rendu délicat de l’air ou de l’eau, ainsi que «ces états colorés qui semblent naître au point où la conscience verse au rêve». A la même époque, des amateurs tels Willy Russ et les frères Oskar et Werner Reinhart à Winterthour acquièrent ses toiles. Devenu une figure majeure de la peinture neuchâteloise des années 1920 et 1930, il enseigne l’histoire de l’art à l’Université de Neuchâtel comme privat-docent (1925–1930) et siège à la Commission fédérale des beaux-arts (1928–1932), ainsi qu’à la Fondation Gleyre. Attiré par le sud, il effectue de nombreux séjours à Sanary (F) et se rend en Tunisie en 1934.
LOUIS REGUIN (1872-1948) Né le 29 juin 1872 à La Chaux-de-Fonds, mort le 24 décembre 1948. Il apprend la peinture sur émail à l'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds et travaille ensuite dans l'industrie horlogère et la bijouterie.
DU 2 JUILLET AU 21 AOUT 2016 Ouvertures: mercredi-samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous ENTRÉE LIBRE
|
|
POLPER (1910-1999) Paul Perrenoud Peintre, clown, professeur d'Art et graphiste suisse, ami du clown Grock EXPOSITION du 19 novembre 2016 au 29 janvier 2017 Le duo «Polper et Lyl»
Deux oeuvres de Polper
Source: journal neuchâtelois A+, 18 août 2016
Paul Perrenoud, alias Polper (1910-1999) Paul Perrenoud, alias Polper, a réalisé un grand nombre de compositions graphiques pour le cirque. Cet artiste en plus de sa carrière de peintre et d'enseignant à l'École dArt de la Chaux-de-Fonds, était clown musicien et jouait de 14 instruments dont un accordéon miniature comme son célèbre ami Grock (1). La galerie des Annonciades met en vente sur son site une série de dessins, aquarelles et huiles de Polper ainsi que quelques originaux de ses affiches. Les oeuvres peuvent être achetées avant l'exposition. Demandez leur prix en nous adressant un mail et réservez dès maintenant l'oeuvre qui vous intéresse. Paul Perrenoud, alias Polper, a réalisé un grand nombre de compositions graphiques pour le cirque. Cet artiste en plus de sa carrière de peintre et d'enseignant à l'École dArt de la Chaux-de-Fonds, était clown musicien et jouait de 14 instruments dont un accordéon miniature comme son célèbre ami Grock (1). La galerie des Annonciades met en vente sur son site une série de dessins, aquarelles et huiles de Polper ainsi que quelques originaux de ses affiches. Les oeuvres peuvent être achetées avant l'exposition. Demandez leur prix en nous adressant un mail et réservez dès maintenant l'oeuvre qui vous intéresse.
Paul Perrenoud dit Polper, artiste peintre et graphiste neuchâtelois Paul Perrenoud, frais émoulu avec un diplôme de bijoutier à l’Ecole d’Art de la Chaux-de-Fonds trouvant les affiches de Grock pas fameuses, réalise spontanément en 1932, un dessin sur Grock et lui présente à Paris dans sa loge à Medrano. Cette idée de le représenter dans le même dessin sous 2 apparences, son aspect civil et sa silhouette en piste plait à Grock et trouve l’idée si intéressante qu'il lui commande une deuxième affiche, réalisée dans la nuit et livrée le lendemain. Grock négocie âprement les honoraires de Polper et ce dernier doit diminuer ses prétentions, mais peut désormais indiquer sur sa carte de visite "dessinateur de Grock" ce qui le fait connaître de la profession. Et c'est ainsi qu'il réalisera d’autres affiches pour d’autres vedettes du cirque comme André Rancy, Boulicot, Rhum, Zavatta ou les Fratellini. À partir de 1935 et jusqu'à 1975 il enseigne le dessin à l'Ecole d'Art de la Chaux-de-fonds. Polper est un artiste art déco au style très original voire avant-gardiste qui, en plus du dessin avait un passion le cirque et les clowns, et c'est pourquoi avec sa femme ils avaient formé un duo de clowns musicaux, «Polper et Lyl», qui se produisaient dans de nombreux galas en Suisse.
Oeuvres de Polper en vente sur notre site
(1) L’existence de Grock, de son vrai nom Adrien Wettach, est une aventure en elle-même, qui nous fait penser, du moins pour les premières années de sa vie, aux personnages de Dickens, Tom Sayers, Oliver Twist. Grock naît en 1880, dans un petit village suisse, dans le Jura bernois, du nom de Loveresse. Son père est horloger et paysan comme la plupart des hommes de la région, mais il est surtout connu pour ses prouesses en gymnastique. En ce temps-là, quand on est un père de famille, il faut savoir se tenir, et la droiture est la position requise. Pourtant, il est fort à parier que s’il en avait été autrement, le père de Grock aurait pu faire carrière dans le cirque. Le sort voulut que ce soit le fils qui réalisa cette prouesse. Alors enfants, Grock et sa sœur montent des spectacles d’acrobatie qu’ils joueront, avec la permission de leur père (!), dans différents établissements et cafés de la région. Mais la réalité le rattrape bientôt, il quitte l’école et fera des petits métiers alimentaires, jusqu’au jour où, lisant une annonce, sa mère décide de l’envoyer en Hongrie dans une riche famille pour enseigner le français. Grock à 17 ans. Son démon du cirque ne sera pas long à resurgir, c’est par une pirouette qu’il se présentera devant le baron chez lequel il vivra. En 1900, après avoir été accordeur de piano itinérant, il fait ses premiers pas dans le monde du cirque en devenant le partenaire d’Alfrediamos pour le cirque Krateily, en Hongrie. Puis, il rejoint la France où il devient caissier du Cirque National suisse. Il fait la connaissance, vers 1903, de Brick, dont il sera le partenaire pour le fameux cirque Medrano. Grock achève son éducation de clown avec Antonet, qui fut son véritable maître. Antonet le fait beaucoup travailler, jouer de différents instruments, ensemble ils inventent de nouveaux numéros. Ils iront à Londres, en Allemagne et, sous les acclamations d’un public immense, tourneront sans cesse pendant quelques années. Grock fera rire le monde entier et met au point à cette époque des numéros qu’il conservera jusqu’à la fin de sa carrière. Son héros est un nigaud qui, placé au milieu d’instruments de musique, cherche les cordes de son violon alors qu’il tient celui-ci du mauvais côté et s’efforce de s’asseoir plus près du piano en tirant ce dernier plutôt que le tabouret et ponctuant ses découvertes du célèbre : « sans blââgue ! ». Assimilé à la catégorie des clowns musicaux, Grock est aussi excellent acrobate ; son art et ses tours, plus proches par ailleurs du music-hall, tendent vers une certaine forme d’universalité. Il fait ses adieux à la scène, à Hambourg, en 1954. Multimillionnaire, Grock bâtit un gigantesque palais sur la Côte ligure, à la (dé)mesure de son succès, sans doute une revanche sur la pauvreté de son enfance. Il meurt en 1959 en clown accomplit. Toujours considéré par ses pairs comme le plus grand clown du XXe siècle, Grock était un homme complet, à la fois jongleur, cascadeur, contorsionniste, danseur, mime ou directeur de troupe. Ce virtuose a composé plus de 2’500 mélodies. Outre un public très populaire, rois, reines et présidents d’Europe honoraient ce pitre qui illuminera trois générations, en des temps où l’on ne riait pas forcément… |
|
Roland DUBUC (1924-1998) & Georges TRINCOT (1921-2005) Deux peintres français Du samedi 4 février au dimanche 26 février 2017
Ouvertures : samedi-dimanche 13h30-17h30 et sur rendez-vous
ROLAND DUBUC (1924-1998) Un des derniers peintres de Montmartre Roland Dubuc, l'un des derniers représentants d'une espèce en voie d'extinction: celle des peintres montmartrois, citoyens Je la Butte à part entière dont ils prolongent les saines traditions de cette laborieuse Bohème que chantèrent Murger, Puccini, Dorgelès et Carco. Affable, le geste rond, yeux pétillants derrière les lunettes à monture d'écaille, sourire gouailleur, cultivant volontiers l'humour à froid, front qu'une calvitie avancée n'en finit pas de prolonger vers le sommet du crâne. Tel apparaît Roland Dubuc né à Caudebec les Elbeuf et qui, au terme d'un long périple de remontée du cours de la Seine, devait jeter l'ancre à Montmartre. C'est en 1924 que naît le sixième les treize enfants d'une très modeste famille.La vie est dure au foyer des Dubuc et chacun doit apporter sa contribution aux fins de «faire bouillir la marmite». Ayant atteint sa quatorzième année, Roland entre au service d'une entreprise en qualité d'apprenti peintre... en bâtiment. Par quel mystérieux cheminement le l'esprit, la révélation d'une vocation artistique s'est-elle imposée chez ce garçon, qui deux années plus tard s'embarque pour Rouen, fermement décidé à y tenter sa chance? Se faire une place parmi les peintres de la capitale culturelle de Haute-Normandie, tel est son objectif. Il n'y connaîtra hélas que la déprimante solitude du vagabond, la faim et le froid. Et pourtant, tout de cette vie misérable comptera peu aux yeux du jeune artiste en instance de se réaliser quand il lui sera donné de rencontrer les peintres Bordes, Letrivic et Frechon desquels il recevra encouragements et précieux conseils. Peindre et vivre de son art- Roland Dubuc le veut de toutes ses forces. Un nouveau départ pour le Havre lui permettra la connaissance des peintres Friboulet et Pailhes desquels le jugement favorable de ses oeuvres lui seront un précieux réconfort. Autre encouragement: quelques tableaux vendus à la galerie Hamon. Certes, cela ne suffit pas à lui assurer une sécurité, mais le conforte quant à la finalité qu'il s'est fixée. Cependant, il faut vivre en exerçant de menus métiers: exemples, ceux de clown dans un cirque et de vendeur ambulant de journaux. Quant à la peinture, Roland doit renoncer à l'huile d'un prix inabordable pour ses pauvres finances; reste la gouache moins onéreuse, discipline dans laquelle il excellera. C’est alors que Roland décide de s’installer à Paris et plus précisément à Montmartre où il occupera une misérable chambre d’un immeuble vétuste de la rue Saint-Vincent. Un lit, une table, une chaise y tiennent lieu de mobilier. Ce sera dans ce réduit dépourvu de tout confort qu’il brossera quelques-unes de ses éclatantes compositions et recevra quelques rares amateurs tel Michel Doddoli, futur fondateur d'une galerie d'art dont Dubuc sera l'exposant privilégié et qui, dans le présent, lui accorde son parrainage pour le salon «Les grands et les jeunes d'aujourd'hui» présenté au Grand Palais. Ses envois ne manqueront pas d'y retenir l'attention de la critique, préfigurant ainsi sa première distinction officielle alors qu'en 1958 l'artiste se voit attribuer la médaille d'Argent de la ville de Paris que lui vaut La fanfare des pompiers de Montmartre. C'est à Genève que Roland Dubuc présente sa première exposition hors hexagone. C'est le succès puisque plusieurs de ses toiles sont acquises par le Petit Palais cependant que viennent s'ajouter les achats de collectionneurs helvétiques. Ainsi, peut-il enfin vivre décemment de son art Va-t-il s'établir définitivement sur les bords du Léman? Non, car Paris l'appelle et en particulier Montmartre. Et c'est un Roland Dubuc pour lequel « le temps des vaches maigres » semble révolu, qui retrouve la Butte inspirée. Nous l'avons dit, Roland Dubuc est l'un des derniers représentants des peintres montmartrois tant par son refus de sacrifier à la facilité, que par la perception du quotidien populiste dont il se fait le traducteur. D'où sa filiation avec Utrillo, Maclet, Gen Paul (Eugène Paul) avec lesquels il partage la spontaniété, cette naïveté propre à la jeunesse du coeur, l'écriture gestuelle incisive, la richesse d'une palette aux couleurs pures, à peine modulées. « On ne peint pas avec des principes, mais avec ses tripes» affirmait Vlaminck. Ainsi en est-il de Roland Dubuc dont chaque composition semble résulter d'un défoulement, d'une irrésistible impulsion sinon de quelque furie de peindre, maîtriser l'espace pictural, soumettre la matière. Ce sont alors les rutilances du restaurant La mère Catherine, celle des rideaux d'un cirque où se produisent Les clowns musiciens (des souvenirs vécus au premier degré) et encore, l'auvent du Consulat, le bleu, couleur froide et statique, mis en oeuvre pour les bateaux au repos dans Le grand Bassin d'Honfleur, le jaune lumineux se taillant la belle part de la toile pour tel Paysage de la campagne. Certes Roland Dubuc reste fidèle à la représentation réaliste, cependant s'accorde-t-il le droit d'en interpréter les formes, dépouillées de l'accessoire et partant plus évoquées que commentées.En conclusion, des oeuvres fortes, marquées au sceau d'un talent éminemment personnel. Jacques Dubois (Revue « Voir ») Oeuvres de Roland Dubuc en vente sur notre site GEORGES TRINCOT (1921-2005) La poésie vivante Georges Trincot est sociétaire du Salon des Indépendants de Paris, lauréat du Prix "signatures", médaille d’Arts, Sciences et Lettres, Officier du Mérite culturel et artistique. Georges TRINCOT est né le 11 mars 1921. Trincot a exposé notamment à New-York, Bruxelles, Luxembourg, Monte-Carlo, Cannes (au Carlton), à Paris (galerie des Champs-Élysées), en Allemagne et en Suisse. En 1925, après le décès de ses parents, lui et son frère obtiennent le statut de pupilles de la Nation et sont recueillis en Suisse chez leur oncle, grand cavalier et propriétaire d’un manège près de Berne. Très jeune, Trincot dessine les chevaux. En 1935, Georges Trincot retourne en France et obtient son diplôme d’instituteur. En 1960, il décide de devenir peintre professionnel et expose en France, à New York, Zurich, Luxembourg, Monte Carlo. Entre 1962 et 1993, il reçoit plusieurs prix pour ses toiles et son engagement artistique. En 1985, il participe à la fondation de l’Association du Musée Animé du Jouet et des Petits Trains (M.A.J.E.P.T.) en vue d’ouvrir un musée du jouet à Colmar. Après avoir fait le tour de la peinture figurative, Georges Trincot s’élance avec ferveur dans la peinture abstraite pour finalement faire sa propre synthèse de ces deux courants artistiques. « La peinture informelle m’a libéré car elle m’a offert la liberté totale dans l’application des couleurs. Quelle grande école que celle de la liberté ! Cette école est aussi importante que l’école des contraintes. C’est alors qu’il m’est apparu la nécessité de corriger la contrainte par la liberté et la liberté par la contrainte. J’ai donc décidé de créer mon propre univers : une peinture figurative habitée par des espaces abstraits. Les chevaux sont arrivés dans un galop élégant et se sont intégrés sans aucun problème au champ abstrait que j’ai ouvert devant eux. Ils ont mêlé leur grâce aux fresques abstraites que je peignais. »Georges Trincot, 1996 Dans ses espaces imaginaires, Trincot peint chevaux, fleurs, nature, trains et nus. Il retranscrit l’émotion d’un instant sublime grâce à un dosage de couleurs et de lumière irréelle. En quelques coups de spatule et par quelques mouvements colorés, Trincot suggère une attitude, une forme, une vie. Les principales expositions de Georges Trincot
"Ma passion pour le cheval" Lettre manuscrite de Georges Trincot ( "Casaque d'Azur", 1977) Couleur et lumière, deux éléments majeurs dans l'oeuvre de Georges Trincot ("Vision sur les Arts", 1990) Oeuvres de Georges Trincot en vente sur notre site
Exposition du 4 février au 26 février 2017 Galerie des Annonciades 10 rue du Quartier CH-2882 Saint-Ursanne Ouvertures : samedi-dimanche 13h30-17h30 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
|
|
Peinture neuchâteloise au XXème siècle Du 5 août au dimanche 17 septembre 2017 Janebé Les frères Barraud Marianne Du Bois Claude Loewer
Jeune Paysanne - Janebé (1949) La Belle Anne - Janebé (1934) JANEBÉ (1907-2000 ) Jeanne Barraud-Pellet est née le 30 septembre 1907 à Praz-Vully. Jeanne Pellet fréquente dès l'âge de seize ans les ateliers d'artistes chaux-de-fonniers, notamment ceux de William Stauffer, Léon Perrin et Georges Dessouslavy. En 1925, elle épouse le peintre Charles Barraud. Tout d'abord attirée par la sculpture, elle se tourne ensuite vers la peinture. En 1940, elle prend le pseudonyme de Janebé, obtient une bourse fédérale et commence à exposer régulièrement en Suisse. Si elle pratique parfois le paysage et la nature morte, Janebé est surtout un peintre de figures où la présence de la femme domine. Bibliographie: Max Huggler, Janebé, G. Attinger, Hauterive, 1986.
Le Creux du Van - Aimé Barraud (non daté) Aimé BARRAUD (1902-1954) Peintre neuchâtelois, graveur, né le 14 mars 1902 à La Chaux-de-Fonds, mort le 14 novembre 1954 à Neuchâtel. Aimé Barraud étudie la gravure à l'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds, puis de 1922 à 1924 travaille avec ses frères Aurèle, Charles et François à Reims sur le chantier de la cathédrale. Dès 1924, il travaille à Paris pendant neuf ans. Il s'installe en Savoie en 1933, voyage jusqu'en 1938 en Belgique, Allemagne, France, Hollande, Italie, Espagne, puis revient finalement à Neuchâtel.
Nature Morte - Aurèle Barraud (non daté) Aurèle BARRAUD (1903-1969) Né le 6 juin 1903 à La Chaux-de-Fonds, mort le 7 décembre 1969 à Genève. Il étudie la gravure à l'École d'art de La Chaux-de-Fonds, travaille deux ans à Reims et passe neuf ans à Paris avec son frère Aimé avant de retourner à La Chaux-de-Fonds. Il s'installe ensuite à Genève. Sous-bois - Charles Barraud (non daté) Charles BARRAUD (1897-1997) Né le 19 avril 1897 à La Chaux-de-Fonds. Parallèlement à sa formation d'ouvrier du bâtiment, il suit le cours du soir de I'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds. De 1922 à 1924, il travaille sur le chantier de la cathédrale de Reims. Baroud retourne à La Chaux-de-Fonds en 1924 et travaille comme encadreur. De 1925 à 1934, il fait partie du groupement d'artistes la Syrinx. II voyage en 1935 et 1936 en Afrique du Nord, puis s'installe à Areuse, avant de partager son temps entre Concise (VD) et Blauzac dans le Gard (France).
Rives à Serrières (Neuchâtel - 1985) - Marianne Du Bois Marianne DU BOIS (1919) Artiste peintre née le 11 mars 1919 à Neuchâtel. Après un baccalauréat obtenu en 1938, elle étudie la peinture chez Louis de Menton. Elle suit en 1943 les cours de Charles Chinet et Casimir Reymond à l'Ecole cantonale de dessin et d'art appliqué de Lausanne. Elle effectue par la suite des séjours d'étude en Bretagne, en Haute-Provence et en Allemagne du Nord. Claude Loewer (1917-2006) Claude Loewer est un artiste suisse né en 1917 à La Chaux-de-Fonds, et décédé en 2006 à Montmollin. Il s'est installé à Paris où il a fait ses études d'abord aux académies Ranson et Colarossi, puis dès 1937 à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts. En 1940, il est revenu en Suisse et a suivi les cours du soir de Léon Perrin à l'école d'art de La Chaux-de-Fonds. Il a vécu la plupart de sa vie à Montmollin. Il réalise son premier carton en 1953. Ses réalisations sont d'abord figuratives avant qu'il ne se tourne vers l'abstraction géométrique.
Exposition du samedi 5 août au 17 septembre 2017 Galerie des Annonciades 10 rue du Quartier CH-2882 Saint-Ursanne Ouvertures : samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
|

































































































