Nos nouveautés

otto-gloor-etang-grenon-montana-60cm-90cm-1944
Gloor Otto
(1890-1959)
1700,00 CHF
guy-lamy-fusain-notre-dame-de-paris
Lamy Guy
(1914-2000)
350,00 CHF
guy-lamy-notre-dame-22cm-28cm-1980-vignette
Lamy Guy
(1914-2000)
450,00 CHF
polper-rodolpho-cavallini-28-21cm-1944
Polper
(1910-1999)
250,00 CHF
polper-les-clowns-en-piste-image2-48-60cm
Polper
(1910-1999)
450,00 CHF

Roger VUILLEM

(1897-1973)

vuillem port de neuchatel 28 42cm 1956

Artiste-peintre. Né à Besançon en 1897 (une autre source indique qu’il serait né à Brest), mort à Neuchâtel en 1973, où il s’était établi en 1954 après un intermède de 2 ans à Lausanne. Engagé volontaire à 17 ans, pilote de guerre, constructeur de planeurs, coureur automobile, organisateur de galeries d’art puis artiste-peintre.

Etudes d’art à Lyon, médaille d’or de la Société lyonnaise des beaux arts en 1949, premier prix du concours d’affiche de Montmartre en 1950, membre de la Société nationale des Beaux-Arts, sociétaire de la Société lyonnaise des Beaux-Arts ainsi que de la Société des peintres et sculpteurs de France.

A été ministre de la République de Montmartre. Expositions en France, en Suisse, à Rio de Janeiro et à Montréal. On connaît de lui des huiles, gouaches, aquarelles, lavis.

roger vuillem 27 mai 1966  roger vuillem cannes 47cm 62cm 1957

       Roger Vuillem à Fechy, le 27 mai 1966                              Le port de Cannes  - tableau de Roger Vuillem daté de 1957

L'art figuratif entraîne le spectateur hors de lui-même et l'invite à suivre l'artiste qui, véritable enchanteur, l'induit en joie, en plaisirs et parfois en souffrance, cette dernière pouvant être encore un plaisir.

L'art abstrait ou non figuratif pousse le spectateur à entrer en lui-même et à fouiller, dans le bric-à-brac de son subconscient, d'où le malaise qui peut se manifester aux découvertes qu'il fait.

Roger Vuillem, outre nombre d'occupations accessoires (par rapport à la peinture) - pilote de guerre, engagé volontaire à 17 ans lors de la guerre 14-18, constructeur de planeur, un des premiers brevets de vol à voile, constructeur de remorque, coureur automobile sur Amilcar, organisateur de nombreuses galeries d'art, détenteur de moult médailles, exposant à Rio de Janeiro comme à Paris et à Montmartre, à Lyon, à Cannes, à Troyes ou à Lausanne, à La Chaux-de-Fonds comme à Berne et à Payerne, à Martigny comme à Clichy, au Locle, à Lugano, à Berne ou à Fribourg, à Soleure comme à Marin, sans parler de Neuchâtel.

Bizontin devenu Montmartrois, voyageur, au travers de ses aventures, de sa vie active s'il en est - s'est attaché à la première manière, par goût, par nature. Il le dit lui-même :

Depuis l'impressionnisme les écoles se sont succédées: cubisme, dadaïsme, expressionnisme, surréalisme, et bien d'autres encore.  Mon école ne possède pas de qualificatif. C’est la Rue. Là, j'ai découvert le climat pictural correspondant à mon tempérament.

Je plante mon chevalet au gré de ma fantaisie, un peu partout. Et je peins dans la joie, sans me soucier de l'apport financier que me procurera la vente de mes oeuvres et encore moins des critiques venant de la part de ceux qui considèrent mon école comme périmée.

Peu importe d'ailleurs puisque j'y reste.

Roger Vuillem

roger vuillem montmartre 45 33cm 1961 roger vuillem riviera vaudoise 21 15cm

roger vuillem ouchy le port 32 42cm 1954

roger vuillem morcote 46 32cm 1961 roger vuillem montmartre 63 48cm 1966

roger vuillem camaret 48 65cm 1970 

roger vuillem elle attend 21 22cm 1954 roger vuillem en vacances 21 14cm 1954 

expositions-roger-vuillem

Médaille d’Or de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts 1949
1er prix du Concours d'Affiches de Montmartre 1950 
Médaille de bronze au 32ème Salon de Printemps à Clichy 
Sociétaire des Peintres et Sculpteurs professionnels français de la Nationale des Beaux-Arts
Sociétaire du Salon d'Hiver
Sociétaire de l'Art Libre
Sociétaire des Artistes français
Sociétaire du Salon d'Automne de Lyon
Sociétaire de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts 
Achat de l'Etat français en 1948

 

 

 

 

 

LA PEINTURE NEUCHÂTELOISE

AU XXème SIÈCLE

DU 20 JUIN AU 4 OCTOBRE 2020

Grande vente de tableaux en provenance de collections privées 

 

EDOUARD BAILLODS (1918-1988)

AIMÉ BARRAUD (1892-1954)

CHARLES BARRAUD (1897-1997)

GÉRALD COMTESSE (1944)

JEAN-DANIEL DESSARZIN (1946)

LUCIEN GROUNAUER (1906-1997)

LAURE-CÉCILE GUYOT (1875-1958)

CHARLES HUMBERT (1891-1958) 

JANEBÉ (1907-2000) 

EDMOND DE PURY(1845-1911) 

WILLIAM RÖTHLISBERGER (1862-1943)

LUCIEN SCHWOB (1895-1985)

MAX THEYNET (1875-1949)

 

Ouvertures: samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous

EDOUARD-BAILLODS-Leda-73-100cm-1962

 EDOUAR BAILLODS (1918-1988)

A lui seul, le village de Bevaix près de Neuchâtel est parsemé d'une vingtaine d'oeuvres d'Edouard Baillods. Parmi celles-ci, on compte des fresques, des mosaïques et parfois des vitraux. D'autres réalisations du même artiste se retrouvent un peu partout où l’architecte René Gassmann a construit.

Né à La Chaux-de-Fonds, en 1918, Baillods suit les écoles d'art de sa ville natale, puis de Zurich et de Munich. Il travaille ensuite dans diverses académies parisiennes, dont celle de La Grande Chaumière, puis il partage sa vie entre la métropole horlogère où il a vu le jour et sa maison de La Vallette-du-Var, où il meurt en 1988.

Chaque année, il prend quelques jours de vacances à Montalchez, dans le chalet que René Gassmann met à sa disposition. Il y vient avec sa famille et y crée en toute liberté, faisant l'admiration de son hôte par l'aisance avec laquelle il martèle les plaques de cuivre dont il tire, comme par miracle, des coqs de bruyère, des soleils resplendissants ou les motifs les plus divers que lui suggère son inspiration.

Mais cet homme d'exception fut aussi sans doute le dernier helvète à avoir kidnappé l'héroïne dont il était tombé amoureux et dont il fit sa femme ! Ayant repéré une superbe jeune fille que ses parents avaient enfermée dans un pensionnat du bord du lac des Quatre-Cantons pour la protéger de ses nombreux soupirants, il gagne les lieux en barque et l'enlève comme aux temps les plus romantiques, avec l'accord tout attendri de la belle Loulette, bien sûr !

En souvenir de cet exploit, elle lui donnera cinq enfants, Laurent et Pierre-Olivier, mais aussi de magnifiques triplés, Yves, Marc et Luc.

Source : « René Gassmann, architecte » - Imprimerie Gessler, Colombier

charles-humbert-bouquet-de-fleurs-72-62cm-1939charles-humbert-marguerites-80-60cm-1949

CHARLES HUMBERT (1891-1958)

C’est au Locle qu’il passe ses années d’enfance et de jeunesse. Il y suit sa scolarité et montre très tôt des talents artistiques tant musicaux que picturaux. Entre 1906 et 1911, Charles Humbert fréquente l’Ecole d’art de La Chaux-de-Fonds et suit le Cours supérieur de Charles L’Eplattenier. Après l’obtention du brevet d’enseignement du dessin, Charles Humbert séjourne à Paris puis en Italie du Nord, étudiant surtout les grands peintres italiens, tels Giotto, Raphaël et Léonard de Vinci, mais aussi les contemporains.

En 1914, il revient à La Chaux-de-Fonds pour s’y fixer définitivement. Par sa vaste culture, il marque profondément la vie culturelle et artistique de la ville. Charles Humbert est notamment une des figures centrales de la revue Les Voix, qui paraît à La Chaux-de-Fonds de 1919 à 1920 et à laquelle ont contribué peintres, musiciens et écrivains chaux-de-fonniers, dont Madeleine Woog (1892-1929), peintre, qu’il épouse à cette époque. Cette effervescence intellectuelle est d’ailleurs illustrée dans Le concert sans orchestre, roman de Jean-Paul Zimmermann. Les oeuvres laissées par Charles Humbert affichent une grande diversité, tant par les différentes techniques employées, que par le choix de ses sujets. Outre la peinture sur chevalet, il s’est intéressé à de nombreuses techniques telles que la mosaïque, la fresque, le dessin et l’illustration de livres.

Source: bibliothèque de Neuchâtel

 

CHARLES BARRAUD  (1897-1997)

Le poète de la famille

Né en 1897 à La Chaux-de-Fonds, aîné de la fameuse fraterie chaux-de-fonnière, Parallèlement à sa formation d'ouvrier du bâtiment, il suit le cours du soir de I'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds.

De 1922 à 1924, il travaille sur le chantier de la cathédrale de Reims. Il retourne à La Chaux-de-Fonds en 1924 et travaille comme encadreur. De 1925 à 1934, il fait partie du groupement d'artistes la Syrinx.

II voyage en 1935 et 1936 en Afrique du Nord, puis s'installe à Areuse. Dès 1940, Charles Barraud accorde de plus en plus d’importance au paysage, inspiré par les bords mystérieux de l’Areuse et les vergers de Cortaillod.

Charles s’affranchit vite du style réaliste familial. A ses débuts, il opte pour une peinture aux formes rigoureuses, digne de ses ancêtres graveurs. Rapidement, il produit des œuvres empâtées, foncées dans un premier temps, mais qui s’éclaircissent en gammes de gris bleutés et rosés

Avec l’installation dans le Midi de la France à Blauzac dans le Gard vers 1950, il travaille essentiellement sur deux thèmes, les vues épurées et lumineuses de villages provençaux reprises inlassablement et de merveilleuses compositions de personnages vivement colorés, d’une fraîche et candide fantaisie.

Quels que soient leur sujet ou leur époque, les toiles de Charles Barraud témoignent d’une grande sensibilité révélant un artiste raffiné et surtout un poète de la peinture

Charles Barraud a peint cinq grands tableaux de nus dans les années 30-35 dont plusieurs se trouvent dans les musées neuchâtelois. La galerie des Annonciades mettra en vente l'une de ces grandes oeuvres encore disponible.

Il existe peu de tableaux de grandes dimensions réalisés par Charles Barraud. Ce tableau est une découverte à ne pas manquer.

 

 

DU 20 JUIN AU 4 OCTOBRE 2020

Ouvertures: samedi et dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous 

ENTRÉE LIBRE 

 

 

 

 

 

 LA PEINTURE NEUCHÂTELOISE

AU XXème SIÈCLE

DU 4 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2021

Grande vente de tableaux en provenance de collections privées 

  

CHARLES BARRAUD (1897-1997)

AURÈLE BARRAUD (1903-1969)  

MAX THEYNET (1875-1949)

LERMITE (1920-1977)

 

Ouvertures: samedi-dimanche 14h-18h et sur rendez-vous

 

CHARLES BARRAUD 

(1897-1997)

Le poète de la famille

Né en 1897 à La Chaux-de-Fonds, aîné de la fameuse fraterie chaux-de-fonnière, Parallèlement à sa formation d'ouvrier du bâtiment, il suit le cours du soir de I'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds.

De 1922 à 1924, il travaille sur le chantier de la cathédrale de Reims. Il retourne à La Chaux-de-Fonds en 1924 et travaille comme encadreur. De 1925 à 1934, il fait partie du groupement d'artistes la Syrinx.

II voyage en 1935 et 1936 en Afrique du Nord, puis s'installe à Areuse. Dès 1940, Charles Barraud accorde de plus en plus d’importance au paysage, inspiré par les bords mystérieux de l’Areuse et les vergers de Cortaillod.

Charles s’affranchit vite du style réaliste familial. A ses débuts, il opte pour une peinture aux formes rigoureuses, digne de ses ancêtres graveurs. Rapidement, il produit des œuvres empâtées, foncées dans un premier temps, mais qui s’éclaircissent en gammes de gris bleutés et rosés

Avec l’installation dans le Midi de la France à Blauzac dans le Gard vers 1950, il travaille essentiellement sur deux thèmes, les vues épurées et lumineuses de villages provençaux reprises inlassablement et de merveilleuses compositions de personnages vivement colorés, d’une fraîche et candide fantaisie.

Quels que soient leur sujet ou leur époque, les toiles de Charles Barraud témoignent d’une grande sensibilité révélant un artiste raffiné et surtout un poète de la peinture

Charles Barraud a peint cinq grands tableaux de nus dans les années 30-35 dont plusieurs se trouvent dans les musées neuchâtelois. La galerie des Annonciades mettra en vente l'une de ces grandes oeuvres encore disponible.

Il existe peu de tableaux de grandes dimensions réalisés par Charles Barraud. Ce tableau est une découverte à ne pas manquer.

 

AURÈLE BARRAUD

Oeuvres rares - tirages à 10 exemplaires

Un génie de la gravure suisse au XXème siècle

Aurèle Barraud dans ses gravures et ses dessins a su voir les ridicules de l'homme, la fantaisie, l'insolite des situations, mais il a saisi ailleurs quelque chose d'infiniment plus profond, le rapport impalpable entre l'individu et le monde, l'un éphémère, l'autre tout imprégné de sa perpétuité. On devine une inquiétude sous les apparences brillantes, l'attention se porte sur cette beauté immuable qui n'est fragile que parce que l'homme ne sait pas durer. Le peintre doit la capturer, la faire sienne, s'y accrocher et Aurèle Barraud y met une passion d'orfèvre.  (Pierre Kramer)

 

MAX THEYNET 

(1875-1949)

Max-Robert Theynet est né le 18 avril 1875 et décédé le 20 novembre 1949 à Colombier (NE). Il étudie la peinture à St-Gall sous l’enseignement de Jean Stauffacher pendant trois ans, puis, pendant quatre ans, il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Zurich. Il séjourne ensuite six ans à Paris et travaille dans l'atelier de Luc-Olivier Merson.

De retour à Colombier où il allait passer le plus clair de sa vie, il se consacra surtout au paysage (rives du lac, paysages valaisans et jurassiens), à la nature morte de fleurs et à la peinture sur faïence. Il participa à de nombreuses expositions collectives et individuelles. 

THEYNET MAX les barques

Max Theynet a produit d'innombrables huiles, brossées avec dextérité, traitées à la spatule, éclatantes de matières et de couleurs. Nombreuses de ses œuvres enrichissent des collections privées. Max Theynet a su prendre ses distances avec l’académisme ambiant. Le peintre Maffli dans sa biographie parle de Max Theynet. Il lui a beaucoup appris sur le plan technique et il le considère comme l’un de ses maîtres, «un impressionniste extraordinaire qui m’a donné toute la nervure dans ma peinture.» 

"Les tableaux de Max Theynet sont imprégnés de fauvisme et de postimpressionnisme, livré à son instinct, sans soucis de style. Il a composé une multitude de natures mortes florales, avec une prédilection pour les pivoines qu'il peint vigoureusement. La peinture de Max Theynet s'apparente à celle d'Henry Manguin (1874-1949), peintre méditerranéen dont les paysages, les natures mortes et les fleurs se veulent le bonheur de vivre." Jean-Claude Kunz (novembre 1999).


Austères paysages jurassiens où veillent les sentinelles rigoureuses des sapins et des épicéas. Pentes sauvages des Alpes à la force obscure, qui tels des alpinistes audacieux semblent rejoindre le ciel lointain. La peinture de Max Theynet s'attache à des sujets familiers, apparemment modestes, le lac, les arbres, les fleurs, la montagne. Peu d'anecdote donc, mais un hymne à la nature heureuse, développé au long d'un travail patient que l'on pourrait presque qualifier de sériel, repris d'une saison à l'autre, au fil des ans.Arbres nus dans un hiver de glace qu'égayent les signes de ponctuation de patineurs vifs entraînés dans une danse joyeuse; arbres penchés sur le lac, admirant dans l'eau printanière la délicatesse de leur parure nouvelle; voiliers paresseux se dodelinant sous la brise, mâts dressés dans le ciel d'été, et l'eau alors semble rejoindre l'air, le lac se noie dans le ciel; sous-bois d'automne traversés de chemins où éclate la symphonie claire des ocres, des rouilles, des rouges même des tapis des feuilles mourantes. Fleurs dressées, jaillissant en gerbes larges ou fleurs sûres d'elles, s'arrondissant en bouquets replets.

Max Theynet enregistre l'émotion surgie de presque rien, l'épure et la fait chanter en toiles vivement coloriées, à la forte charpente. Mises en valeur par un trait sûr et des pâtes épaisses, les couleurs éclatent, se marient en harmonies audacieuses que ne renieraient pas les impressionnistes et les fauves, enfantent des contrastes aigus mais toujours maîtrisés.

Max Theynet peint les choses d'une nature où l'homme s'intègre et se fond. Sa main mobile, nerveuse mais toujours sûre, généreuse, nous donne des oeuvres fortes et heureuses, lumineuses et gaies, qui parlent aux yeux et séduisent le coeur. Une peinture du bonheur...

Source: texte de présentation de l'exposition Max Theynet à la salle des ventes de Genève - 10 mai 1989 

 

LERMITE

(1920-1977) 

LERMITE (pseudonyme pour Jean-Pierre Schmid), né le 2 janvier 1920 au Locle, mort le 1er janvier 1977 aux Bayards. Il suit les cours de l'École d'art de Bienne.

Lermite s'installe en 1946 à La Brévine puis en 1954 aux Bayards et élabore un art qui, par une géométrination des formes et une purification des lignes, s'attache à mettre en valeur le charme particulier des vallées du Haut-Jura neuchâtelois. Il effectue quelques voyages en Grèce, au Danemark, en Espagne et séjourne souvent à Cénacle (Haute-Provence).

La démarche de Lermite

De la tête de boeuf au paysage jurassien par Dominique Bosshard 

Pour beaucoup, Lermite est le peintre de paysages jurassiens aux couleurs retenues, proches de l'abstraction géométrique. Siège de la Fondation Lermite créée en 1977 à la mort du peintre, le Musée des beaux-arts du Locle (MBAL) a voulu replacer cette oeuvre dans un contexte plus large, distendre le lien identitaire, affectif, avec la région. 

Avec une «Tête de boeuf» à l'immense langue pendante, pièce de boucherie expressionniste dans un cadre de planches en bois brut, on se sent loin, en effet, des lignes sobres et rigoureuses de certains paysages... Avec «Orphée» (1945), on subit de plein fouet l'influence de Le Corbusier, alors adepte du purisme lancé à Paris dans les années 1920.

«Lermite a fait, géographiquement, le chemin inverse de Le Corbusier», souligne la conservatrice Stéphanie Guex. Né en 1920 au Locle, le futur Lermite est tout d'abord parti suivre une formation à l'Ecole d'art de Bienne. Il est encore Jean-Pierre Schmid, lorsqu'il rencontre le peintre Coghuf, qui restera son ami quand, en 1946, le jeune Loclois s'installe à La Brévine. Dans ce coin de la Sibérie helvétique, il dispose de son propre atelier et il devient Lermite, car tel est le surnom que lui ont donné les habitants.

«Tout au long de sa carrière, Lermite a été tiraillé entre deux pôles», dit encore la conservatrice. Au Travers d'ouvres peu connues, exposées pour la première fois pour certaines, se dessine ce parcours entre la recherche d'une figuration abstraite, d'une rigueur structurelle héritée de l'école française, et une expression, un geste plus libres empruntés à l'école allemande, une ouverture, aussi, à l'abstraction américaine et à la calligraphie orientale.

De la «Dernière Cène» (1944-1947) à «L'arbre foudroyé» (1975), on suit le cheminement de l'artiste, qui abandonne la figure humaine et laisse le soin aux racines enchevêtrées, au végétal mutilé de faire écho à sa Santé défaillante. / DBO

Source : Arc Info,10.5.2007

 

DU 4 SEPTEMBRE AU 31 OCTOBRE 2021

Ouvertures: samedi et dimanche 14h00-18h00 

et sur rendez-vous

 

ENTRÉE LIBRE 

 

 

 

 

 

 UN SCULPTEUR VAUDOIS

2 ARTISTES AFRICAINS

Jusqu'au 20 mars 2022

 

Henri MAYOR 

 (1919 - 1994)

Sculpteur (Grandson, Vaud)

    

 

"Je n'ai pas eu de maître. J'ai tout appris par moi-même. Que ce soit le dessin, la taille du bois, de la pierre. Alors je ne subis pas l'influence d'un maître, pour retomber toujours dans le même style. Moi je fais ce que j'ai envie de faire, et comme j'en ai envie. Je sculpte pour moi, je ne sculpte pas pour les gens...du reste, je n'aime pas vendre. C'est pour çà que j'arrive à la centaine, je ne pousse pas, je freine... On m'arrache les tripes, quand on m'achète une sculpture !"

"Je ne cherche pas trop à vendre. Pas plus que je n'aime beaucoup exposer. Je ne le fais que pour renouveler mon stock de bois et couvrir mes frais, qui sont énormes... Or je me suis toujours interdit de prendre un seul centime sur mon budget familial. Et puis.... j'ai beaucoup de peine à me séparer d'une de mes oeuvres. D'aucun me reprochent même de les cacher, eh oui !"

  

YAWO / Togo

  

Yawo de son vrai nom Gbogbotsi Yawovi Zoly Zo est né le 29 janvier 1970 à Lomé (TOGO). 

Yawo vit et travail à Accra au Ghana.


De 1986-198 : Élève de l’atelier de peinture chez Ahlin Kwawu, ou il acquit la maitrise du dessin pastel et de la peinture.

1992 : Participation aux ateliers de formation et de recyclage organisé par l’institut Goethe de Lomé

1993 : Exposant à Grafolie (Salon Africaine des Arts Plastiques) à Abidjan (Côte d'Ivoire)

1996-1997 : collabore avec le groupe artistique Vohou-Vohou et fait des recherches sur les matériaux traditionnelles à Abidjan

1998 : Exposition personnelle à l’hôtel Ivoire à Abidjan (Cote d’Ivoire)

2001 : Exposition en groupe au Palais de la culture de Treichville à Abidjan (Côte d'Ivoire) 

2003 : Exposition personnelle à l’Hôtel du Lac à Agbodrafo (TOGO)

2009 : Exposition personnelle à la Résidence «Le Karité bleu» à Ouagadougou

2022 : Exposition à St-Ursanne à la galerie des Annonciades

 

 

SOULEYMANE OUEDRAOGO 

Burkina Faso

  

Né à Ouagadougou en 1973 dans le quartier des artisans bronziers Souleymane Ouedraogo doit quitter l’école à l’âge de 9 ans après le décès de son père, qui laisse sa mère sans revenus et la contraint à la mendicité. Dès lors il commence à modeler de petits objets qu’il vend à quelques sous dans un hôtel voisin. Il suit ensuite divers artisans et se consacre pleinement à la création.

En 1998 il rencontre l’artiste jurassien Janvier avec qui il débute une longue collaboration de plus de 20 ans. Il l’assiste dans le coulage de ses bronzes à la technique de la cire perdue, l’accompagne dans le processus de création et finalement leur entente parfaite l’amène à réaliser lui-même certaines sculptures sur la base des dessins et plans de Janvier.

Parallèlement il ne cesse de créer sa propre œuvre en travaillant dans divers ateliers du Burkina et en collaborant avec les artistes les mieux reconnus, qui s’écartent des thèmes traditionnels des bronzes du Burkina Faso.

Toujours surprenant dans la diversité de ses thèmes et inspirations, attachant par sa douceur de caractère, il donne l’impression de se surprendre lui-même et convainc par la qualité de la touche personnelle qui révèle l’uniformité de son travail et de sa passion subtile à laquelle il s’adonne jusqu’à ce jour malgré des revenus souvent aléatoires et irréguliers.

  

 

Statuettes de Souleyman Ouedraogo en vente sur notre site 

  

 

Jusqu'au 20 mars 2022 

Ouvertures: samedi et dimanche 14h00-17h30 

et sur rendez-vous

 

ENTRÉE LIBRE 

 

 

 

 

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