Nelck Annelies
(1925-2014)
Huile sur toile - 1960
Grand format
65 cm x 92 cm (dimensions sans le cadre)
En parfait état
Cadre d'origine offert
Oeuvres de femmes peintres en vente sur notre site
Ref : E266-02


Annelies Nelck en train de peindre un paysage, Vence, ca. 1946
Photo : Archives Henri Matisse
Annelies Nelck (1925-2014)
D’origine hollandaise, Annelies Nelck part faire ses études aux Beaux-Arts d’Amsterdam en 1938 avant de revenir s’installer avec ses parents en 1943 près de Vence.
Elle vit dans des conditions précaires après avoir accouché d’un petit garçon dont elle ne reverra jamais le père, mort aux Pays-Bas où il était resté pour aider à la Résistance.
Tentant de gagner sa vie en faisant des gravures sur bois mais ne trouvant pas le matériel nécessaire, elle se décide à prendre conseil auprès d’un artiste dont le nom lui est alors inconnu : Henri Matisse qui vient de s'installer à Vence.
Matisse accepte de corriger ses dessins et de lui prodiguer des conseils. De cet enseignement, elle puise une confiance déterminante pour poursuivre dans la voie artistique sous le nom d’Anatole.
Mariée à la fin des années 1940 avec l’artiste Jean Vincent de Crozals qui posa pour le Christ de la Chapelle de Vence, elle s’intègre dans le paysage artistique vençois, exposant plusieurs fois à la galerie d’Auguste Chave.
Dans les années 1970, elle réalise des mosaïques et une peinture murale dans des écoles et une agence de La Poste de la région.
Outre Matisse, elle fréquente Henri Laurens et Jean Dubuffet, travaille avec Marc Chagall.
Le couple participe aussi à des chantiers de restauration d’églises, comme celle de Vénaco (Corse), où elle remploie des plaques de verre rose à l’or non utilisées pour la Chapelle de Vence, que lui donne Matisse.
«Il n’était plus un Dieu-le-Père à mes yeux, mais bien plutôt un grand-père rassurant et familier, auprès duquel on se sentait très en confiance. C’est ainsi que l’attitude du corps en harmonie avec l’esprit, se présentait d’elle-même, et avec naturel.»
Annelies Nelck, L’Olivier du rêve, p. 18.
«Avec les arbres je m’approchais sans m’en douter mais à grands pas, des problèmes de la composition que j’avais déjà flairés en voyant peindre ou dessiner Matisse. Il attirait mon attention sur la façon dont les racines sortaient du sol dans la nature… et dans mes dessins elles sortaient… de rien du tout. Mais comme il ne me donnait pas le truc pour arranger cela, je me cassai la tête un certain temps – jusqu’au moment où je me sentis dans la peau de l’arbre qui avait percé la terre et continuait à s’y agripper tout au long de sa vie pour soutenir et nourrir sa ramure.»
Annelies Nelck, L’Olivier du rêve, p. 64
Source (extrais) : https://www.musee-matisse-nice.org
Annelies Nelck (1925-2014)
Annelies Nelck a grandi dans la petite ville de Vence dans les Alpes-Maritimes. Ses parents hollandais avaient acheté ici un terrain "Le Pioulier".
L'enfance d'Annelies se veut en harmonie avec la région sauvage et les conditions de vie modestes de la famille. Outre la nature et le mode de vie peu conventionnel de ses parents, Annelies a été façonnée à la pédagogie de l'École Freinet où sa mère enseignait.
En 1938, les parents d'Annelies l'envoient à Amsterdam. Au cours des cinq années suivantes en Hollande, elle découvre la peinture, fréquente l'académie des Beaux-arts et rencontre de futurs artistes.
À Amsterdam, Annelies épouse l'étudiant en musique Ernst Katan, qui a été tué par les occupants allemands en 1944.
Enceinte de son fils Serge, Annelies retourne chez ses parents en France en 1943, devient mannequin et l’élève d' Henri Matisse, qui habite la villa «Le Rêve» à Vence pendant la guerre.
Au cours des séances régulières, Matisse réalise des croquis, des dessins et des peintures tels que : Tulipes jaunes, fond de violet (1944), Annelies, tulipes et anémones (1944) et Liseuse à la table jaune (1944).
En 1947, elle épouse le sculpteur et peintre Jean Vincent de Crozals. Tous deux aident Henri Matisse dans les travaux des gouaches et les vitraux de la chapelle du Rosaire de Vence, achevés en 1951.
Après la mort de Matisse (1869-1954), Annelies a connu une période de transition difficile au cours de laquelle elle a voulu rompre avec certains aspects de son art.
En 1954, elle a conçu un vitrail pour l'Anne Frank Realschule à Düsseldorf, qui a été récemment restauré. Son style avait beaucoup changé et s'était détaché de l'influence de Matisse
Annelies Nelck exposa ensuite à la «Galerie Les Mages» fondée par Alphonse Chave à Vence avec des artistes tels que Jean Dubuffet, Henri Laurens et Pierre Bonnard.
En 1966, Annelies Nelck a présenté une exposition au musée Pouchkine de Moscou, grâce à la médiation de Lydia Delectorskaya. Le musée a acheté 13 de ses œuvres.
Au début des années 1980, Annelies Nelck vend Le Pioulier. Une période créative de liberté artistique commence.
En 1999, paraît L'Olivier du Rêve , son hommage à Henri Matisse, un livre autobiographique sur lequel elle a travaillé intensivement pendant plusieurs années.
De 1998 à 2010, l'artiste se consacre à la création de sculptures et d'assemblages à partir de morceaux de bois patinés qu'elle trouve au cours de ses promenades.
En 2011 elle s'installe à Nexon (Haute-Vienne), où elle passe les trois dernières années de sa vie.
Annelies Nelck est décédée le 22 août 2014 en présence de son amie Andrée Sabkowsky.
Source (extraits) : https://bibliophileheurtebise.com


















































































