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Pour ses 10 ans à St-Ursanne La galerie des Annonciades présente
« GRANDS FORMATS »
«DE WILLIAM RÖTHLISBERGER À RICHARD HARTWELL» en passant par PIERRE LAVANCHY JEAN MOULIN FELIX STÖCKLI
Jusqu'au 18 août 2024 Pierre Lavanchy "Le lanceur de torches" - (130 cm x 100 cm)
Limites des grands formats !
«C'est difficile à vendre, mais c'est une nécessité pour moi» disent la plupart des artistes. Sur un grand format l'artiste est souvent plus à l'aise et se sent plus audacieux. Un grand format - contrairement aux moyens et petits formats - permet d'ajouter de nombreux effets pour rendre la peinture plus expressive. Contrairement aux grands et moyens formats les petits formats peuvent faire perdre l'écriture et le style d'un artiste, le maniement de petits pinceaux nécessitant une autre gestuelle. Un grand tableau a toutefois ses limites car l'artiste doit alors trouver des acquéreurs pouvant le mettre en valeur ! Ne pas faire de grands formats est chose impossible pour un artiste car il sait que son oeuvre va s'avérer plus puissante et qu'elle va avoir plus d'impact. Jean-Luc Barbier, 4 octobre 2023
Felix Stöckli - 115 cm x 90 cm (1994)
Jusqu'au 18 août 2024 Ouvertures: Samedi et dimanche 14h00-17h30 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
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Art suisse au XXème siècle PEINTRES NEUCHÂTELOIS & JURASSIENS
DU 3 JUILLET AU 28 SEPTEMBRE 2025 Grande vente de tableaux en provenance de collections privées
LOUIS DE MEURON (1868-1949) MAX THEYNET (1875-1949) OCTAVE MATTHEY (1888-1969) CHARLES BARRAUD (1897-1997) Ouvertures : Du jeudi au dimanche de 14h00 à 18h00 et sur rendez-vous
Louis Henri de Meuron (1868-1949) Coloriste virtuose et considéré comme l'un des chefs de file de l'école neuchâteloise à partir des années 1910, Louis de Meuron (1868-1949) s'inscrit dans le prolongement de l'impressionnisme. Portraits d'enfants, natures mortes, paysages des rives du lac de Neuchâtel ou de Provence... ses sujets de prédilection évoquent un univers poétique et édénique. Né le 28.6.1868 La Sagne, † 30.7.1949 Marin Peintre et dessinateur marqué par Cézanne et Renoir. Paysages, natures mortes et portraits. Membre de la Commission fédérale des beaux-arts et professeur d'histoire de l'art. Il prend ses premières leçons de dessin auprès du sculpteur Fritz Landry, au Collège de Neuchâtel, et du peintre Auguste Bachelin. Ses études achevées, il s’installe à Paris de 1887 à 1893 où il étudie dans l’atelier de Luc-Olivier Merson, avec son ami et compatriote Pierre Godet. Il copie des œuvres de Poussin, Chardin et Delacroix au Musée du Louvre et s’intéresse à l’art de Puvis de Chavannes, ainsi qu’aux peintures des impressionnistes. Rentré en Suisse, il se marie et s’installe à Marin en 1898. Il séjourne à Florence entre 1902 et 1903, où il retrouve un élève de Gustave Moreau rencontré à Paris, René Piot, dont il apprend les techniques de la fresque et de la tempera. De retour en Suisse, il se spécialise dans le paysage, réalisé à partir de nombreuses études sur le motif, la nature morte et le portrait – ses effigies rencontrent un franc succès auprès de la bonne société locale. En 1913, il reçoit une commande importante, des fresques pour la salle de spectacle de la maison de santé de Préfargier. Cet ensemble monumental, qui figure Les saisons, demeure néanmoins sans suite dans l’œuvre du peintre. Meuron connaît le succès dès la fin des années 1910, notamment grâce à sa participation à l’exposition de la jeune peinture romande à Zurich en 1918. Paul Budry loue, dans les Cahiers vaudois, la sensibilité de sa peinture, le rendu délicat de l’air ou de l’eau, ainsi que «ces états colorés qui semblent naître au point où la conscience verse au rêve». A la même époque, des amateurs tels Willy Russ et les frères Oskar et Werner Reinhart à Winterthour acquièrent ses toiles. Devenu une figure majeure de la peinture neuchâteloise des années 1920 et 1930, il enseigne l’histoire de l’art à l’Université de Neuchâtel comme privat-docent (1925–1930) et siège à la Commission fédérale des beaux-arts (1928–1932), ainsi qu’à la Fondation Gleyre. Attiré par le sud, il effectue de nombreux séjours à Sanary (F) et se rend en Tunisie en 1934. Meuron participe régulièrement aux expositions de la Société des amis des arts à Neuchâtel qui organise plusieurs expositions de ses œuvres (1913, 1925, 1926, 1930, 1932, 1934). Il expose également à Genève, notamment à la Galerie Moos (1918) et à la Société des arts (1922). A l’occasion de ses soixante-dix ans, la société neuchâteloise met sur pied une rétrospective de son œuvre (1938). La dernière exposition monographique consacrée à Louis de Meuron a lieu à Neuchâtel en 1968, pour les cent ans de la naissance du peintre. Selon ses propres mots, Louis de Meuron ne retire de sa formation académique que la correction du dessin; il est en revanche attiré par différents mouvements artistiques de la modernité comme l’impressionnisme qui marque ses premières peintures (Verger, 1907; Nature morte aux fruits, 1912). Au début des années 1910, il adopte le modèle cézannien, qui se lit dans des œuvres strictement composées et à la palette restreinte. Les thèmes à connotation symboliste (Le fils prodigue, 1908) cèdent le pas aux travaux quotidiens, aux activités ordinaires et au paysage local (Jeunes pêcheurs, 1913; fresques de Préfargier; Les joueurs d’échec, 1918). Il adopte peu après un fauvisme tempéré, proche des solutions adoptées à la même époque par Giovanni Giacometti et qui se traduit par des toiles au chromatisme exacerbé et à la touche plus libre (Lac rose, 1916; Arbres en fleurs, 1932). Par ailleurs, le peintre est très apprécié pour ses portraits, notamment d’enfants, pour lesquels il s’inspire de la douceur des œuvres de Renoir.
Octave Matthey (1888-1969) Non-conformiste déclaré Octave Matthey, l'une des figures les plus originales de la peinture neuchâteloise. Son aventure ne manque pas de piquant; parti jeune pour Paris, au début du siècle, il s'intéresse passionnément aux écoles nouvelles; il n'y a pas, à cette époque de sa vie, plus révolutionnaire que lui. Rentré au pays, il médite, et peu à peu découvre, ou croit découvrir, que tout dans la peinture moderne est bluff, machinations, coups montés par les marchands de tableaux. A l'heure où toutes les extravagances enfin sont admises, il soutient qu'il n'existe de vraie peinture que chez Titien et Léonard, fidèle d'ailleurs en cela à son rôle de non-conformiste déclaré, toujours en guerre avec l'opinion dominante. La noblesse d'Octave Matthey, ce qui fait la grandeur de son attitude, c'est d'aimer fanatiquement la peinture. L'écrivain n'est qu'un assembleur de mots; l'hérésie majeure, c'est de croire en la "parole", cette menteuse professionnelles; et Farel, statufié sur l'esplanade de la collégiale, commet à perpétuité l'erreur de brandir un livre qu'il prétend mettre au-dessus de la vie. Seule la peinture est dans le vrai, car seule elle va droit au réel, pour en faire resplendir intégralement la beauté. Dans l'oeuvre si vaste d'Octave Matthey, il faut choisir. Retenons pour l'instant ses autoportraits, d'un méphistophélisme fort plaisant. Ne négligeons ni ses aquarelles, ni ses dessins; c'est dans le premier jet qu'il excelle. Lorsqu'il crayonnait lui-même, en quelques traits, les affiches de ses expositions, les gens les décollaient la nuit pour se les approprier. Bel hommage qu'un larcin de cette espèce ! Tiré de NEUCHATEL sur ses vieilles tours...
MAX THEYNET (1875-1949) Max-Robert Theynet est né le 18 avril 1875 et décédé le 20 novembre 1949 à Colombier (NE). Il étudie la peinture à St-Gall sous l’enseignement de Jean Stauffacher pendant trois ans, puis, pendant quatre ans, il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Zurich. Il séjourne ensuite six ans à Paris et travaille dans l'atelier de Luc-Olivier Merson. De retour à Colombier où il allait passer le plus clair de sa vie, il se consacra surtout au paysage (rives du lac, paysages valaisans et jurassiens), à la nature morte de fleurs et à la peinture sur faïence. Il participa à de nombreuses expositions collectives et individuelles. Max Theynet a produit d'innombrables huiles, brossées avec dextérité, traitées à la spatule, éclatantes de matières et de couleurs. Nombreuses de ses œuvres enrichissent des collections privées. Max Theynet a su prendre ses distances avec l’académisme ambiant. Le peintre Maffli dans sa biographie parle de Max Theynet. Il lui a beaucoup appris sur le plan technique et il le considère comme l’un de ses maîtres, «un impressionniste extraordinaire qui m’a donné toute la nervure dans ma peinture.» "Les tableaux de Max Theynet sont imprégnés de fauvisme et de postimpressionnisme, livré à son instinct, sans soucis de style. Il a composé une multitude de natures mortes florales, avec une prédilection pour les pivoines qu'il peint vigoureusement. La peinture de Max Theynet s'apparente à celle d'Henry Manguin (1874-1949), peintre méditerranéen dont les paysages, les natures mortes et les fleurs se veulent le bonheur de vivre." Jean-Claude Kunz (novembre 1999). Austères paysages jurassiens où veillent les sentinelles rigoureuses des sapins et des épicéas. Pentes sauvages des Alpes à la force obscure, qui tels des alpinistes audacieux semblent rejoindre le ciel lointain. La peinture de Max Theynet s'attache à des sujets familiers, apparemment modestes, le lac, les arbres, les fleurs, la montagne. Peu d'anecdote donc, mais un hymne à la nature heureuse, développé au long d'un travail patient que l'on pourrait presque qualifier de sériel, repris d'une saison à l'autre, au fil des ans.Arbres nus dans un hiver de glace qu'égayent les signes de ponctuation de patineurs vifs entraînés dans une danse joyeuse; arbres penchés sur le lac, admirant dans l'eau printanière la délicatesse de leur parure nouvelle; voiliers paresseux se dodelinant sous la brise, mâts dressés dans le ciel d'été, et l'eau alors semble rejoindre l'air, le lac se noie dans le ciel; sous-bois d'automne traversés de chemins où éclate la symphonie claire des ocres, des rouilles, des rouges même des tapis des feuilles mourantes. Fleurs dressées, jaillissant en gerbes larges ou fleurs sûres d'elles, s'arrondissant en bouquets replets. Max Theynet enregistre l'émotion surgie de presque rien, l'épure et la fait chanter en toiles vivement coloriées, à la forte charpente. Mises en valeur par un trait sûr et des pâtes épaisses, les couleurs éclatent, se marient en harmonies audacieuses que ne renieraient pas les impressionnistes et les fauves, enfantent des contrastes aigus mais toujours maîtrisés. Max Theynet peint les choses d'une nature où l'homme s'intègre et se fond. Sa main mobile, nerveuse mais toujours sûre, généreuse, nous donne des oeuvres fortes et heureuses, lumineuses et gaies, qui parlent aux yeux et séduisent le coeur. Une peinture du bonheur... Source: texte de présentation de l'exposition Max Theynet à la salle des ventes de Genève - 10 mai 1989
CHARLES BARRAUD (1897-1997) Né en 1897 à La Chaux-de-Fonds, aîné de la fameuse fraterie chaux-de-fonnière, Parallèlement à sa formation d'ouvrier du bâtiment, il suit le cours du soir de I'Ecole d'art de La Chaux-de-Fonds. De 1922 à 1924, il travaille sur le chantier de la cathédrale de Reims. Il retourne à La Chaux-de-Fonds en 1924 et travaille comme encadreur. De 1925 à 1934, il fait partie du groupement d'artistes la Syrinx. II voyage en 1935 et 1936 en Afrique du Nord, puis s'installe à Areuse. Dès 1940, Charles Barraud accorde de plus en plus d’importance au paysage, inspiré par les bords mystérieux de l’Areuse et les vergers de Cortaillod. Charles s’affranchit vite du style réaliste familial. A ses débuts, il opte pour une peinture aux formes rigoureuses, digne de ses ancêtres graveurs. Rapidement, il produit des œuvres empâtées, foncées dans un premier temps, mais qui s’éclaircissent en gammes de gris bleutés et rosés Avec l’installation dans le Midi de la France à Blauzac dans le Gard vers 1950, il travaille essentiellement sur deux thèmes, les vues épurées et lumineuses de villages provençaux reprises inlassablement et de merveilleuses compositions de personnages vivement colorés, d’une fraîche et candide fantaisie. Quels que soient leur sujet ou leur époque, les toiles de Charles Barraud témoignent d’une grande sensibilité révélant un artiste raffiné et surtout un poète de la peinture Charles Barraud a peint cinq grands tableaux de nus dans les années 30-35 dont plusieurs se trouvent dans les musées neuchâtelois. La galerie des Annonciades mettra en vente l'une de ces grandes oeuvres encore disponible. Il existe peu de tableaux de grandes dimensions réalisés par Charles Barraud. Ce tableau est une découverte à ne pas manquer.
DU 3 JUILLET AU 28 SEPTEMBRE 2025 Ouvertures: du jeudi au dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
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GRANDE EXPOSITION DEUX MAÎTRES DE LA PEINTURE JURASSIENNE Walter BUCHER & Roger TISSOT Galerie des Annonciades 10 rue du Quartier CH-2882 Saint-Ursanne Tel. 032 / 535.90.83 Samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous 78 tableaux mis en vente dans 2 galeries de la rue du Quartier Du 14 novembre au 27 décembre 2015
Walter Bucher (1925) Walter Bucher est né à la rue de Chêtre à Delémont en 1925. Tout jeune déjà, il dessine. Au cours des leçons de dessin avec son professeur Armand Schwarz, artiste-peintre dont il s'inspira, il se découvre une passion pour cet art. Après un apprentissage de dessinateur en bâtiment, il obtient le diplôme d'architecte au Technicum de Bienne, métier qu'il pratiquera jusqu'en 1958, année où il fut nommé au Service des ponts et chaussées en tant qu'adjoint de l'ingénieur cantonal. Egalement appelé à donner des cours à l'Ecole professionnelle de Delémont, c'est avec enthousiasme qu'il a transmis ses connaissances aux apprentis dessinateurs en bâtiment durant de nombreuses années. En 1988, il s'établit à Jongny sur les hauts du lac Léman et au pied de la Gruyère. Les paysages fascinants de cette région inspireront ses oeuvres du moment. Il saura y intégrer l'atmosphère des lieux. Après le décès de son épouse Anne-Marie, en 2013, il se rapproche de sa famille, à Bienne, où il réside. Walti, comme on le nomme, pratique son art dans diverses techniques telles que le crayon, l'encre, la craie, la gouache, l'huile et l'aquarelle. Chaque instant de libre est prétexte à coucher sur la toile un sujet croqué sur le vif dans son carnet d'esquisses, dans lequel il précisait notamment les couleurs, le lieu et la date. Les thèmes sont variés : paysages des Franches-Montagnes, patrimoine construit, chevaux, personnages, portraits, musiciens, natures mortes, arbres, faune, etc.... la France et en particulier la Loire, la Normandie et la Bretagne avec ses ports de pêche, les chalutiers et les crustacés, mais aussi l'Italie avec Rome et Venise, la Sardaigne, Israël avec Jérusalem et ses contrées, sont des lieux qui l'ont enthousiasmé et dont il a su retranscrire l'ambiance. Les scènes bibliques représentées dans sa peinture, c'est aussi son désir de partager son amour pour le Christ. Son coup de crayon sûr, la maîtrise de la perspective, l'harmonie des couleurs, la construction sur la trame des proportions de la section d'or, sont perceptibles dans chacune de ses compositions. Elles donnent un sentiment de plénitude devant ces lignes ou la rigueur architecturale du dessin forme la base solide exprimée dans son oeuvre. Ses dons ne s'arrêtent pas à la peinture, il troque volontiers son pinceau pour l'un des quelques instruments qu'il aime jouer, avec une prédilection pour les oeuvres de Jean-Sébastien Bach. A l'occasion de la 45ème Danse sur la Doux, pour la première fois, ses croquis et esquisses sur sa ville natale sont présentés et reproduits dans ce carnet. Certains croquis sont accompagnés de la reproduction de l'oeuvre aboutie. Environ 75 années de production artistique, une vingtaine d'expositions en Suisse, plus de 1700 oeuvres numérotées, de nombreuses lithographies, reproductions en couleurs et affiches, constituent ainsi un document important pour le patrimoine, jurassien en particulier.
Roger Tissot (1939-2009) Né en 1939 à Moutier, décédé à Moutier en 2009 Expositions 1967 : Première exposition personnelle, Bévilard (BE)
Oeuvres de Roger Tissot en vente sur notre site Oeuvres de walter Bucher en vente sur notre site
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Max Theynet (1875 - 1949) Aux côtés de peintres neuchâtelois de son temps Du 7 février au 15 mars 2015
Max Theynet (1875-1949)
Auto-portrait - Max Theynet Max-Robert Theynet est né le 18 avril 1875 et décédé le 20 novembre 1949 à Colombier (NE). Il étudie la peinture à St-Gall sous l’enseignement de Jean Stauffacher pendant trois ans, puis, pendant quatre ans, il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Zurich. Il séjourne ensuite six ans à Paris et travaille dans l'atelier de Luc-Olivier Merson. Max Theynet a produit d'innombrables huiles, brossées avec dextérité, traitées à la spatule, éclatantes de matières et de couleurs. Nombreuses de ses œuvres enrichissent des collections privées. Max Theynet a su prendre ses distances avec l’académisme ambiant. Quelques tableaux de ses jeunes années seront présentés pour comprendre le chemin qu’il a parcouru en 60 ans de carrière. Le peintre Maffli dans sa biographie parle de Max Theynet. Il lui a beaucoup appris sur le plan technique et il le considère comme l’un de ses maîtres, «un impressionniste extraordinaire » qui « m’a donné toute la nervure dans ma peinture.»
"Les tableaux de Max Theynet sont imprégnés de fauvisme et de postimpressionnisme, livré à son instinct, sans soucis de style. Il a composé une multitude de natures mortes florales, avec une prédilection pour les pivoines qu'il peint vigoureusement. La peinture de Max Theynet s'apparente à celle d'Henry Manguin (1874-1949), peintre méditerranéen dont les paysages, les natures mortes et les fleurs se veulent le bonheur de vivre." Jean-Claude Kunz (novembre 1999). L’accompagnent quelques contemporains neuchâtelois: William Röthlisberger (1862-1943), élève de l'Académie Julian de Paris, qui, comme Max Theynet, n’a cessé de peintre le lac de Neuchâtel. Edmond de Pury (1845-1911) qui peignait de remarquables portraits, dont celui de l’écrivain Pierre Loti. Sa technique reflète l’académisme et le conformisme qui régnait au début du siècle à Neuchâtel. Les femmes peintres qui, au début du 20ème siècle, ont su s’imposer dans un monde artistique dominé jusqu’alors par des hommes. Violette Niestlé (1898-1993), Alice Peillon (1888-1983) et Jeanne Barraud-Pellet, dite Janebé (1907-2000). Leurs peintures témoignent des tendances de l’époque. Charles L’Eplattenier (1874-1946) sera représenté au travers de quelques-dessins et une gouache. Tableaux de Max Theynet en vente sur notre site
Galerie des Annonciades 10 rue du Quartier CH-2882 Saint-Ursanne Ouvertures : samedi-dimanche 14h00-17h30 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
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MAX THEYNET (1875 - 1949) & JEAN-DANIEL DESSARZIN (1946) Deux aventuriers de la peinture neuchâteloise Du 27 août au dimanche 25 septembre 2016 Max Theynet n’a qu’un seul défaut : il est Neuchâtelois ! A ce titre, il est reconnu dans sa patrie comme étant familier, prolixe et, en même temps, omniprésent tant dans les intérieurs des particuliers que chez tous les marchands, à la fois admiré tout en étant décrié. Paradoxe naturel dans un canton où l’on a tendance à ne vouloir jamais reconnaître les talents indigènes, pudeur protestante de bon aloi ou flagellation pour ne pas oser admettre le mérite de tout créateur. Certes, Max Theynet est un artiste inégal dont la production est d’une grande diversité, même si les paysages supplantent les natures mortes. Doté d’une grande générosité, il brosse avec hardiesse des toiles riches en pâte. Sa gestuelle témoigne d’une technique accomplie. Son sens des couleurs l’associe dans ses meilleures pièces aux plus grands, qu’ils soient impressionnistes ou fauves. En fait, Max Theynet est un artiste à part dans le landerneau neuchâtelois, tant par son faire que par l’intensité des couleurs qu’il pose avec force sur ses tableaux, qu’ils soient sur toile, sur carton ou sur tout autre support que sa bourse souvent à plat lui autorise. En fait, il peint avec passion, toujours prêt à donner le fruit de son travail contre de quoi se sustenter et pouvoir poursuivre sa soif de peinture. Sans cesse, il brosse des tableaux, parfois trop vite, trop hâtivement mais toujours avec une patte qui lui appartient en propre si bien que son œuvre est aisément reconnaissable. Il a un style caractérisé par la fougue, voire une violence maitrisée. Après avoir été initié à la peinture pendant trois ans à Saint-Gall par Jean Stauffacher, puis pendant quatre ans à Zurich, il part à Paris où il séjourne six ans, fréquentant l’atelier de Luc-Olivier Merson. A l’instar des grands peintres, il acquiert ainsi toutes les bases de son métier. Tout en se départissant d’un faire académique, Theynet montre dans toute ses œuvres une virtuosité certaine, dont il abuse parfois par excès de célérité mais qui lui permet souvent de réaliser de véritables chefs-d’œuvre sans pour autant qu’ils soient reconnus pour tels. En fait son régionalisme et le fait qu’aucune grande exposition ne lui ait été consacrée, ni que la moindre biographie à son propos n’ait été rédigée, l’ont confiné dans des sphères de reconnaissance limitées. On peut donc le comparer à un aventurier qui a exploré avec force un territoire restreint, qui l’a étudié dans les moindres détails, mais qui n’a jamais osé présenter son travail hors d’un cercle limité. Il manque à Theynet, aujourd’hui encore, l’occasion d’être découvert ailleurs, d’être sorti des frontières neuchâteloises, d’être surtout défendu avec force pour que ses mérites d’artiste soient enfin reconnus à leur juste valeur. De son côté, Jean-Daniel Dessarzin est aussi un trublion dans le cercle des artistes neuchâtelois. Certes, il vit dans une sorte de tour d’ivoire dans laquelle il se replie pour créer seul, sans réelle confrontation avec d’autres artistes. Il est tel le moine reclus dans son ermitage pour simplement peindre, avec passion, obstination, se lançant dans des séries thématiques qu’il exploite jusqu’au paroxysme. Ainsi, il devient tour à tour clown, toréador, gondolier, architecte, armailli, voyageur de l’espace, contemplateur, génissomane, gynécomorpheur, parfois misanthrope mais toujours peintre, tel est Jean-Daniel Dessarzin ! Poussé par une insatiable curiosité cassée sans cesse par l’angoisse de la persécution, Jean-Daniel Dessarzin est au courant de tout. Sans aucun doute, ses antennes extraterrestres lui permettent de s’approprier toutes les ondes cosmiques émises. Cette réception universelle lui donne un don d’ubiquité dû sans doute aux multiples dichotomies de sa personnalité. N’est-il pas doublement vivant comme Claude Garino le suggère dans la biographie autorisée du livre « Dessarzin, moi et moi ». N’a-t-il pas bu l’eau de l’Achéron qui donne la lucidité ? N’a-t-il pas vagabondé sur tous les chemins du monde, juif errant et messie ? Est-il Maure, Viking ou Fribourgeois ? Est-il du reste de quelque part ? Ses racines sont multiples ; elles s’enfoncent dans la terre du monde à la recherche de la vouivre éternelle. Elles le connectent aux arbres sacrés que les Celtes adoraient. Elles le nourrissent de tous les terroirs. Et pour exprimer tous les sucs qu’il accumule, il peint. Il peint avec passion les mondes qui sont les siens. Les multiples facettes de ses nombreuses vies lui servent d’inspiration, de support. Médium de son art, il se divise et se multiplie, renouant à chaque fois avec les arcanes de l’art qu’il assouplit à sa guise. Il est peintre comme d’autres sont pasteurs. Son énergie vient de sa vocation et celle-ci est inextinguible malgré les aléas de la vie. En peignant, Jean-Daniel Dessarzin donne du sens à sa vie, comme l’aventurier à la recherche d’une terra incognita « au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau », comme le dit si bien Baudelaire. Theynet et Dessarzin réunis, voilà une rencontre complémentaire entre deux artistes prolifiques : un coloriste passionné et un angoissé coloriste ! Patrice Allanfranchini Juillet 2016
Le peintre Jean-Daniel Dessarzin est né le 2 septembre 1946 à Fribourg. Il vit à Marin dans le canton de Neuchâtel. Dessarzin a étudié l’architecture, le dessin, les arts appliqués et peint depuis 1970. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections en Suisse, France, Italie, Canada, Angleterre.
Expositions: 1970: Neuchâtel
Tableaux de Jean-Daniel Dessarzin en vente sur notre site Tableaux de Max Theynet en vente sur notre site
Exposition du 27 août au 25 septembre 2016 Galerie des Annonciades 10 rue du Quartier CH-2882 Saint-Ursanne Ouvertures : samedi-dimanche 14h00-18h00 et sur rendez-vous
ENTRÉE LIBRE
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