Nouveautés

max-theynet-les-3-barques-50-60cm
Theynet Max (1946)
1500,00 CHF
pierre-stampfli-38-47cm-1966
Stämpfli Pierre
2400,00 CHF
max-theynet-berne-palais-federal-60-50cm
Theynet Max
1300,00 CHF
max-theynet-50-60cm-bietschhorn
Theynet Max
1800,00 CHF
ferdinand-maire-contre-jour-38cm-54cm-1959
Maire Ferdinand
2400,00 CHF
max-theynet-petit-port-50-60cm
Theynet Max
1500,00 CHF
ferdinand-maire-fleurs-et-vase-58-47cm-1935
Maire Ferdinand
3500,00 CHF
leonor-fini-43cm-36cm
Fini Leonor
850,00 CHF
max-theynet-valangin-60-70cm-1944
Theynet Max
1500,00 CHF
rene-zwahlen-rade-de-geneve-37-52cm-1977
Zwahlen René
1200,00 CHF
georges-trincot-fleurs-46-38cm-1996
Trincot Georges
1500,00 CHF
yves-riat-vision-nocturne-50-36cm
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850,00 CHF
charles-barraud-porteuse-de-cruche-50-24cm
Barraud Charles
1600,00 CHF
kolos-vary-60cm-46cm-1975
Kolos-Vary
(1899-1983)
1800,00 CHF
hermann-sandoz-lac-de-neuchatel-47-63cm-1953
Sandoz Hermann
1500,00 CHF
roger-bonafe-le-bouquet-et-les-pins-65-81cm
Bonafé Roger
2400,00 CHF
noel-thebaud-poisson-62-70cm-profil1
Thebaud Noël
2400,00 CHF

Du Bois Charles-Edouard
(1847-1885)

Paysage du soir aux bouleaux dans la Forêt de Fontainebleau (1872-1875)
modificateur de prix des variantes :
Prix de base avec taxes
Prix de vente avec réduction
2700,00 CHF
Remise
Montant des Taxes
Prix / Kg:
Description du produit

Huile sur toile signée en bas à droite

Au dos, étiquette d’une galerie alémanique

64 cm x 89 cm

En bon état, nettoyé récemment

Cadre ancien offert

Oeuvres de Charles-Edouard Du Bois en vente sur notre site

 

Grâce et fines mélancolies

Tableau qu’il convient de dater de 1872-1875, époque où DuBois, entre deux séjours aux Etats-Unis, peint dans la forêt de Fontainebleau et dans les environs de Cernay.

Il s’attache à représenter, comme c’est le cas dans cette toile, des moments de semi-lumière qui permette des contre-jours, s’attachant à peindre au premier plan des bouleaux dont les troncs blancs contrastent avec l’effet crépusculaire.

DuBois, qui a merveilleusement compris l'analogique langage des plantes, n'a pas manqué non d'être ému à l'aspect du bouleau, cet arbre très fin de forme et de pose.

Léopold Bachelin ajoute : « Moins vulgaire dans son attitude penchée que le saule sentimental et larmoyant, il a des allures d'un féminisme exquis, et ne dirait-on pas, à voir ce tronc délicat sur lequel se balance avec grâce une couronne de fins rameaux, légèrement inclinée, qu'il y a dans cet arbre comme l'âme d'une femme pensive, mais d'une femme discrète, qu'une réserve distinguée empêche de s'abandonner toute à sa douleur intime. »

Avec ce tableau, on peut affirmer que DuBois a compris les paysages des environs de Paris, empreints d'un charme si particulier, fait d'exquisité, de grâce et de fines mélancolies.

PA

 

Charles-Edouard DuBois, également Du Bois (1847-1885)

Né le 19 octobre 1847 à West Hoboken , New Jersey , † 6 mars 1885 à Menton.

Peintre paysagiste et aquarelliste suisse (premier impressionnisme).

Après des études aux États-Unis et à Paris, DuBois, fils d'un homme d'affaires du Locle, prend des cours de dessin avec Heinrich Funk à Stuttgart et André Jecklin à Neuchâtel.

En 1867, DuBois visita l'atelier de Charles Gleyre à Paris.

Après des voyages d'études et des séjours en Allemagne (Düsseldorf), aux Pays-Bas, en Angleterre et en Belgique, il travaille de manière indépendante, alternativement à Paris et à Neuchâtel.

Depuis le Salon de Paris de 1869, DuBois y expose régulièrement ses tableaux dans ses ateliers.

 

Charles-Édouard Du Bois (1847-1885)

Paysagiste, originaire du Locle, né à West Hoboken, prés New-York, le 19 oct.1847, fit ses classes à New-York, puis à Paris, au Lycée Charlemagne.

Son goût pour l'art se manifesta pendant un séjour à Stuttgart, où il apprenait l'allemand et où il reçut les leçons et l'encouragement du prof. Funck. Pendant un séjour d'été avec ses parents, au bord du lac de Neuchâtel, il apprit les premiers éléments de la peinture sous la direction du paysagiste Jecklin. Mais son père destinait son fils au commerce, et, retourné en Amérique, il devint commis dans un magasin de mercerie. Cependant, il obtint bientôt la permission de suivre une vocation qui s'affirmait toujours plus irrésistiblement. Il vint à Paris, où il demeura chez le poète vaudois Juste Olivier, et entra à l'atelier Gleyre; c'était en 1867.

Il travailla avec une ardeur que récompensèrent des progrès rapides, et au bout de deux ans, son tableau „Lac de Lucerne après la pluie" était accepté au Salon. Les années suivantes, il voyagea en Allemagne et fit un séjour de quelque durée à Dusseldorf, pais en Hollande, en Belgique, en Italie. Ses parents, établis à Neuchâtel depuis 1869, lui avaient construit un bel atelier dans un ancien parc public, le Jardin du Prince, devenu leur propriété. Il avait en même temps un atelier à Paris, où il passait les hivers, et où il fit en 1878 une première grave maladie. Deux ans plus tard, en travaillant dans le marais du Vully à son tableau „Matinée d'août" (Musée de Neuchâtel), il prit une pleurésie dont il ne se remit jamais entièrement.

A peine convalescent, partit pour l'Égypte (janvier 1881), y passa 4-5 mois, remonta le Nil, en barque, jusqu'au cataractes, revint par la Grèce et l'Italie, rapportant une riche moisson d'études à l'huile à l'aquarelle. Dès lors, il partagea ses étés entre les bains d'Allevard, des Eaux-Bonnes et de Weissenbourg, et s'établit pour l'hiver à Menton Il y peignit son grand „Cap Martin", qui fût exposé à Paris et dont le Musée de la Chaux-de-Fonds possède une réduction ; les „Olivier à Menton" (Musée de Neuchâtel).

Il fit encore un voyage de deux mois en Sicile, dont il rapporta de nombreuses études. Mais la mort de sa mère tendrement aimée (1882) ébranla gravement sa santé déjà lien chancelante. Dès lors ses forces ne firent plus que décliner. Il passa son dernier hiver à Menton, où il mourut solitaire le 6 mars 1885.

L'exposition de ses oeuvres (mai-juin 1885) eut un succès considérable: elle résumait d'une façon brillante un talent fait de délicatesse et d'élégance, en même temps que d'une extrême habileté. Charles-Edouard Du Bois avait à un haut degré ce don mystérieux qu'on appelle le charme, grâce auquel il conquit d'emblée le public, malgré le sérieux mérite de sa peinture. Il représente avec éclat, parmi les paysagiste suisses de la fin du 19ème siècle, l'école française du plein air. La grâce séduisante et la prestesse de son pinceau apparaissent dans la riche série d'études que possède le Musée de Neuchâtel et qui nous transportent dans tous les pays où il avait séjourné. 

Charles-Edouard Du Bois a légué une somme de 40'000 fr. au Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel.