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markus-bandi-79-68cm-1950
Bandi Markus
650,00 CHF
gerard-bregnard-le-cemaflore-35-40cm-1966
Bregnard Gérard
1700,00 CHF
marie-rose-zuber-nuages-de-beau-temps-39-30cm-1979
Zuber Marie-Rose
1200,00 CHF
andre-evard-ciel-rouge-et-arbre-27-41cm
Evard André
2400,00 CHF
maurice-mathey-28-37cm-1918
Mathey Maurice
1200,00 CHF
roger-tissot-personnage-50cm-65cm
Tissot Roger
2400,00 CHF
j-courvoisier-lac-neuchatel
Courvoisier Jules-Ami
1200,00 CHF
mariane-du-bois-jonchere-32-46cm-1971
Du Bois Marianne
1200,00 CHF
gerard-bregnard-80cm-80cm-le-chateau-L-1980
Bregnard Gérard
8500,00 CHF
aime-barraud-paris-60-73cm
Barraud Aimé
1500,00 CHF
jean-philippe-georges-campagne-genevoise-27-43cm
Georges Jean-Philippe
2400,00 CHF
marianne-du-bois-hiver-jaune-22-50cm-1990
Du Bois Marianne
850,00 CHF
aime-barraud-tour-de-l-horloge-neuchatel-39-32cm
Barraud Aimé
650,00 CHF
roger-myhra-planete-magique-60-80cm
Myrha René
3600,00 CHF
le-gal-table-et-fleurs-46-33cm
Gall François
4500,00 CHF
pierre-michel-franches-montagnes-29-79cm
Michel Pierre
1500,00 CHF
szabo-personnage-et-oeufs-20-16cm
Szabo Joseph
800,00 CHF
dominique-froidevaux-bronze-59cm
Froidevaux Dominique
2600,00 CHF
Sopel Lyle (Canada)
6500,00 CHF
jean-roll-la-fin-de-l-ete-86-115cm-1973
Roll Jean (1973)
8500,00 CHF
jean-daniel-dessarzin-espace-temps-60cm-60cm-2019
Dessarzin Jean-Daniel
1200,00 CHF
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3600,00 CHF
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Guyot Laure-Cécile
1200,00 CHF
maya-mossaz-3-visages-69cm-49cm-1987
Mossaz Maya
2400,00 CHF
georges-girard-les-toits-bruns-100-87cm-1986
Girard Georges
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Gesner Armand
1200,00 CHF
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Comtesse Gérald
2500,00 CHF
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Sandoz Hermann
2400,00 CHF
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Voisard Serge (1970)
1200,00 CHF
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Jeanmaire Edouard
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Bréchet André
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kolos-vary-33-40cm-1979
Kolos-Vary
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andre-evard-les-tournesols-50-65cm-1941
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4500,00 CHF
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Evard André
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jungo-deux-baigneuses-60-92cm-1989
Jungo Jean-Pierre
4500,00 CHF
adrien-gogler-roses-58-46cm
Gogler Adrien
750,00 CHF
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Zini Umberto
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Coghuf

Les rails (1972)
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Prix / Kg:
Description du produit

Lithographie - 1972

Épreuve d'artiste signée en bas à gauche (non numérotée) 

42 cm x 38 cm 

En parfait état 

Sans cadre

Autres tableaux de Coghuf en vente sur notre site

Ref: 382-C10

 

Coghuf (Ernst Stocker) 1905-1976

Né le 28 octobre 1905 à Bâle où il effectue un apprentissage de serrurier, Coghuf s’initie d’abord à la sculpture dans l’atelier de Louis Weber.

En 1924, il rejoint son frère aîné, le peintre Hans Stocker, qui vit à Paris. Dans cette ville, Coghuf exerce son métier de serrurier/ferronnier d’art et, en parallèle, il commence à peindre. II se lie d’amitié avec le peintre tunisien Jules Lelouche qui lui fera notamment connaître la peinture de Modigliani et de Soutine. Coghuf sera aussi très profondément marqué par sa rencontre avec les oeuvres de Van Gogh.

En 1929, il participe à sa première exposition collective à Bâle. Cette année-là, il résidera aussi pour la première fois en Franches-Montagnes. Il continuera cependant à faire des séjours à Paris pour y suivre des cours à l’Académie de la Grande Chaumière.

En 1933, il réalise sa première oeuvre publique, intitulée «Bewegung», destinée à la poste principale de Bâle. II en créera encore beaucoup d’autres par la suite, notamment des vitraux, dont ceux des églises de Soubey, Lajoux, Peseux et du choeur de la Collégiale de St-Germain à Moutier.

De 1934 jusqu’à sa mort survenue le 13 février 1976, il travaillera et vivra en Franches-Montagnes.

Dans les années soixante; il s’engagera fermement dans la lutte contre l’implantation d’une place d’armes, entre autres par des affiches d’une très grande force expressive.

Dans sa peinture, Coghuf a toujours évolué, de l’expressionnisme jusqu’à l’abstraction (terme qu’il considérait comme inapproprié pour définir sa peinture, lui préférant celui de «peinture intérieure»), pour revenir, à la fin de sa vie, à une expression figurative nouvelle.

Texte tiré de la présentation de l'expo janv.-fév. 2006, Galerie 5, Porrentruy


Les silences au pays de Coghuf - par Emile Gardaz

0n peut admettre que le silence n'existe pas, sauf peut-être dans son état absolu que nous appelons la mort. Et encore, à l'heure dite, des chants étranges parce que nouveaux doivent-ils peupler le second voyage.

Gosse, j'imaginais le silence comme la toile d'une voile immense. Tendu entre les gens et les lieux, il était pourtant arrimé. Sa qualité dépendait du fouet des cordages du vent se battant contre l'étoffe. Le vent: bon exemple. En fait, il n'est que le déplacement d'une masse d'air. Ce qui le fait vivre et lui donne une identité s'appelle obstacle, accident. Un mur, une haie, un grenier, l'embouchure et l'alambic d'un instrument de fanfare, un simple roseau.

Les silences du Jura, nous les écoutions chez Coghuf, à Muriaux. Au fond du grand jardin, à travers la toile percée du ciel passaient quelques étoiles et un avion muet. Le premier silence eut pour témoin un chien de ferme, aboyant d'assez loin et donnant ainsi le point le plus éloigné de la voile. Un camion troubla un peu une forêt plus proche. La carte de géographie des silences se précisait.

Il y eut, après, un éclat au bistrot du village: des rires et du verre brisé. Le silence devint, un instant, poussière à gros grains; comme le pare-brise d'une voiture rencontrant une pierre. - A noter, en passant, que les bruits nés de la matière portent davantage que les voix humaines; ils sont sans doute plus originels.

Enfin, le silence campa tout près de nous. Il se manifesta en «bourronnements» et sifflements d'un feu de planches allumé contre la nuit fraîche.

Le haut pays du Jura, traversé parfois de grandes clameurs, sait contenir le silence entre ses claies. J'ai aimé le secret du temps d'hiver. Près de Saignelégier, un chemin se perd. Du moins je le crois. Il conduit nos pas sur le feutre blanc, vers une maison foraine. On s'entend respirer. C'est inquiétant: ainsi donc, nous avons des poumons, un cœur et ça fait ce bruit-là ! A gauche, un ruisseau petit qu'on franchit d'une enjambée lutte contre sa propre glace. Tintamarre de cataracte. L'espace sonore est redevenu désert ? Il est aussitôt tranché au couteau par les cris d'un oiseau. Et la ferme approche. On y heurte des bidons. La voix d'une femme qui doit règner là-bas tente de dominer pour l'instant le remue-ménage d'une étable.

Même quand l'alcool blanc des fruits sauvages est versé et que la chambre de famille fait plus de bruit qu'une place de fête, je le vois, le silence, de l'autre côté de l'étroite fenêtre. Il nous attend, sûr de son fait. Il nous tiendra lieu de châle, sur le chemin du retour. Amical et inquiétant, décrivant la longueur des prés, la densité des forêts. Le train des Franches-Montagnes roule sur une moquette. Les roues et les essieux se sont tus. Un enfant dit à sa mère: «C'est la neige qui a mangé le bruit du train». J'aime le Jura pour ses cris. Mais aussi pour ses silences habités.•