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Nouveautés antiquités & vintage

Hillaire Camille
Lithographie

Palmiers
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Description du produit

Lithographie numérotée 29/225

44 cm x 31 cm

En parfait état

Ref : C10

 

Camille Hilaire (1916-2004)

Camille Hilaire, né à Metz le 2 août 1916 pendant l'annexion allemande et mort le 7 juin 2004 à Fourges. Peintre, lithographe, vitrailliste, tapissier et mosaïste français.

Issu d'un milieu modeste, il devient d'abord peintre en bâtiment, puis commence à dessiner et à peindre sur le motif. 

Vers 1934 il fréquente la bibliothèque de la ville pour y copier des anciens maîtres. Son travail est remarqué par Jean Giono et Nicolas Untersteller (futur directeur de l'École des beaux-arts de Paris) qui l'accueille dans son atelier de peinture à Metz. Hilaire y rencontre le gouverneur de la ville, le général de Sainte-Croix, qui intervient afin qu'il puisse effectuer son service militaire à Paris.

Peu après, Camille Hilaire est mobilisé et participe courageusement à la campagne de France, à l'issue de laquelle il est fait prisonnier. Il s'évade et rejoint Paris au début de 1941.

Ne voulant pas être incorporé de force par l'armée allemande en tant qu'Alsacien-Lorrain, Camille Hilaire choisit la clandestinité. Il s'inscrit donc sous un faux nom, Leblanc, à l'École des beaux-arts de Paris durant les années de l'Occupation, élève de Nicolas Untersteller et de Maurice Brianchon tout en fréquentant l'académie d'André Lhote, avec qui il se lie d'amitié. Jeune admirateur d'Albrecht Dürer, qui influencera son trait sûr et incisif, et marqué par la luminosité des maîtres italiens, Camille Hilaire commence à exposer aux différents Salons parisiens.

En 1947, Camille Hilaire est nommé professeur de dessin et de composition décorative à l'École nationale supérieure d'art de Nancy, poste qu'il conservera jusqu'en 19583. Il concourt au prix de Rome en 19504 et remporte le 2e Second Grand Prix.

Poursuivant ses recherches artistiques, il s’essaie à de nouvelles techniques, l'aquarelle, le vitrail, ou encore la tapisserie. Il est nommé professeur à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1958. Son métier (il réalise alors des maquettes pour la Manufacture nationale de Sèvres) lui permet de voyager et d'exposer. Camille Hilaire a nourri son talent de ces voyages, tout au long du siècle, son œuvre peint ou tissé en exprime la beauté et la diversité, de Venise à la Normandie, qu'il affectionnait particulièrement, du Havre à Thionville.

Camille Hilaire est mort dans sa propriété située à Fourges, dans l'Eure (Normandie) et est enterré au Cimetière de l'Est (Metz) en 20042.

Entre post-cubisme et figuration, ses oeuvres aux couleurs éclatantes, sont lumineuses. Camille Hilaire représenta l'expression nuancée de la composition. Ainsi, partant de structures efficaces, il détint le pouvoir par la couleur et obtint une admirable et constante sensation de calme, d'ampleur, de grandeur en traduisant les motifs et les éléments, ce qui ne l'empêcha jamais d'exprimer une brûlante passion de création et de partage. Remarquables étaient ses nus aux courbes parfaites, lovés avec charme et placés en un environnement où leur plénitude sensuelle s'imposa en grâce provocante.

Quant aux paysages, Camille Hilaire savait en dicter la structure sans contrainte apparente, leur déposant ce vert frais et piquant qui le caractérisa bien souvent. Ainsi, nature et éléments devenaient-ils un prétexte où l'artiste pousse la couleur jusqu'à obtenir l'effet ressenti. Quant aux tapisseries, tout son métier de graphiste et sa volonté de chercher se confondaient en œuvres splendides qui sollicitent constamment le regard grâce à leur réussite technique d'une pure harmonie et qui ont représenté l'artiste tout aussi bien que ses lithographies, d’un aboutissement étonnant.

L'un des murs intérieurs de la cantine du collège Georges de la Tour situé place du Roi-George à Metz, est orné d'une fresque bucolique, impressionnante par sa taille et sa beauté, peinte par Camille Hilaire. Elle a été sauvegardée lors de la modernisation récente du bâtiment. Il a également conçu les vitraux des églises Sainte-Anne de Nancy (posés en 1964)

Une dizaine de monographies lui a été consacrée, ainsi que des reportages et des films. Il laisse une œuvre de grande ampleur.

Livres illustrés

Lueurs dans les ténèbres, textes d'Irma Schweitzer, illustrés par Camille Hilaire et Solange Bertrand, Éditions Paul Even, 1947.
Metz pour nous deux, textes de Georges Coanet, illustrés par 6 aquarelle originales reproduites, Éditions Paul Even, 1954.
Femmes, textes de Armand Lanoux, illustrés de 12 lithographies originales signées. Éditions La Diane Française, 1972.
Poèmes libres, poèmes de Pierre Louÿs, illustrés de 12 compositions originales signées. Éditions de l'ibis, 1973.
Le Cirque, textes de Françoise Mallet-Joris, illustrés de 15 lithographies originales signées. Éditions Robert Mouret, 1974.
Où passent nos rivières, textes de Pierre Schmitt, illustrés de 20 lithographies originales signées. Éditions Publitotal, 1975.
La Normandie, textes de Pierre Gascar, illustrés de 15 lithographies originales signées. Éditions Robert Mouret, 1976.
Jardins, poèmes de Guillaume Apollinaire à Raymond Queneau, illustrés de 12 lithographies originales signées. Éditions Les Bibliophiles de l'Est, 1977.
Méditerranéennes, textes de Roger Peyrefitte, illustrés de 12 lithographies originales signées. Éditions la Topaze, 1994.

Mosaïques

Mosaïque du lycée Jean-Auguste Margueritte (site Vauban) à Verdun.
Mosaïques du lycée Romain-Rolland de Creutzwald, créée en 1967, restaurée et transférée depuis 2016 au lycée Félix Mayer de Creutzwald.
Mosaïque de l'École supérieure d'art de Lorraine à Metz.
Mosaïque de l’Établissement Régional d'Enseignement Adapté de Verny.
Mosaïque du groupe scolaire Jean-Zay de Jarny (détruite en 2014).
Mosaïques du France (paquebot).

Vitraux

1954-1958 - Église Sainte-Brigide à Plappeville.
1958 - Église Saint-Nicolas à Basse-Yutz.
1960 - Église Saint-Clément à Amanvillers.
1960 - Église Saint-Francois-d'Assise à Audun-le-Tiche.
1960 - Église Sainte-Jeanne d'Arc à Montigny-lès-Metz.
1960-1962 - Chapelle Notre-Dame du Gros Chêne à Lorry-lès-Metz.
1961 - Église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge à Bousse (Moselle).
1961 - Église Saint-Joseph à Haute-Yutz.
1962 - Église de Francaltroff.
1965 - Église Saint-Martin à Maizières-lès-Metz.
1967 - Église Saint-Julien à Saint-Julien-lès-Metz.
1967 - Église Notre-Dame de l'Annonciation à Trois-Épis.
1967 - Vitrail de la chapelle du Carmel de la Trinité à Plappeville (orne désormais la salle du conseil municipal de Plappeville).
Église de Thionville.
Église Saint-Luc à Rochonvillers.
Église de Moyenvic
Église Saint-Martin à Langres.
Église Saint-Anne à Nancy.
Chapelle Saint-Jean de la paroisse du Sacré Cœur de Sarreguemines.
Église de Vernéville.
Cathédrale Saint-Pierre de Lisieux à Lisieux.
Église Saint-Martin à Gasny.

Décors et costumes de théâtre

Molière, L'École des femmes, Centre dramatique de l'Est, 1952.