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Dado (Miodrag Djuric)

Oeuvre surréaliste (1979)
modificateur de prix des variantes :
Prix de base avec taxes
Prix de vente avec réduction
1200,00 CHF
Remise
Montant des Taxes
Prix / Kg:
Description du produit

Gravure gouachée datée de 1979

43 cm x 43 cm

En parfait état (les reflets dans le fond sont d'origine avec une main discrètement dessinée)

 

Miodrag Djuric, dit « Dado » (1933-2010)

Peintre, dessinateur, graveur, sculpteur yougoslave, né en 1933 à Cetinje (province du Monténégro, Yougoslavie) et mort à Pontoise, France, en 2010

Né d'une mère professeur de biologie et d'un père fonctionnaire, Dado est, dans son enfance, confronté aux affres de la Seconde Guerre mondiale. Cetinje - son lieu de naissance -, petite ville du sud du Monténégro, reste profondément ancré en lui, que ce soit par les reliefs, le sol, le paysage montagneux de calcaire friable, ou par les monstruosités infligées aux hommes par d'autres hommes - monstruosités qu’on lui a racontées et qu’il y a vues.

Très affecté par la mort de sa mère en 1944, alors qu'il n'a qu'onze ans, Dado quitte l'école et ne la reprend qu'en 1947 pour intégrer l'école des beaux-arts de Herceg Novi, puis celle de Belgrade. À la fin de son cursus, en 1956, il décide de partir s'installer à Paris.

Dado arrive à Paris le 15 août 1956. Il ne connaît presque personne, ne parle ni ne lit le français. La langue, aussi difficile qu’elle soit, il l’apprend assez vite en lisant les gros titres de France-Soir et en se faisant des amis. Il commence à travailler sur des chantiers de peinture en bâtiment. Très rapidement, il obtient un emploi d'assistant dans l'atelier de lithographie de Gérard Patris. Il y fait la rencontre de Jean Dubuffet, le peintre de l'« art brut », qui jouit déjà d'une certaine notoriété artistique.

Entièrement séduit par le travail du jeune artiste, Dubuffet le présente à Daniel Cordier qui devient alors son marchand principal. Cordier a le mérite d’avoir été celui qui offrit leur première exposition personnelle à de nombreux artistes aujourd'hui reconnus tels Bernard Réquichot, Robert Rauschenberg, Öyvind Fahlström, ou d'autres tels Dubuffet ou Michaux.

Commence alors la grande aventure artistique de Dado. Cordier lui obtient une chambre à Paris afin qu’il soit plus à même de peindre. Pourtant, Dado se sent mal dans l’univers de la ville, il aspire à plus de tranquillité : « Dans le chaos qu’est une grande ville, personnellement, je me suis trouvé complètement éclaté, déchiré. Je ne voyais plus rien, vraiment, je marchais dans la rue mais en pièces détachées, carrément. De la merde. Je pataugeais dans une espèce de merde, je ne voyais rien. » Daniel Cordier lui propose d'acheter pour une somme symbolique un vieux moulin qu'il possède à Hérouval, sur la commune de Montjavoult (dans le Vexin français), tout près du Boisgeloup de Picasso et non loin de Gisors ; proposition que Dado s'empresse d'accepter en venant s'y installer rapidement.

En 1962, son travail devenant connu outre-Atlantique, Dado se retrouve à New York pendant trois mois. Il y rencontre Hessie, artiste plasticienne qu’il épouse. Ils s’installent ensemble à Hérouval, où Dado reçoit des amis artistes comme le couple Hans Bellmer–Unica Zürn. Auprès de Dado et Hessie grandiront leurs cinq enfants.

En 1964, Dado expose pour la troisième et dernière fois à la galerie Daniel Cordier de Paris (la précédente fois étant trois ans auparavant), qui annonce sa fermeture peu après. La suite se compose de tout un ensemble de rencontres que l’artiste fait par le biais de ses amis et qui lui permettront de travailler avec des galeristes tels André François-Petit, Isy Brachot, Jean-François Jaeger à la galerie Jeanne Bucher, les frères Aberbach à New York, ou encore Marianne et Pierre Nahon à la galerie Beaubourg. Cependant, les dernières années de sa vie, l'artiste n'a plus de galeriste attitré et travaille en dehors de tout système marchand.