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Pissaro Camille
(1830-1903)

Marché aux légumes à Pontoise - 1891
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Description du produit

Eau-forte, aquatinte.

Très belle épreuve sur vélin du 2e état sur 2

Numérotée 42/46

Issue du tirage posthume de 1923

25,3 cm x 20 cm

Ref: C5

 

Camille Pissaro (1830-1903)

L’enfant des Antilles

Jacob Abraham Camille Pissarro est né en 1830 à Charlotte Amalie, petit port des Antilles danoises situé sur l’île de Saint-Thomas. Cette île fait aujourd’hui partie des États-Unis (Îles Vierges américaines). Sa mère, Rachel Manzana Pomié (1795-1889) est issue d’une famille juive locale. Ce sont des commerçants aisés.

Frédéric Abraham Pissarro (1802-1865), son père, est venu à Saint-Thomas pour des raisons commerciales et patrimoniales et devait retourner en France. Mais il rencontre Rachel en 1824 et bientôt celle-ci attend un enfant. Le mariage a lieu en 1825. Bien que de nationalité française, Frédéric Abraham a des origines portugaises. Il va exploiter à Charlotte Amalie un commerce de quincaillerie qui assurera de confortables revenus à la famille Pissarro.

A l’âge de 12 ans, en 1842, Camille Pissarro est envoyé étudier à la pension Savary, à Passy, près de Paris. Il est remarqué pour ses dons de dessinateur. Il retourne à Saint-Thomas de 1847 à 1852 pour travailler dans le commerce paternel.

Le séjour à Caracas

Sur le quai de Charlotte Amalie, il rencontre un jour le jeune peintre danois Fritz Melbye (1826-1869) et se lie d’amitié avec lui. Sans doute influencé par cet artiste, il s’embarque pour Caracas, au Venezuela, où il arrive en novembre 1852.

Il expliquera plus tard ce départ dans une lettre adressée au peintre et collectionneur Eugène Murer (1846-1906) : « Je me trouvais à Saint-Thomas comme employé de commerce bien rémunéré mais je ne pus supporter plus longtemps cette situation et sans y réfléchir vraiment, j’abandonnai tout ce que je possédais là-bas et m’enfuis à Caracas brisant ainsi les liens qui m’unissaient à la vie bourgeoise ».

C’est à Caracas et dans les alentours que Pissarro commence à dessiner et à peindre à l’aquarelle les paysages qui l’environnent, des portraits et des scènes de rue.

L’apprentissage à Paris

A la suite de la mort d’un de ses frères, sa famille lui demande de revenir à Saint-Thomas en 1854. Il y consent, mais pour une courte période, car son souhait le plus cher est de se rendre à Paris pour devenir peintre.

Il arrive à Paris en octobre 1855 et s’installe dans un appartement de la famille de son père à Passy. Il se consacre entièrement à l’apprentissage de la peinture, principalement chez le peintre danois Anton Melbye (1818-1875), le frère de Fritz.

Il rencontre également Charles François Daubigny (1817-1878) et Jean-Baptiste Corot (1796-1875).

Il fréquente des écoles de peinture : cours privés de l’École des Beaux-arts, Académie Suisse, où il est le condisciple de Claude Monet et Paul Cézanne.

Il est enregistré au musée du Louvre comme copiste.

Du réalisme à l’impressionnisme

Pissarro admirait beaucoup Corot, dont l’influence apparaît dans la première manière du peintre.

Il peint d’après nature des paysages des environs de Paris, avec quelques personnages, en s’inspirant du style que Corot avait adopté dans les années 1820-30.


Source: https://www.rivagedeboheme.fr