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rene-zwahlen-rade-de-geneve-37-52cm-1977
Zwahlen René
1200,00 CHF
guy-lamy-paris-26-21cm-1952
Lamy Guy
(1914-2000)
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Theynet Max
(1875-1949)

Le port de Neuchâtel
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Description du produit

Huile sur carton

44 cm x 59 cm

En parfait état

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Ref: EEG

 

Max Theynet (1875-1949)

Max-Robert Theynet est né le 18 avril 1875 et décédé le 20 novembre 1949 à Colombier (NE). 

Il étudie la peinture à St-Gall sous l’enseignement de Jean Stauffacher pendant trois ans, puis, pendant quatre ans, il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Zurich.

Il séjourne ensuite six ans à Paris et travaille dans l'atelier de Luc-Olivier Merson.

De retour à Colombier où il allait passer le plus clair de sa vie, il se consacra surtout au paysage (rives du lac, paysages valaisans et jurassiens), à la nature morte de fleurs et à la peinture sur faïence.

Il participa à de nombreuses expositions collectives et individuelles. 

Max Theynet a produit d'innombrables huiles, brossées avec dextérité, traitées à la spatule, éclatantes de matières et de couleurs.

Nombreuses de ses œuvres enrichissent des collections privées. 

Max Theynet a su prendre ses distances avec l’académisme ambiant. 

Le peintre Mafli dans sa biographie parle de Max Theynet. Il lui a beaucoup appris sur le plan technique et il le considère comme l’un de ses maîtres, «un impressionniste extraordinaire qui m’a donné toute la nervure dans ma peinture.» 

 

Max Theynet †

Quand un peintre disparaît, il y a toujours de la tristesse dans le ciel. Car lorsqu'un peintre disparaît, c'est un adorateur du miraculeux monde donné qui disparaît. Ce monde que l'orateur méprise et que le soldat détruit.
Copier avec simplicité et fidélité les aspects du monde visible, est un acte qui transcende l'œuvre qui résulte de cette démarche que l'amour inspire. Nulle prière verbale n'est comparable à cettequête active et muette de l'être à sa propre cause. C'est la seule prière qui puisse être partiellement exaucée, et la seule qui mérite de l'être. Ce que l'artiste demande à Dieu, ce n'est pas d'écraser ses ennemis (quels ennemis ce réaliste aurait-il ?), mais que dure le plus longtemps possible son ivresse d'être et sa joie de voir.

La vie de Max Theynet s'est passée toute entière à ressentir et à exprimer cette joie. Il fut un lecteur assidu des textes providentiels. Comme elles ordonnent les journées productives des paysans et des vignerons, les saisons composaient la palette de notre cher vieux collègue. Celle que la Parque vient de lui arracher brutalement des mains, a gardé l'éclat des ors du merveilleux automne qui l'a vu disparaître.

Theynet était modeste. Il avait, comme Paul Bouvier, cette modestie que ne trompe pas: la modestie de ses prix. Il ne facturait ni le talent ni le génie, mais seulement le travail de l'ouvrier. Ce qui lui permettait de renouveler sans cesse ses supports et ses couleurs.

Max Theynet était insensible à la parole. Tout ce que cette haridelle peut charrier lui était indifférent. Il n'avait par conséquent ni théories ni esthétique. Sa peinture était proprement la fille de la nature, la fille des saisons dont elle reflétait les caractéristiques visibles.

On l'eut fait sourire en lui parlant d'équivalences plastiques ou de peinture autonome. Il avait en effet trop de sagesse instinctive pour négliger le secours de l'objet qui venait de susciter son émotion par le truchement du « seigneur des sens ».

Sa peinture, disions-nous, est fille de la nature. Il serait plus exact de dire qu'elle est la fille des couleurs de la nature. Car de celle-ci Theynet ne s'est jamais soucié d'en abstraire le dessin, ce dessin qui, selon Ingres, constitue les trois quarts de la peinture.

Emule des Impressionnistes, Theynet s'est surtout occupé du dernier quart. D'ailleurs s'il est vrai que le dessin représente les trois quarts de la difficulté matérielle de la peinture, il est non moins vrai que ces trois quarts ne nous donneront jamais cette sensation de vérité que le dernier quart nous donne. La photographie, par exemple, qui est une abstraction comme le dessin, endeuille tout ce qu'elle touche. Ses coquelicots ont la noirceur de la suie, et ses ciels n'auront jamais la « couleur d'une joue ».

Max Theynet peignait sous la dictée des eaux, des collines, des neiges, des fleurs, des ciels, c'est-à-dire sous la dictée des textes les plus vivifiants, les plus édifiants. A ce contact l'artiste attentif se lave de toute souillure idéologique et sa sensibilité visuelle s'affine et s'accroît constamment. Celle de Theynet était telle, qu'elle lui tenait lieu des plus subtiles théories relatives à la dégradation aérienne des couleurs.

Il y avait chez Theynet une sorte d'inconscience, qui n'était pas sans analogie avec celle de la plaque sensible. Toutefois avec cette différence essentielle que, contrairement à cette plaque, sensible à la lumière mais insensible à la joie comme à la douleur, Theynet éprouvait une joie physique au contact des couleurs. Et cette joie était pure, c'est-à-dire qu'elle était dépouillée de tout sédiment social, esthétique, intellectuel et moral.

Ses tableaux sont autant de témoins de l'intensité et de la pureté de cette joie.

Cher Max Theynet ! Indifférent au langage vulgaire, arbitraire et conventionnel, qui consiste à appeler les choses par les noms divers que les hommes leur donnent, vous avez préféré les appeler par leur nom véritable; ce nom qui ne s'écrit pas, qui ne se dit pas. Vous vous êtes efforcé, comme tous les peintres authentiques, d'imiter la langue du Grand Inconnu, qui ne s'adresse pas aux vivants dans leurs jargons respectifs, mais qui parle à tous ses fils une langue que tous ses fils peuvent comprendre, parce que l'usage leur en fut donné à tous en même temps que la vie : la langue universelle des sensations, des formes, des couleurs, des parfums et du silence...

Mais hélas ! ce sont là des perles jetées aux pourceaux, qui firent du merveilleux jardin terrestre un sinistre échiquier !

Octave Matthey

 

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