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Maclet Elysée

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Le Moulin de la Galette
Description du produit

Huile sur carton

60 cm x 50 cm

En parfait état

Cadre d'origine offert (bois sculpté et peint)

Livraison gratuite sur tout le territoire suisse

Autre tableau d'Elysée Maclet en vente sur notre site


Le Moulin de la Galette

"Le Moulin de la Galette" se trouve mentionné pour la première fois en 1622 sous le nom de Moulin du Palais. Il rentre dans le patrimoine de la famille Debray en 1809 et fait de la farine. Transformé aussi en guinguette en 1870, il fait double emploi avec le Moulin Radet voisin. Les Debray décident donc de ne garder qu'un seul moulin : le choix se porta sur le butte-à-fin qui récupère alors vers 1895 le nom de Moulin de la Galette.

Très fréquenté par les peintres, il connaîtra son heure de gloire en étant peint par Renoir, (le bal du moulin de la galette) mais inspira aussi Toulouse-Lautrec et Picasso. Avec le Moulin Radet, c'est le dernier rescapé des trente moulins qui ornaient jadis la butte Montmartre. C'est aussi le seul en parfait état de marche. On peut l’apercevoir depuis la rue Lepic.

MACLET-vignette-avec-cadre 

Élysée MACLET (1881-1962)

Né à Lihons-en-Santerre (Picardie) 12 avril 1881 - décédé à Paris le 23 août 1962. Fils d’une blanchisseuse et d’un jardinier bedeau sacristain, Maclet a dix ans lorsqu’il devient enfant de chœur, aide-jardinier. Déjà l’envie de dessiner le tenaille, à tel point que le curé de Lihons, l’abbé Delval qui, à l’occasion, aime bien tenir le pinceau, lui offre sa première boîte de couleurs.

On raconte que sur les bords de la Somme où il venait chercher l’inspiration Maclet aurait rencontré Puvis de Chavannes, le maître aurait décelé ses dons et encouragé l’enfant à peindre.

En 1906, à 25 ans, sa mère vient de mourir, il quitte la maison paternelle et arrive sur la Butte, la même année que Modigliani.
Comme presque tous les peintres de l’époque sa vie est difficile, il accepte tous les emplois qui se présentent, tout en peignant, à l’huile et à l’aquarelle, les rues et les recoins de la Butte. Il habite l’hôtel Fleuri, rue de Chartres, et dîne à la gargote Beauvais toute proche. Il travaille au Moulin-Rouge avec les “chérettes” et devient jardinier au Moulin de la Galette.

Maclet entre ensuite comme plongeur, puis cuisinier aux wagons-restaurants grâce à son payse Ballu. Tiret-Boignet, le copain d’Utrillo, l’emmène au Lapin Agile, là Maclet vend ses œuvres aux habitués, Dorgelès, Mac Orlan, Auriol. On dit aussi que Degas lui aurait donné quelques conseils dans son atelier du boulevard de Clichy. Le matois Maclet s’y est entendu, le succès venu, pour peaufiner une biographie qui, bien que pittoresque, aurait pu sembler terne à ses admirateurs.

Le peintre commence à vendre aux marchands locaux, à Delon ancien vendeur de tricots à l’angle de la rue Custine et de la rue Labat et à Mme Adam, boulevard de Clichy ; celle-ci, disait-on, achetait plus cher les cartons peints de Maclet que ceux d’Utrillo. Il fréquente Max Jacob et va jusqu’à partager sa couche rue Gabrielle lorsque le tout nouveau converti pratique la nuit ses dévotions. C’est lui qui écrivait “Maclet est un artiste qui s’amuse à se faire prendre pour un petit paysan du Nord”.

Elisée s’installe à l’hôtel du Poirier, avec la jeune Georgina, qui le quittera au printemps. Il passe la guerre sans histoire, comme infirmier.

Francis Carco récupère Maclet au “Bouquet de Montmartre”, restaurant situé au coin des rues Joseph de Maistre et des Abbesses et l’envoie dans une maison qu’il a loué à Dieppe ; nous sommes en 1918, le peintre découvre et peint la mer et la Normandie, mais revient sur la Butte en 1919, on commence à parler de lui.

Chez Mathot, en haut de la rue des Martyrs, Maclet rencontre Knudsen, un antiquaire de l’avenue George V, qui le présente au baron von Frey ; celui-ci le charge de décorer sa maison de la villa Saïd, lui fait signer un contrat de cinq ans, et l’envoie dans le Midi ; en juillet 1926, Maclet arrive à Avignon, puis sur la Côte d’Azur, enfin en Corse, de plus Knudsen se charge de sa promotion.

Le krach de 1929 brise le succès commercial de Maclet, son contrat n’est pas renouvelé. De nouveau, il connaît la misère et habite un petit atelier 3bis, rue des Beaux-Arts, au cinquième étage sans ascenseur bien sûr. En 1945, la galerie Norvins 20 rue Norvins, présente ses œuvres récentes. Il s’est remis à boire, subit une crise de delirium tremens, est interné ; à sa sortie, il reprend ses pinceaux, revient sur la Butte, son dernier logis une chambre sans fenêtre, rue Marcadet.

Il meurt le 23 août 1962 dans une salle commune de l’hôpital Lariboisière, et est enterré dans sa terre natale, à Lihons.

Il est intéressant de noter que ses biographes Jean Cottel et Marcel Guicheteau, qui ont aussi été ses thuriféraires, ne mentionnent jamais les relations de Maclet et de Lucien Génin. Pourtant depuis leur installation à l’hôtel du Poirier, vers 1920, jusqu’à l’adresse commune 3bis, rue des Beaux-Arts, et au départ de Maclet en 1933, ils ne se quittent guère, et se rendent des services, notamment de la part de Maclet plus lancé que Génin.

En septembre 1982, Jean Cottel et Marcel Guicheteau rédigent un essai de catalogue raisonné, sous la direction de Jean Malgras dans la collection ABC, précédé d’une préface de Me Blache, alors commissaire-priseur à Versailles. C’est le seul ouvrage relativement complet qui existe, les autres livres et catalogues n’ayant pas prétendu à l’exhaustivité.

Texte issu du Dictionnaire des Peintres à Montmartre