Nouveautés

isabel-de-jesus-o-sonho-55cm-38cm
De Jesus Isabel
1500,00 CHF
andre-evard-soleil-couchant-27-41cm
Evard André
1800,00 CHF
octave-matthey-jeune-femme-83-60cm
Matthey Octave
4500,00 CHF
paysage-du-tessin-58-72cm
Paysage tessinois
2400,00 CHF
charles-barraud-portrait-de-janebe-29-25cm-1938
Barraud Charles
1300,00 CHF
charles-barraud-visage-profil-37cm-28cm
Barraud Charles
1500,00 CHF
leon-berthoud-barque-23cm-35cm
Berthoud Léon
2400,00 CHF
dali-lithographie-50cm-39cm
Dali Salvador
650,00 CHF
sculpture-20cm-64cm-49cm
Sculpture
750,00 CHF
heloisa-novaes-musiqau-42-41cm-1986
Novaes Heloisa
4500,00 CHF
pecheurs-et-filets-70-50cm
Signature inconnue
1500,00 CHF
baillods-panier-de-poissons-65cm-100cm-1954
Baillods Edouard
4500,00 CHF
lucien-schwob-49-60cm-1936
Schwob Lucien
2400,00 CHF
guy-lamy-hotel-du-nord-65cm-81cm-1968
Lamy Guy
4500,00 CHF
andre-brechet-composition-29-41cm
Bréchet André
1200,00 CHF
helga-schuhr-85-75cm
Schuhr Helga
1500,00 CHF
janebe-paysage-italie-50-70cm-1957
Janebé (1907-2000)
2500,00 CHF
Grounauer
2500,00 CHF
pierre-zaline-farandole-120-92cm-1991
Zaline Pierre
2800,00 CHF
pierre-bonnard-dingo-38-28cm
Bonnard Pierre
1800,00 CHF
charles-barraud-portrait-jeune-femme-38-29cm
Barraud Charles
1200,00 CHF
roger-comte-le-doubs-50cm-61cm
Comte Roger
1500,00 CHF
maya-mossaz-3-visages-69cm-49cm-1987
Mossaz Maya
2400,00 CHF

Offres du mois

leonardo-spreafico-43cm-32cm
Spreafico Leonardo
450,00 CHF
l-huguenin-fleurs-41cm-27cm
Huguenin Subilia L.
450,00 CHF
wg-rob-chute-eau-17cm-23cm
Rob W.G.
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n-tenier-35-46cm-1988
Tenier N.
350,00 CHF
ferdinand-maire-bouquet-sur-petite-table-50cm-29cm
Maire Ferdinand
450,00 CHF
rue-principale-37-44cm
Bruholm Larsen
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Tosy M.
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luc-barbier-vieux-lyon-19cm-29cm-1939
Barbier Luc
350,00 CHF
boulanger-50-75cm
Boulanger
450,00 CHF
peter-riedo-sokrates-33cm-33cm
Sir Riedo Peter
250,00 CHF
henry-moore-sculptural-objets-49-76cm-1973
Moore Henry
380,00 CHF
willy-monnier-saint-ursanne-47-56cm
Monnier Willy
600,00 CHF
vincente-gil-franco-30-24cm-1955
Gil-Franco Vicente
50,00 CHF
paul-dettwiler-abduction-modest-dreaming-67-100cm-1983
Dettwiler Paul
600,00 CHF
wilkinson-60cm-90cm
Wilkinson
650,00 CHF
j-chaillot-fleurs-huile-sur-toile
Chaillot Jacqueline
450,00 CHF

Coghuf (sérigraphie)

Deux chevaux cabrés (1962)
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Description

Sérigraphie avec signature en bas à gauche de l'oeuvre - 1962

Cette oeuvre serait une pièce unique et semble avoir été un projet pour une affiche

100 cm x 70 cm 

En parfait état 

Avec un cadre d'origine (bleu assorti) et vitre en plexiglas offerts en l'état

Autres tableaux de Coghuf en vente sur notre site

Ref: 354-C9

 

Coghuf (Ernst Stocker) 1905-1976

Né le 28 octobre 1905 à Bâle où il effectue un apprentissage de serrurier, Coghuf s’initie d’abord à la sculpture dans l’atelier de Louis Weber.

En 1924, il rejoint son frère aîné, le peintre Hans Stocker, qui vit à Paris. Dans cette ville, Coghuf exerce son métier de serrurier/ferronnier d’art et, en parallèle, il commence à peindre. II se lie d’amitié avec le peintre tunisien Jules Lelouche qui lui fera notamment connaître la peinture de Modigliani et de Soutine. Coghuf sera aussi très profondément marqué par sa rencontre avec les oeuvres de Van Gogh.

En 1929, il participe à sa première exposition collective à Bâle. Cette année-là, il résidera aussi pour la première fois en Franches-Montagnes. Il continuera cependant à faire des séjours à Paris pour y suivre des cours à l’Académie de la Grande Chaumière.

En 1933, il réalise sa première oeuvre publique, intitulée «Bewegung», destinée à la poste principale de Bâle. II en créera encore beaucoup d’autres par la suite, notamment des vitraux, dont ceux des églises de Soubey, Lajoux, Peseux et du choeur de la Collégiale de St-Germain à Moutier.

De 1934 jusqu’à sa mort survenue le 13 février 1976, il travaillera et vivra en Franches-Montagnes.

Dans les années soixante; il s’engagera fermement dans la lutte contre l’implantation d’une place d’armes, entre autres par des affiches d’une très grande force expressive.

Dans sa peinture, Coghuf a toujours évolué, de l’expressionnisme jusqu’à l’abstraction (terme qu’il considérait comme inapproprié pour définir sa peinture, lui préférant celui de «peinture intérieure»), pour revenir, à la fin de sa vie, à une expression figurative nouvelle.

Texte tiré de la présentation de l'expo janv.-fév. 2006, Galerie 5, Porrentruy


Les silences au pays de Coghuf - par Emile Gardaz

0n peut admettre que le silence n'existe pas, sauf peut-être dans son état absolu que nous appelons la mort. Et encore, à l'heure dite, des chants étranges parce que nouveaux doivent-ils peupler le second voyage.

Gosse, j'imaginais le silence comme la toile d'une voile immense. Tendu entre les gens et les lieux, il était pourtant arrimé. Sa qualité dépendait du fouet des cordages du vent se battant contre l'étoffe. Le vent: bon exemple. En fait, il n'est que le déplacement d'une masse d'air. Ce qui le fait vivre et lui donne une identité s'appelle obstacle, accident. Un mur, une haie, un grenier, l'embouchure et l'alambic d'un instrument de fanfare, un simple roseau.

Les silences du Jura, nous les écoutions chez Coghuf, à Muriaux. Au fond du grand jardin, à travers la toile percée du ciel passaient quelques étoiles et un avion muet. Le premier silence eut pour témoin un chien de ferme, aboyant d'assez loin et donnant ainsi le point le plus éloigné de la voile. Un camion troubla un peu une forêt plus proche. La carte de géographie des silences se précisait.

Il y eut, après, un éclat au bistrot du village: des rires et du verre brisé. Le silence devint, un instant, poussière à gros grains; comme le pare-brise d'une voiture rencontrant une pierre. - A noter, en passant, que les bruits nés de la matière portent davantage que les voix humaines; ils sont sans doute plus originels.

Enfin, le silence campa tout près de nous. Il se manifesta en «bourronnements» et sifflements d'un feu de planches allumé contre la nuit fraîche.

Le haut pays du Jura, traversé parfois de grandes clameurs, sait contenir le silence entre ses claies. J'ai aimé le secret du temps d'hiver. Près de Saignelégier, un chemin se perd. Du moins je le crois. Il conduit nos pas sur le feutre blanc, vers une maison foraine. On s'entend respirer. C'est inquiétant: ainsi donc, nous avons des poumons, un cœur et ça fait ce bruit-là ! A gauche, un ruisseau petit qu'on franchit d'une enjambée lutte contre sa propre glace. Tintamarre de cataracte. L'espace sonore est redevenu désert ? Il est aussitôt tranché au couteau par les cris d'un oiseau. Et la ferme approche. On y heurte des bidons. La voix d'une femme qui doit règner là-bas tente de dominer pour l'instant le remue-ménage d'une étable.

Même quand l'alcool blanc des fruits sauvages est versé et que la chambre de famille fait plus de bruit qu'une place de fête, je le vois, le silence, de l'autre côté de l'étroite fenêtre. Il nous attend, sûr de son fait. Il nous tiendra lieu de châle, sur le chemin du retour. Amical et inquiétant, décrivant la longueur des prés, la densité des forêts. Le train des Franches-Montagnes roule sur une moquette. Les roues et les essieux se sont tus. Un enfant dit à sa mère: «C'est la neige qui a mangé le bruit du train». J'aime le Jura pour ses cris. Mais aussi pour ses silences habités.•