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guy-lamy-paris-26-21cm-1952
Lamy Guy
(1914-2000)
450,00 CHF

Kijno Ladislas
(1921-2012)

Sans titre (1975)
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Description

Huile sur toile - 1975

Petit format : 27 cm x 22 cm

En parfait état

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Ladislas KIJNO (1921-2012)

«La peinture est un métier qui tue.
D’une façon ou d’une autre il faut y laisser sa peau.» Ladislas Kijno

Ladislas Kijno, né à Varsovie en 1921; naturalisé français. Mère française, Claire HAZE. Père, Joseph KIJNO, patriote polonais, premier prix de violon au conservatoire de Varsovie, déporté en Sibérie en 1905. Ses parents émigrent en France en 1925. Dès son enfance, Kijno dessine et peint tout ce qui l’entoure. A l’âge de quinze ans, il est impressionné par une tête de mineur d’Edouard Pignon avec qui, il se liera d’amitié, trente ans plus tard.

1938: Etudes de philosophie à Lille. Il rencontre Jean Grenier et Gabriel Marcel qui ont sur lui une forte influence. Longs séjours en sanatorium de 1942 à 1954. Première exposition en 1943 sur le thème des Jeux d’échecs.

1945: Milite dans un groupe pacifiste proche des idées de Gandhi et de Lanza del Vasto.

Dès 1946, Kijno expérimente la dynamique d’opposition entre structures lisses et structures froissées : « L’enfant naît froissé, l’adolescent devient lisse, le vieil homme meurt froissé. »

1947: Grace à son amie Claude Mary, Kijno rencontre Germaine Richier qui lui conseille de se consacrer définitivement à la peinture.1949 : A la demande du Chanoine Devémy, Kijno réalise La Cène pour la crypte de l’église d’Assy. A partir de cette expérience, sa peinture va basculer dans le sens de la démiurgie, du sacré et de la résonance magique.

1956: S’établit à Antibes. Exposition à la galerie Kamer à Paris avec Arnal, Bellegarde, Bertini, Hundertwasser et Sugaï. Premières études sur les Figuiers et les Galets. Il se lie d’amitié avec André Verdet, Nikos Kazantzaki, Hans Hartung, Alberto Magnelli, Gastaud, Luc Fournol, Jacques Damase, Roger Vivier, Audiberti… Le Musée d’Art moderne achète une toile. Kijno poursuit ce qu’il nomme « le décodage de tout ce qui s’était imposé à moi comme un total mystère ».

Il rencontre plusieurs fois Picasso. Les formes sphéroïdes et ovoïdes, sous l’influence de l’œuf, symbole de la forme absolue, pour lesquelles il éprouve une forte attirance, amènent les rythmes courbes à devenir de plus en plus abstraits, car pour Kijno « l’univers est en expansion courbe ; l’énergie, la matière sont symboliquement comme une boule ». René de Solier écrit à propos de Kijno : « images et signes peuvent être redécouverts par les chercheurs de maintenant sans la moindre mythologie moderniste ou archaïque ».

1957: Exposition au musée Picasso d’Antibes. Série des Galets. Recherche la polyvalence morphologique des rythmes courbes. Kijno est sensible « aux interférences, au vide entre les choses ».

À l’inverse de l’abstraction lyrique, il privilégie des compositions structurées dans une palette sobre. Utilise des peintures glycérophtaliques, avec aérographe et peigne trempé dans l’encre. Entreprend ses classifications de galets par signes et formes avec René de Solier.

Années 60 Atelier avec MalouDans les années 60 - Atelier de Condé-sur-Vègre

1958: Kijno s’installe à Paris. Exposition à la galerie Henri Bénézit à Paris, de la série des Galets de Funchal. Le thème est Les forces obscures de la terre avec une préface de Kazantzaki. L’ensemble choque par son refus d’esthétisme. Michel Ragon parle de « naturalisme non descriptif ». Frank Elgar écrit : « Il fallait pour l’artiste rendre le frémissement interne de la matière, le tragique des éléments, le pouvoir fascinateur du chaos et tout de même faire œuvre de création. Il y a parfaitement réussi. Il ne décrit pas… il suggère, transfigure, métamorphose les données naturelles. »

Prolongeant sa quête métaphysique, Kijno se préoccupe des rites magiques de toutes les civilisations, en particulier celles que l’on qualifie de primitives. « Il faut aller voir ce qu’il y a à l’intérieur et faire exploser la boule. Comme Tàpies, je fais de la spéléologie mentale. Partant des formes primitives de l’homme, je pars à la découverte d’un nouveau monde. Nous sommes comme des sorciers. Le spectateur doit entrer dans cette danse rituelle. Vécue comme un sacerdoce, une liturgie païenne, la peinture me fait rechercher le secret profond de l’univers où vit l’homme. » « Des choses nous glissent entre les doigts…impossible de rester dans l’objet : il y a des transmissions secrètes et contradictoires, des corrélations…une énergie…des forces magnétiques…un va et vient constant ; tout cela bouge, tout cela craque…et il faut en rendre compte sur cette petite surface à deux dimensions qu’est la toile. »

En décembre Kijno présente chez Bénézit 15 grands papiers froissés (technique qu’il a inventé dix ans plus tôt) qui connaissent un vif succès. Les critiques : Yvon Taillandier, Roger van Gindertaël… y lisent une nouvelle ouverture picturale.

1959: Illustrations pour Ascèse de Nikos Kazantzaki.

1960: S’installe à Condé-sur-Vègre dans la forêt de Rambouillet. Il débute la série des Ecritures Blanches et développe des variations sérielles autour du motif. A paris, il réalise ses premiers graffiti politiques sur les murs du quartier Latin. Exposition L’Atelier de Germaine Richier à la Galerie Creuzevault à Paris. Exposition à la galerie A.G. avec Laubiés, Ferro (Erro), Matta tous militants contre la guerre d’Algérie ou Kijno présente des interventions sur les poèmes d’Henri Kréa. Exposition Young French Painters aux Etats-Unis présentée par Bernard Dorival.

1961: Exposition à la Galerie Henri Dupont, Lille.

1963: Rencontre Sonia Delaunay. Exposition à la Galerie Henri Creuzevault, Paris. René de Solier écrit : « Le problème pour l’artiste est… de donner des sens nouveaux à des signes déjà existants. De créer de nouveaux signes ». « Ce sont des idéogrammes puissants, des formes dynamiques…fixées là, comme des emblèmes… » Jean-Jacques Lévêque in Arts.

1965: Exposition au Centre Noroit d’Arras. Exposition à la Galerie Motte, Genève : Séries des cosmonautes, bilboquets et des variations sur le jazz.

Début de la série Les Horribles Blasons de la guerre et de Variations sur le Jazz.

1969: Kijno débute le thème des Balises.

1968: Participe aux Journées des intellectuels pour le Vietnam qui regroupent 200 peintres exposant une toile en hommage au peuple vietnamien au Palais des Sports de Paris. Mai-Juin Kijno participe avec Manessier, Singier, Soulages, Gastaud… et environ cent soixante peintres à la formation d’un syndicat d’artistes.

1971: Rétrospective au Musée des Beaux-Arts du Havre. Le combat d’Angela Davis inspire une nouvelle thématique à Kijno.

1972: Séjour au Japon où il découvre le jardin de Ryôan-Ji et à Moscou où il a la révélation des icônes d’Andreï Roublev.

1973: Hommage à Angela Davis et aux Frères de Soledad. Séjours en Californie, au Mexique et à New York. A la suite d’une violente rechute de santé, il est hospitalisé à la Pitié Salpêtrière à Paris.

1975: Début de la série pour Neruda, Kijno met définitivement au point la technique du froissage des toiles élaborées dès 1956. Exposition Signes et Geste, 1959-1962 à la galerie Creuzevault. Exposition 15 peintres pour la revue Exit organisée par Jean-Marie Gibbal et Olivier Kaeppelin.

1976: Série des Stèles pour Neruda.

1977: Stèles et étendards pour une forêt brûlée. Exposition au Palazzo dei Diamanti à Ferrare.

1978: Série des Horribles Blasons de la Guerre.

1980: Biennale de Venise, Kijno présente, dans la salle centrale du pavillon français, les 30 stèles monumentales du Théâtre de Neruda.

1981: Pollution ou Rien que la Mort de l’arbre poème de Jean-Pierre Lemesle illustré par Kijno.

1982: Exposition L’art d’aimer d’Ovide à la Galerie Dorval, Le Touquet.

1983: Séjour en Chine avec le peintre Chu Teh Chun. Rétrospective au Centre Noroit, Arras.

1985: Exposition Retour de Chine au Manège Royal de Saint-Germain-en-Laye. Présentation du Théâtre de Neruda et des Variations sur les bronzes de Riace au Musée d’Art Contemporain de Dunkerque.

1984: Au Théâtre d’Orange avec l’orchestre National de Lille où Jean-Claude Casadesus dirige Carmen Kijno réalise une série importante de dessins.

1986: Rétrospective au Musée de Toulon. Exposition Cris et silence à la galerie Sapone, Nice.

1988: Invité dans le cadre de l’Atelier des Tropiques par Gilles Artur au Musée Gauguin, Tahiti. Icones pour une nuit solaire à la galerie Trigano, Paris.

1990: Kijno commence la réalisation de la grande Rosace de la cathédrale Notre-Dame de la Treille à Lille.

1994: Exposition itinérante Signes Premiers au Canada avec Riopelle et Chu Teh-Chun.

1998: Fenêtre d’Aveugle texte de Salah Stétié illustré par Kijno.

2000: Rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Lille.

2001: Rétrospective au Musée Paul Valery de Sète.

2003: Exposition « Tzara, Aragon, Ponge… » Moulin de Villeneuve maison Aragon/Triolet Saint Arnould en Yvelines.

2004: Stations pour Le Chemin de croix de l’amour accompagné de textes de Bernard Noël.

2006: Rétrospective au Château Saint-Michel, Musée d’Etat russe à Saint-Pétersbourg. Depuis plusieurs années Kijno réalise des d’œuvres croisées avec Robert Combas. Leur Chemin de croix est présenté à la Chapelle Saint-Louis des Gobelins à Paris puis à l’Espace Bagouet de Montpellier. Kijno offre 16 tableaux à la ville de Noeux-Les Mines ou il a passé son enfance. Exposition Hans Hartung-Ladislas Kijno, les années 1960, galerie Sapone, Art Paris.

2012: Exposition Ladislas Kijno, les grandes œuvres au Centre d’art La Malmaison à Cannes.

Ladislas Kijno s’éteint le 27 novembre 2012 dans sa maison de Saint Germain en Laye.

Il n’a jamais cessé de relier son aventure picturale à celle des poètes: Tristan Tzara, Louis Aragon, Francis Ponge, Nikos Kazantzaki, Salah Stétié, Bernard Noël, François Xavier…

Source : https://www.kijno.com/biographie

 

 

Kijno au coeur de son atelier (*)

Vous avez inventé une technique sur les « papiers froissés » qui vous a fait connaître dans le monde entier. Quand vos recherches ont-elles commencé ? Je ne suis pas le premier à avoir réalisé des « papiers froissés » ; Dali, Klee et Masson en ont fait avant moi, mais ils prenaient des feuilles déjà froissées. Ils les défroissaient et s'en servaient comme d'un support.

Mon processus est différent : je dessine ou je peins sur une surface lisse que je froisse et défroisse par la suite, réalisant ainsi un véritable territoire de « fractalité » dans le sens du professeur Mandelbrot. J'ai commencé cette expérience dans les années 1940, et le premier papier froissé sur le plan muséal date de 1946.

Vos voyages étaient-ils liés à vos recherches ? En effet, j'ai voyagé dans le monde entier mais toujours pour des voyages d'études. J'ai séjourné plusieurs années à Tahiti dans le cadre de l'Atelier des tropiques au musée Gauguin. J'ai poursuivi mes recherches sur l'île de Pâques, en Chine, au Japon, en Indonésie, en Égypte, aux États-Unis...

Vous affirmez « Il faut que le tableau exprime l'âme et l'histoire ». Le peintre doit faire jaillir les forces énergétiques de l'intériorité de son monde, de son âme en contact avec les forces extérieures de l'univers cosmique qui nous entourent jusqu'aux sources du big bang !

Je tente de réintégrer le sacré dans l'art. Avec mon ami Robert Combas, nous avons réalisé un « chemin de croix» dans le sens de cette « spéléologie mentale», tout en maintenant l'identité de notre écriture personnelle.

Vous présentez, à partir du 26 octobre une exposition au musée d'Art russe de Saint-Pétersbourg...

Evgénia Petrova, conservatrice de ce musée, a découvert mon travail à la fin des années 1980 au Centre européen d'art contemporain Aika et Antonio Sapone, à Bellone en Italie. Depuis cette époque, elle a continué sa prospection dans l'ensemble de mon oeuvre et m'a invité à la présenter. L'exposition comporte deux parties : la première rend compte de l'évolution de mon parcours en une quarantaine de toiles, depuis « Les Galets d'Antibes de 1956-1957 » jusqu'au derniers tableaux de 2006 ; la seconde présente « 70 variations sur les bronzes de Riace»

Si vous aviez une phrase à offrir à un jeune artiste que lui diriez-vous ? Je lui dirais ce que Picasso m'a lancé un jour, il y a cinquante ans : «Si tu ne sais pas faire tout du rien, tu ne feras rien du tout !» Et il a ajouté «Vous, les jeunes, il vous en faut toujours trop peindre; donne-moi un morceau de fusain et un de papier, je te refais le monde !»

(*) Propos recueillis par Claudine Boni

Source: Gazette Drouot - 20 octobre 2006

 

Expositions posthumes 

2013 : Exposition Kijno/Combas, Château de Vascoeuil. Exposition Kijno/Angela Davis au Festival Black & Basque de Bayonne avec la création d’un graffiti collectif en hommage à Kijno par les artistes du 9e Concept.

2015: Rétrospective Kijno au Musée du Touquet.

2016: Exposition Aux sources du Street Art : Kijno, Villeglé, Ben, galerie Les Tournesols, Saint-Etienne. Kijno : Negro Spiritual, galerie Dorval Lille.

2017: La ville de Saint-Germain-en-Laye propose à Malou Kijno d’organiser une rétrospective de son mari au Manège Royal, à l’Espace Vera, à la Médiathèque et à la Clef.



 

 

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