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WILLIAM RÖTHLISBERGER & MAX THEYNET 

DES PAYSAGES AVANT TOUT

Du 30 mai au 5 juillet 2010

 

Vernissage

Le samedi 30 mai à 18h30

Allocution de M. Patrice Allanfranchini, historien de l'art, suivie d'un apéritif dinatoire

 

Deux grands peintres neuchâtelois

William RÖTHLISBERGER 

1862 - 1943

William Rothlisberger est né le 6 octobre 1862 à Walkringen, près de Berne. A l'âge de quatre ans il perd son père, et sa mère, d'origine neuchâteloise et vient s'établir à Thielle. Il fait ses classes au Gymnase de Neuchâtel puis se rend à Paris en 1877. Il entre à l'Académie Julian et se lie d'amitié avec les peintres Félix Valotton et Ernest Biéler. Il travaille la peinture avec acharnement. 

Il entreprend de nombreux voyages: en 1881, il se rend en Italie et en Tunisie où il rencontre Eugène et Jules Girardet. L'année suivante, il est en Egypte, Palestine, Syrie puis de nouveaux séjours réguliers à Paris lui permettent de perfectionner ses moyens techniques.  

En 1885, année de son mariage, il visite la Hollande et la Belgique. 

A vingt-six ans, il peint ses barquiers déchargeant des pierres, sa plus grande scène lacustre. Le bas-lac, la région de Thielle sont les sources de son inspiration; des barquiers, des pêcheurs, des saisons naissent ses thêmes principaux. 

Depuis 1886, il participe à plus de cent expositions cantonales, suisses et étrangères. L'exposition rétrospective organisée en 1939 par les Amis des Arts et celle, posthume, de 1944, rencontre un vif succès. 

Etabli à Thielle, il mène une existence de gentilhomme campagnard et de citadin en se vouant non seulement à son art mais à la vie publique. Pendant des années, il fait partie des autorités communales de Thielle. Au chef-lieu, il siège au sein de nombreuses commissions.

Un quart de siècle durant, il préside la section neuchâteloise de la Société suisse des peintres, sculpteurs et architectes dont il assume également la vice-présidence puis la présidence centrale pendant quelques années.

II participe aussi à la fondation d'une caisse de secours suisse pour les artistes dont il s'occupe jusqu'à sa mort survenue le 20 septembre 1943.  

William Röthlisberger, peintre du lac  document au format pdf (Le Gouvernail, brochure numéro 5, 2012)

william rothlisberger lac neuchatel 70cm 120cm 1906

Lac de Neuchâtel & Trou de Bourgogne (70 cm x 120 cm) - 1906 

 

BIOGRAPHIE 

1862 Naissance le 6 octobre à Walkringen (BE). William Röthlisberger est le cadet de 6 enfants dont 3 survivront.

1866 Mort du père. La famille s’établit à Neuchâtel. Les hivers se passent en ville et les étés à Thielle.

1870 Paul Girardet et sa famille s’installent à Epagnier puis à Thielle, chez Madame Röthlisberger (Ida Jakobina, née Wimmer). Girardet, chassé de Versailles par la guerre franco-prussienne se remet au travail ce qui inspirera le jeune William.

1870-1880 William prend des cours de dessin chez Gilbert, architecte français appelé par le conseil d’Etat à collaborer aux travaux de la salle du Grand Conseil. Etudes au gymnase littéraire - Influence de Fritz Landry, maître de dessin, graveur, créateur de médailles, lui-même élève de Barthélémy Menn.

1877 Mort de la mère. Départ pour Paris. Académie Julian, se lie avec Ernest Bieler et Félix Vallotton. Il a pour maîtres Lefebvre et Boulanger. Dessine chez Collarossi à la future « Grande Chaumière ». Travaille à Paris l’hiver et passe ses étés à Thielle.

1881 Voyage avec son frère Edmond en Italie (Rome, Naples, Sardaigne) puis en Tunisie et en Algérie où il rencontre Eugène et Jules Girardet.

1882 Départ pour l’Egypte. Remontée du Nil jusqu’à Assouan. Retour par Suez. En caravane de Jaffa à Jéruslem. A cheval en Judée – visite de Palmyre – Baalbek, Beyrouth et jusqu’à Alep en Syrie. Retour par Smyrne et Rhodes, puis la Sicile. Ramène une série de dessins, d’aquarelles et d’esquisses.

1883 Admis à l’Ecole des beaux-arts de Paris, mais tombe malade. Entreprend un nouveau voyage à Venise et Constan- tinople. Retour par la Roumanie et l’Autriche.

1885 Juin. Epouse Alice de Reynier – Voyage de noces en Hollande et Belgique. Profonde impression de la peinture hollandaise et flamande. William et Alice auront 4 fils: L’aîné, Gustave deviendra architecte, Ernest orfèvre, Paulo sculpteur et Maurice architecte d’intérieur. Installation à Paris où le couple vivra jusqu’en 1896. Poursuite de ses études de peinture chez Courtois et Dagnan. Sculpture chez Injalbert. Participe à plusieurs expositions de groupe. Amis des arts, Neuchâtel, où il exposera 27 fois. Amis des arts, La Chaux-de-Fonds, dès 1886. Nationale des peintres et sculpteurs dès 1908.

1888 Peint Les barquiers déchargeant des pierres, tableau qui sera légué au Musée d’Art et Histoire de Neuchâtel (le MAHN).
1889 Le grand filet
1890 La vieille servante
1896 Portrait de Monsieur et Madame de Reynier.
1897 Portrait de Madame Röthlisberger

1900 Médaille de bronze à l’exposition universelle de Paris pour La vieille servante et Barquiers déchargeant des pierres.

1904 Président de la section neuchâteloise de la SPAS (jusqu’en 1929).

1910-1913 Commission fédérale des beaux-arts.

1923 Voyage en Angleterre et en Allemagne.

1927 Voyage dans le midi de la France.

1932 Banquet offert à la Société des peintres et sculpteurs en l’honneur de William Röthlisberger et de Paul Bouvier.

1933 Parution de la première monographie consacrée à l’artiste par Maurice Jeanneret, aux éditions de La Baconnière.

1934-1936 Président du Conseil communal de Thielle - Wavre, son fils Ernest, orfèvre, lui succédera à ce poste.

1943 Le 20 septembre, meurt à Wavre.

1944 Du 28 mai au 3 juillet, exposition rétrospective de 300 oeuvres aux Galeries Léopold-Robert et au Musée des Beaux-Arts à Neuchâtel.

1946 La Société de sauvetage du Bas - Lac baptise sa baleinière de 12 rameurs « Le Père William » en hommage à l’artiste.

1949 Exposition (10 avril - 1er mai) d’oeuvres des Röthlisberger (William, Ernest, Paulo, Maurice) à la Galerie des amis des arts, Neuchâtel.

1955 Avril, exposition et vente aux enchères par la galerie Pro Arte de 600 oeuvres de l’artiste. Gros succès.

1972 Exposition des Röthlisberger (William, Denise, Ernest, Paulo) à la Galerie des amis des arts, Neuchâtel.

1988 86 oeuvres de William sont présentées en hommage à l’artiste au collège de Thielle-Wavre à l’occasion de la commémoration du 100e anniversaire de la fusion des deux communes.

1989 Exposition d’une centaine d’oeuvres à la Galerie de l’Evole à Neuchâtel. Parution à cette occasion de «William Röthlisberger. Le Peintre du lac de Neuchâtel, 1862–1943», par Gérald Comtesse.

 

Oeuvres de William Röthlisberger en vente sur notre site

 

THEYNET MAX les barques

Max Theynet «Barques» (45 cm x 54 cm) - Une oeuvre fauviste des années 40 - collection privée

MAX THEYNET

1875 - 1949

Max-Robert Theynet est né le 18 avril 1875 et décédé le 20 novembre 1949 à Colombier (NE). Il étudie la peinture à St-Gall sous l’enseignement de Jean Stauffacher pendant trois ans, puis, pendant quatre ans, il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Zurich. Il séjourne ensuite six ans à Paris et travaille dans l'atelier de Luc-Olivier Merson.

De retour à Colombier où il allait passer le plus clair de sa vie, il se consacra surtout au paysage (rives du lac, paysages valaisans et jurassiens), à la nature morte de fleurs et à la peinture sur faïence. Il participa à de nombreuses expositions collectives et individuelles. 

Max Theynet a produit d'innombrables huiles, brossées avec dextérité, traitées à la spatule, éclatantes de matières et de couleurs. Nombreuses de ses œuvres enrichissent des collections privées. Max Theynet a su prendre ses distances avec l’académisme ambiant. Le peintre Maffli dans sa biographie parle de Max Theynet. Il lui a beaucoup appris sur le plan technique et il le considère comme l’un de ses maîtres, «un impressionniste extraordinaire qui m’a donné toute la nervure dans ma peinture.» 

"Les tableaux de Max Theynet sont imprégnés de fauvisme et de postimpressionnisme, livré à son instinct, sans soucis de style. Il a composé une multitude de natures mortes florales, avec une prédilection pour les pivoines qu'il peint vigoureusement. La peinture de Max Theynet s'apparente à celle d'Henry Manguin (1874-1949), peintre méditerranéen dont les paysages, les natures mortes et les fleurs se veulent le bonheur de vivre." Jean-Claude Kunz (novembre 1999).

max theynet ruisseau de montagne 54 39cm

 Ruisseau de montagne

 MAX-THEYNET-paysage-jurassien-1946

Paysage jurassien (1946)

Arbres nus dans un hiver de glace qu'égayent les signes de ponctuation de patineurs vifs entraînés dans une danse joyeuse; arbres penchés sur le lac, admirant dans l'eau printanière la délicatesse de leur parure nouvelle; voiliers paresseux se dodelinant sous la brise, mâts dressés dans le ciel d'été, et l'eau alors semble rejoindre l'air, le lac se noie dans le ciel; sous-bois d'automne traversés de chemins où éclate la symphonie claire des ocres, des rouilles, des rouges même des tapis des feuilles mourantes. Fleurs dressées, jaillissant en gerbes larges ou fleurs sûres d'elles, s'arrondissant en bouquets replets.

Austères paysages jurassiens où veillent les sentinelles rigoureuses des sapins et des épicéas. Pentes sauvages des Alpes à la force obscure, qui tels des alpinistes audacieux semblent rejoindre le ciel lointain. La peinture de Max Theynet s'attache à des sujets familiers, apparemment modestes, le lac, les arbres, les fleurs, la montagne. Peu d'anecdote donc, mais un hymne à la nature heureuse, développé au long d'un travail patient que l'on pourrait presque qualifier de sériel, repris d'une saison à l'autre, au fil des ans.

Max Theynet enregistre l'émotion surgie de presque rien, l'épure et la fait chanter en toiles vivement coloriées, à la forte charpente. Mises en valeur par un trait sûr et des pâtes épaisses, les couleurs éclatent, se marient en harmonies audacieuses que ne renieraient pas les impressionnistes et les fauves, enfantent des contrastes aigus mais toujours maîtrisés.

Max Theynet peint les choses d'une nature où l'homme s'intègre et se fond. Sa main mobile, nerveuse mais toujours sûre, généreuse, nous donne des oeuvres fortes et heureuses, lumineuses et gaies, qui parlent aux yeux et séduisent le coeur. Une peinture du bonheur...

Source: texte de présentation de l'exposition Max Theynet à la salle des ventes de Genève - 10 mai 1989

 

Oeuvres de Max Theynet en vente sur notre site