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Lamy Guy
(1914-2000)
450,00 CHF

 

Claude Loewer

(1917-2006)

Artiste peintre neuchâtelois

 

Oeuvres de Claude Loewer sur notre site 

Claude Loewer est le lauréat de l'année 1954. L'oeuvre de cet artiste est aujourd'hui à portée de main (...) dans un ouvrage de référence intitulé «Peintres suisses. La Sculpture suisse», ouvrage en deux volumes. L'éditeur Marcel Joray a organisé en 1957, au Musée des beaux-arts de Neuchâtel, une importante exposition portant le titre: «La Peinture abstraite en Suisse». Parmi les artistes de renom, nous trouvons les Neuchâtelois Carlo Baratelli, Pierre-Eugène Bouvier, Ugo Crivelli, Jules Kilcher, Georges Froidevaux, Blaise Jeanneret, Claude Loewer, Gérard Schneider et Lucien Schwob.

Je mentionnerai encore Sophie Taeuber-Arp (*), qui s'est engagée dans l'abstraction géométrique en même temps que Mondrian, alors qu'il est de quinze ans son aîné, et deux autres artistes représentant l'abstraction strictement géométrique appelée style concret zurichois: Max Bill et Camille Graeser. Ces derniers se fondent sur des calculs mathématiques pour construire un tableau et sur les lois physiques régissant la combinaison des couleurs. 

(*) Sophie Henriette Gertrude Taeuber connue sous le nom de Sophie Taeuber-Arp, née en 1889 à Davos, en Suisse, et morte le en 1943 à Zurich, est une artiste, peintre, sculptrice et danseuse suisse, ayant participé aux mouvements dada puis surréaliste avec son époux, Jean Arp. Son œuvre, marquée par la géométrie et le rythme, embrasse des formats à deux dimensions (tableaux, travaux sur tissu), à trois dimensions (sculpture, reliefs) et le spectacle vivant (danse, théâtre)

 

Claude Loewer a volontairement choisi l'isolement et l'indépendance.

Claude Loewer grandit à La Chaux-de-Fonds. En 1936, âgé de 19 ans, il part pour Paris. Braque, Picasso, Léger, Kandinsky, Arp, Chagall, Brancusi, Villon, Bissière, Bazaine sont à voir à l'époque. De Klee, on ne parle pas. Loewer s'intéresse à l'oeuvre de Villon, fréquente des académies libres, l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts et copie Poussin, Tintoret, Ingres au Louvre.

Après une année de séjour dans la capitale, il expose au pavillon suisse lors de l'Exposition universelle. La guerre éclate et le jeune Loewer rentre au pays. L'artiste, alors âgé de 23 ans, aurait pu se joindre à deux groupes actifs de peintres, à savoir «Allianz» à Zurich ou le «Groupe 33» à Bâle, mais il a volontairement choisi l'isolement et l'indépendance.

Son oeuvre s'est construite discrètement, sans tapage, et certaines pièces se trouvent dans des collections publiques comme le Centre d'art contemporain à Paris ou dans des collections privées à New York, à Singapour. Que dire encore des tableaux, des collages et des tapisseries de Loewer après la parution de tant d'écrits sur cette oeuvre?

Dans le catalogue publié par Emi Galerie Verrière (Lyon, 1967), Pierre Masteau écrit :

«Dans le fond, Loewer est un envoûteur. Il agit avec patience pour nous conquérir et peut-être faisons-nous, en contemplant son oeuvre, le même chemin qu'il a accompli pour les élaborer, mais en sens inverse.» 

»Ce chemin en tout cas est enrichissant, et c'est bien là l'essentiel. Il ne suffit pas que l'oeuvre qu'un artiste nous propose nous plaise. Il ne suffit pas que ses qualités esthétiques, ses vertus plastiques nous satisfassent. Nous demandons cela, certes. Nous l'exigeons même en priorité. Mais au-delà de ces premières et immédiates satisfactions nous cherchons toujours, consciemment ou non, une plus grande joie. Nous voulons que notre esprit autant que notre coeur éprouvent des satisfactions plus profondes. Nous voulons, derrière l'artiste, retrouver l'homme et que puisse ainsi s'établir un contact entre lui et nous. » Peu d'artistes permettent que s'établisse un pareil contact. Claude Loewer est de ceux-là, et c'est bien en cela qu'il nous est cher et que son oeuvre est précieuse.»

Je laisserai encore parler Paul Seylaz, ancien conservateur du Musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds, à travers les lignes extraites de son avant-propos du catalogue en question :

«Mais toutes ces vertus que je découvre à l'artiste, qui le peuvent faire paraître comme un pur esprit emporté dans de savantes supputations et de perpétuels calculs, n'est-ce pas un peu un portrait-robot ? Je le crains, et je crains aussi que l'on puisse croire à un homme tout abstrait, inventeur en peinture de l'accouchement sans douleurs. Or une visite d'atelier m'a ramené notre artiste à la commune mesure de tous, et des plus grands: Loewer peine, comme peinent tous ceux pour qui chaque toile est un nouveau problème que l'autocritique remet sans cesse en question. L'artiste, si maître qu'il soit de sa stratégie, est toujours joué ou sollicité par les hasards du jour. Contre ces circonstances «indépendantes de la volonté» il y a la volonté de vaincre. Aussi je crois rendre hommage à ce peintre, inquiet à 50 ans comme il l'était à 20, en étant indiscret : je louais une peinture à mon sens particulièrement réussie.

L'artiste m'a alors confié: «Oh! vous savez, celle-là m'a fait transpirer singulièrement. Elle a mal tourné trois fois, jusqu'au moment où, désespéré, j'allais la détruire... J'ai trouvé la solution.»

Quant à moi, placée devant un tableau de Loewer, seule l'expression «c'est beau» me vient à l'esprit. Le reste est du domaine de l'émotion...

Source : Catherine Renaud (Nouvelle revue neuchâteloise No 23, automne 1989)

Claude Loewer

Aménagement des espaces à la Nationale Suisse Assurances à Bâle, 1985-1986.
Photo: P. Bohrer  

 


 

Claude Loewer

NOTES BIOGRAPHIQUES

1917 : Claude Loewer naît à Le Chaux-de-Fonds, Suisse.

1936 : Après des études classiques au Gymnase de sa ville natale, part pour Paris, où il séjournera jusqu'en 1940, fréquentant les Académies libres: Cola-Rossi, Ranson (atelier Bissière), puis, pendant trois ans, l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Il exécute de nombreuses copies dans les musées et s'initie aux différentes techniques de la décoration murale.

1940 : De retour en Suisse, où il habitera désormais, non sans faire de fréquente voyages et séjours à l'étranger: France, Italie, Allemagne, etc.

S'il voue la plus grande part de son activité a la peinture de chevalet, il est aussi très sensible à l'attrait des grandes surfaces et préoccupé par les problèmes de l'esthétique murale. Curieux des ressources offertes par les matériaux traditionnels de la grande décoration: fresque, mosaique, céramique, marqueterie de marbres, tapisserie, il exécute des travaux dans ces différentes techniques, travaux destinés tant a des bâtiments publics qu'à des architectures privées. Sans abandonner les autres techniques, il donnera, dès 1952, sa préférence à la tapisserie. Il pratique également les divers procédés de la gravure: eau-forte, bois, lithographie.

Dès ses années de formation, curieux de structures - structures des formes, structures de l'espace - Claude Loewer sera attiré par les ressources et les modes d'expression de l'abstraction. Il restera néanmoins fidèle, pendant une dizaine d'années, à l'expression figurative. Dès 1952, et après une brève période de transition, il passe à une abstraction de caractère géométrique.

1942-50 : II obtient à deux reprises une Bourse fédérale d'étude et participe à de nombreuses expositions collectives dans les principales villes de Suisse. Il présente régulièrement ses travaux dans des expositions particulieres.

1951 : Participation à la Première Biennale de Sao-Paulo, et it des expositions organisées , la Smithsonian Foundation dans diverses villes des Etats,Unis, Washington, Chicago, Boston, Louisville, Cambridge, etc.

1952 : Année de transition et passage â l'expression non-figurative.

1953 :  Exposition au Musée de La Chaux-de-Fonds, à la Galerie de la Guilde du Livre à Lausanne, à la Galerie Moos à Genève. Dès cette date, exécute de nombreux cartons de tapisserie, dont il confie le tissage ateliers de Raymond Picaud, maître-lissier à Aubusson, réalisations destinées à la décoration de bâtiments publics et privés: écoles, hôtel-de-ville, banques, halls et salles de conseil de diverses grandes sociétés industrielles, etc.

1955 : Expositions au Musée de La Chaux-de-Fonds. à la Kunsthalle de Berne: tapisseries pour les bureaux d'Ebauches S.A. à Neuchâtel (Suisse) et pour l'Hôtel-de-ville de La Chaux-de-Fonds. Prix Bachelin de peinture. Neuchâtel.

1956 : Tapisseries pour le Mobilier National à Paris et pour la coopérative Tapisserie de France, Paris. Bourse fédérale d'étude pour la troisième fois.

1958 : Tapisseries pour le Gymnase cantonal de La Chaux-de-Fonds et pour le Gymnase cantonal de Neuchâtel. Expositions de tapisserie à Mazamet (Tarn) et aux Baux-de-Provence (Galerie G. de Cinarca). Exposition au Musée de La Chaux-de-Fonds.

1959 : Exposition «Tapisseries contemporaines» au Kunstverein de Saint-Gall. Exposition de tapisserie aux Baux-de-Provence (Galerie G. de Cinarca).

1960 :  Exécution de nombreux cartons de tapisserie de moyen format, travaux de mosaïque.

1961 : Exécution d'un panneau décoratif en marqueterie de marbres pour un immeuble de la Dupont-Nenours à Genéve. Cartons de tapisserie de moyen format.

1962 : Participation à la première Biennale Internationate de la Tapisserie à Lausanne. Exposition au Musée de La Chaux-de-Fonds. Travaux de céramique.

1963 : Tapisserie pour la Société de Banque Suisse à Berne. Exposition internationale de Tapisserie contemporaine au Château de Culan (Cher).

 

1964 : Tapisserie pour les bureaux des Fabriques d'Assortiments Réunies au Locle (Suisse). Travaux de céramique. Expositions de tapisserie à la Chapelle de la Charité, Arles (Galerie G. de Cinarca) et à la Galerie du Grenier à Sel, à Pérouges (Ain).

1965 : Participation à la Deuxième Biennale Internationale de la Tapisserie Lausanne. Exécution d'un grand panneau décoratif en céramique. Tapisserie pour le fabrique d'horlogerie Chs Tissot, au Locle (Suisse). Expositions de tapisserie à la Chapelle de la Charité, Arles (Galerie G. de Cinarca), à Mont-Luçon (Galerie Bosquet), à Amiens (Musée de Picardie), à Toucques (Calvados)

1966 : Tapisserie pour la salle du conseil de la Chambre de Commerce de Neuchâtel. Cartons de tapisserie de moyen format. Maquettes de tapis pour la maison Saint-Frères à Paris. Expositions de tapisserie à la Chambre de Commerce de Mâcon (Galerie Le Griffon, Lyon), à l'Institut national des Sciences appliquées, à Lyon (Galerie Le Griffon), à la Galerie Jacques Verrière à Cannes, à La Baronnie à Douvres-la-Délivranse (Calvados), au Château d'Annecy (Haute-Savoie), à Saint-Etienne (Galerie Bellangreville), à Lyon (Exposition Joies de l'Intérieur).

1966 : Séjour au Japon (participation au Cinquième Congrès de l'Association Internationale des Arts Plastiques, Tokyo). Séjour en Iran.

1967 : Participation au Salon d'Automne, Paris, et au Salon de la Société des Artistes Décorateurs, Paris. Expositions de tapisserie à Roanne, à la Galerie Le Griffon, Lyon, au Musée de la Seyne-s-Mer (Galerie Saint-Laurent), à Saint-Etienne (Galerie Bellangreville), à Orléans (Floralies d'Orléans), au Musée de Bayeux, à Cannes (Galerie Jacques Verrière), à Lyon (Centre du Bâtiment), à Bourges, à Aix-en-Provence (Galerie Martin-Caille).

Exposition de peinture et tapisserie organisée par le Musée de La Chaux-de-Fonds, à l'occasion des cinquante ans de l'artiste.

Claude Loewer pratique également la décoration scénique: décorateur depuis 1951 de la troupe «Les Tréteaux d'Arlequin», à La Chaux-de-Fonds, il a réalisé des décors pour des spectacles Molière, Dancourt, Plaute, Lorca, H. von Kleist, Jules Romains, Tourguéniev, Tchékhov, J.-M. Synge, B. Shaw, Anouilh, R, de Obaldia, etc. 

Membre depuis 1945 de la Société des Peintres. Sculpteurs et Architectes Suisses, dont il est l'actuel président central. Membre du Comité exécutif de l'Association Internationale des Arts Plastiques, Paris. 

 

 

 

 

  

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