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Coghuf-98-68cm-deux-chevaux-serigraphie-1962
Coghuf
5400,00 CHF
sohie-l-eplattenier-fleurs-blanches-110-48cm
L'Eplattenier Sophie
2800,00 CHF
janebe-portrait-jeune-fille
Janebé
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cerf-alphonse-le-vorbourg-delemont-47-65cm
Cerf Alphonse
1200,00 CHF
jacques-voyet-73cm-54cm
Voyet Jacques
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coghuf-ferme-franches-montagnes-60-92cm-1953
Coghuf
18500,00 CHF
aurele-barraud-fleurs-65cm-92cm
Barraud Aurèle
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Bréchet André
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roger-tissot-fleurs-des-champs-100cm-81cm-1975
Tissot Roger
2400,00 CHF
andre-evard-arblre-solitaire-28cm-37cm-1945
Evard André (1945)
3600,00 CHF
Bregnard-encre-de-chine-page2
Bregnard Gérard
450,00 CHF
aime-barraud-vase-et-fleurs-75cm-61cm
Barraud Aimé
6500,00 CHF
andre-brechet-35-53cm
Bréchet André
1500,00 CHF
thierry-vaubourgouin-65-92cm
Vaubourgoin Thierry
7500,00 CHF
hans-erni-69-51cm-1969
Erni Hans
1300,00 CHF

Baudoin Eugène, Lods Marcel

AFFICHE PARIS 1937 - EXPOSITION INTERNATIONALE DES ARTS ET TECHNIQUES
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Description

Affiche féerique avec des tons pastels où dans un ciel nocturne "Paris" est inscrit par des avions.

127 cm x 89,5 cm (format mondial)

En parfait état (aucune salissure en bordure, aucune déchichure, jamais pliée)

Non entoilée 

Livraison dans un tube de carton.

 

Eugène Beaudoin (1898-1983) et Marcel Lods (1891-1978) architectes et graphistes

Cette affiche de grand format,  est l'un des modèles créés pour l'Exposition Internationale des Arts et Techniques à Paris en 1937, imprimée par Jules Simon Paris pour le compte du Ministère du Commerce et de l'Industrie. Cette affiche a remporté le premier prix et est l'oeuvre d'Eugène Beaudoin (1898-1983) et Marcel Lods (1891-1978), deux architectes et graphistes.

L’affiche englobe des aspects du panorama urbain parisien vus du ciel dont les différents plans sont reliés par les immenses faisceaux des projecteurs dans une mise en scène nocturne avec l’illumination de la Seine - qui évoque les voilures d’avion - et des sites monumentaux. Les multiples lumières scyntillent, exaltant le développement des nouvelles technologies. Paris est écrit en lettres de néon qui se substituent ensuite en traînée d’avion.

Le thème traduit l’une des préoccupations majeures de l’exposition universelle de 1937, le cheminement vers le tout électrique. A l’instar d’autres peintres, Raoul Dufy reçoit commande d’une oeuvre, La Fée électricité, destinée à exalter cette technologie dans le Palais de l’électricité composée de 250 panneaux peints d’une surface totale de plus de 600 mètres carrés. (Cette grande fresque de l’histoire de l’électricité est aujourd’hui exposée au musée d’art moderne de Paris.)

Exposition universelle de 1937

Officiellement Exposition internationale des «Arts et des Techniques appliqués à la Vie moderne», s'est tenue à Paris du 25 mai au 25 novembre 1937. C'est la première Exposition organisée en France selon les règles de la Convention de Paris de 1928 sur les Expositions internationales. C'est le dernier événement de ce genre à avoir eu lieu à Paris.

La loi du 6 juillet 1934 décide l'organisation d'une Exposition internationale à Paris qui a pour but de démontrer que l'Art et la Technique ne s'opposent pas mais que leur union est au contraire indispensable : «le Beau et l'Utile doivent être, indissolublement liés » proclame Edmond Labbé, commissaire nommé par le Parlement. 

Dans un contexte de crise économique et de tensions politiques internationales, l'Exposition de 1937 doit également promouvoir la paix : la couleur bleue doit dominer.

Le projet est, à l'origine, regardé comme modeste : l'Exposition s'installe principalement sur le Champ-de-Mars et dans les jardins du Trocadéro. Les terrains font l'objet de deux agrandissements successifs et s'étendent de l’esplanade des Invalides et du pont de l'Alma jusqu'à l'île aux Cygnes1, avec des annexes prévues aux portes de l'ouest de Paris.

De l’avis des architectes modernes, la préparation de l’Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne de 1937 avait été mal engagée, ce qu’avait exprimé Robert Mallet-Stevens en démissionnant du comité préparatoire. C’est l’arrivée au pouvoir du Front populaire qui relance la participation de l’avant-garde à cette manifestation, alors que le contexte politique international est préoccupant et que le retour à l’ordre stylistique triomphe. Mallet-Stevens, qui intervient pour soutenir à nouveau les tenants de l'architecture moderne au sein du comité d'organisation, se voit alors confier cinq pavillons. Outre deux pavillons significatifs de la politique du gouvernement : celui de la Solidarité nationale et celui de l’Hygiène, dont il organise l’accès par deux rampes majestueuses, le long de la Seine, trois autres bâtiments lui sont commandés par des établissements industriels et commerciaux : le Palais de l’Électricité et de la Lumière, particulièrement spectaculaire la nuit, le Pavillon de la Régie des tabacs et celui des Cafés du Brésil. Il conçoit également, avec les frères Martel, le Signal des Ciments français, qui prolonge leur expérience des arbres en ciment armé de l’Exposition de 1925. 

La plupart des bâtiments sont temporaires, à quelques exceptions:

- Le palais de Chaillot remplace l'ancien palais du Trocadéro, qui est détruit.
- La tour Eiffel est modernisée : suppression des arcades du premier étage, nouvel éclairage.
- Le palais de Tokyo est construit sur les terrains de la manutention militaire et de l'ambassade de Pologne, celle-ci est démolie et l'hôtel de Sagan acheté par l'État français est offert à la Pologne en compensation. Il reçoit le musée d'art moderne de la ville de Paris d'une part et le Musée national d'art moderne d'autre part dont les collections sont jusqu'alors exposées au Palais du Luxembourg.
- Le pavillon des Travaux publics est conservé, il abrite aujourd'hui le Conseil économique et social.
- La largeur du pont d'Iéna est doublée, cette fois par une construction en dur.

En 1936, les mouvements sociaux nés du Front populaire entraînent de grands retards dans les travaux (sauf pour le pavillon de l'URSS) et de nombreux incidents sur les chantiers : grèves, blocages. L'ouverture est prévue symboliquement le 1er mai, date importante pour un gouvernement de Front Populaire. Tout retard ferait l'objet de moqueries de la part de la droite. Le gouvernement cherche un homme énergique pour la faire respecter : il nomme Max Hymans comme nouveau commissaire général. Il faut payer des sur-salaires pour faire travailler les ouvriers le soir et le dimanche. Max Hymans remplit sa mission, ce qui contribue à former sa réputation d'homme énergique. Certains des bâtiments ne sont pas terminés. D'autres, appelés à durer, ne le seront qu'après l'Exposition, sans que le public ne le remarque, comme le Palais d'Iéna, œuvre d’Auguste Perret, qui ne sera terminé qu'en 19463. 

Le jour de l'ouverture, les deux pavillons principaux, qui se font face, sont terminés et reçoivent la médaille d'or de l'Exposition : celui de l'Allemagne du IIIe Reich et celui de l'URSS. Mais finalement l'Exposition ouvre le 25 mai, avec moins d'un mois de retard sur le calendrier prévu. Le Triomphe de la volonté de Leni Riefenstahl y est présenté en grand pompe et reçoit le prix du meilleur documentaire.